Une année avec… Julie Trudel

Le retour de la couleur

C’est peut-être l’effet de l’éloignement, de la quiétude de la forêt albertaine ou des sommets enneigés des Rocheuses. C’est peut-être rien de tout cela. Chose certaine, la couleur est revenue dans le travail du peintre Julie Trudel, qui vient de passer les derniers mois plongée dans le noir et blanc.

Déjà, en préparant sa palette de matériaux à expédier au Centre Banff, Julie avait prévu le coup et les couleurs cyan, jaune, noir et magenta avaient fait leur chemin dans ses boîtes. Elle est finalement arrivée au Centre Banff il y a une semaine. Elle a aussitôt pris possession de l’atelier calme et lumineux mis à sa disposition par le Leighton Artists’ Colony.

Depuis, elle a fait un peu de repérage, croisé le poète et le clown de l’horreur qui ont des cabanes près de la sienne. Elle prend ses repas dans une résidence commune qui lui sert aussi d’hôtel le soir venu. Elle ne connaît pas encore grand monde sauf Luce Meunier, une artiste visuelle comme elle, qui a obtenu la même bourse de résidence qu’elle.

APPRÉCIER LA LUMIÈRE

Pour l’instant – et même si cela fait peu de temps qu’elle est arrivée – , Julie est ravie de son séjour dans les Rocheuses. D’abord, bien que l’hiver s’éternise et qu’il fasse plus froid que chez nous, il fait clair jusqu’à 20 h, ce qui l’aide à travailler avec la lumière du jour plus longtemps.

Elle aime beaucoup son atelier et les grands murs blancs qui lui permettent d’accrocher ses premiers essais. Elle a aussi accès à un gros atelier de sérigraphie qu’elle entend bien exploiter. « À Montréal, pour avoir accès à un équipement de pointe comme celui-là, ça coûte trop cher, alors j’en profite », dit-elle.

Julie quittera Banff le 2 mai. En attendant, elle explore le monde de la couleur en toute liberté et sans obligation de résultat. Le bonheur.

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