Marijuana

Canopy Growth salive devant Couche-Tard

AUSTIN, Texas — Même si le partenariat entre Canopy Growth et Alimentation Couche-Tard n’en est encore qu’à ses balbutiements, cela n’empêche pas le président et chef de la direction du producteur de marijuana d’avoir les yeux rivés sur la présence internationale de l’exploitant de dépanneurs et de stations-service.

Pour Bruce Linton, il n’est pas impossible que l’alliance annoncée entre les deux sociétés le mois dernier entourant l’exploitation d’une boutique privée – sous l’enseigne Canopy’s Tweed – de vente de cannabis à London, en Ontario, puisse ouvrir la voie à une collaboration élargie entre les deux entreprises.

« Nos visées sont globales et il est difficile d’avoir plus global que Couche-Tard en matière de commerce de proximité », a-t-il expliqué, au cours d’une entrevue, dans le cadre de South by Southwest (SXSW) à Austin, au Texas, où il participait hier à l’une des nombreuses conférences qui se penchent sur l’industrie du cannabis dans le cadre du festival d’innovation et de nouvelles technologies.

Le géant ontarien de la marijuana a récemment fait les manchettes en retenant les services de la reine du foyer Martha Stewart afin d’avoir ses conseils dans le but de développer une nouvelle gamme de produits à base de chanvre.

Toutefois, le grand patron de Canopy Growth n’a pas voulu dévoiler son jeu lorsqu’il a été interrogé sur les débouchés à plus long terme de sa collaboration avec Couche-Tard. Il a rappelé que les deux entreprises allaient d’abord se pencher sur l’Ontario, où des boutiques privées destinées à la vente de cannabis à des fins récréatives pourront ouvrir le 1er avril.

Établie à Laval, l’entreprise dispose d’un réseau d’environ 16 000 points de vente répartis au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine, en Asie ainsi qu’au Moyen-Orient. Sur le sol américain, la multinationale est présente dans presque l’ensemble du pays avec ses 7800 établissements.

« Nous regardons où le cadre législatif change et cette entreprise [Couche-Tard] exploite beaucoup de magasins. Peut-être que ce ne sera pas pour la vente de produits contenant du tétrahydrocannabinol (THC), mais du cannabidiol (CBD). »

— Bruce Linton

Une étape à la fois

La marijuana elle-même reste illégale en vertu de la loi fédérale aux États-Unis, qui ont récemment adopté le Farm Bill, légalisant la culture du chanvre en tant que source de CBD, un des composés également présents dans le cannabis.

Cependant, il y a encore des zones grises, car l’agence fédérale FDA n’autorise pas non plus la commercialisation des aliments ou les boissons infusées de CBD dans les échanges entre les États. Il existe en outre des différences entre ces derniers quant à la manière dont les produits à base de CBD peuvent être distribués ou à la nature des produits auxquels le CBD est ajouté.

« Ces produits pourraient être achetés fréquemment, a indiqué M. Linton, en rappelant que Canopy Growth avait développé diverses offres de produits spécifiques au CBD dérivé du chanvre. Prenez l’exemple d’une boisson que l’on consomme après avoir fait du sport ; où achetez-vous ces produits ? Dans un dépanneur. »

Couche-Tard avait déjà montré de l’intérêt à vendre du cannabis dans ses dépanneurs au Canada, mais la multinationale avait calmé ses ardeurs puisque plusieurs provinces, dont le Québec, avaient opté pour le contrôle gouvernemental des ventes aux consommateurs. 

Pékin et Washington rassurent, Wall Street grimpe

Wall Street a terminé en hausse hier, portée par un vent d’optimisme concernant l’issue de la guerre commerciale entre Pékin et Washington et la promesse de la Chine de prendre à bras-le-corps le ralentissement de son économie. L’indice Dow Jones a gagné 0,5 % et le NASDAQ, à forte coloration technologique, 0,8 %. — Agence France-Presse

Québec s’intéresse à SNC-Lavalin

Le gouvernement québécois n’exclut pas l’achat d’actions de SNC-Lavalin. Le premier ministre François Legault a indiqué s’être entretenu avec son homologue fédéral Justin Trudeau afin de « trouver un moyen pour que la compagnie et les milliers d’emplois soient sauvés ». La Caisse de dépôt et placement du Québec dispose déjà d’un bloc d’actions de SNC-Lavalin, mais il en faudrait davantage pour constituer une minorité de blocage. Rappelons que le géant du génie-conseil est actuellement dans une impasse en raison de son passé et de ses démêlés avec la justice. — La Presse canadienne

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.