Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Un conducteur fonce sur les bureaux d’aide aux sinistrés

Une victime des inondations du printemps a foncé sur les locaux des services d’aide aux sinistrés au volant de sa voiture, hier soir, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

La police locale a confirmé qu’un homme de 38 ans se trouvait à l’hôpital après avoir causé des dommages « très importants » au centre communautaire de la ville, mis à la disposition du ministère de la Sécurité publique et de la Croix-Rouge.

« Tous les éléments nous font croire que c’est un geste intentionnel, volontaire », a dit Christopher Harding, porte-parole de la police. La collision est survenue vers 17 h 45.

Plusieurs employés et bénévoles se trouvaient à l’intérieur du bâtiment, ainsi que des sinistrés, mais l’événement n’a pas fait de blessés.

« Au moment où il va avoir son congé de l’hôpital, l’homme sera conduit dans un poste de police pour répondre à des questions », a indiqué M. Harding. 

Le conducteur pourrait ensuite faire face à des accusations.

Quelques minutes avant de foncer sur l’édifice avec sa voiture, l’homme avait visité le même endroit et était en état de crise, selon nos informations. Il aurait vociféré devant des policiers, sur place pour éviter que la frustration des sinistrés ne dégénère en actes violents.

La police s’est limitée à confirmer qu’il avait déjà visité les lieux à quelques reprises.

Plusieurs témoins

De huit à dix employés et bénévoles de la Croix-Rouge se trouvaient à l’intérieur des bureaux visés par le sinistré, en plus de sept fonctionnaires provinciaux et d’un nombre indéterminé de sinistrés. Plusieurs d’entre eux ont vu la voiture faire irruption dans le local où ils se trouvaient.

« C’était les heures où on accueillait les sinistrés pour faire le renouvellement de l’aide et pour voir si les besoins avaient changé, a expliqué Carl Boisvert, de la Croix-Rouge. On a mis en place des services de soutien pour nos employés et nos bénévoles. »

« Nous comprenons la détresse des gens sinistrés à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, mais déplorons l’incident survenu ce soir », a écrit la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, sur Twitter en soirée. « Nos équipes sont sur le terrain pour accompagner les citoyens. J’ai parlé à ma collègue la ministre McCann et des intervenants psychosociaux sont sur place. »

Le bureau visé par l’attaque au véhicule-bélier permettait aux sinistrés « de rencontrer un analyste en gestion financière, sur rendez-vous, concernant leurs dossiers de réclamation », explique le Ministère sur son site internet. Il devait rester ouvert jusqu’à 20 h hier soir.

La mairesse de Sainte-Marthe, Sonia Paulus, n’a pas rappelé La Presse.

Sainte-Marthe-sur-le-Lac est devenue l’épicentre de l’attention médiatique lors des inondations de ce printemps après que la digue qui protège le cœur de la ville eut cédé, fin avril. Quelque 2500 maisons ont été inondées dans la municipalité, et de nombreux résidants n’ont toujours pas pu réintégrer leur domicile.

Vous vivez des difficultés ou de la détresse ? Vous pouvez obtenir du soutien téléphonique d’un intervenant social en composant le 811 ou en appelant à la ligne gouvernementale d’aide aux sinistrés : 1 877 644-4545.

Pénurie d’enseignants

Une centaine de candidats recrutés en France et en Belgique

Les missions de recrutement à Paris et à Bruxelles du début de juin ne régleront qu’une toute petite partie de la pénurie d’enseignants dans la métropole, mais les trois commissions scolaires francophones de l’île de Montréal se disent satisfaites des quelque 90 promesses d’engagement ou emplois conditionnels offerts. 

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) prévoit qu’en août, il devrait lui manquer une centaine d’enseignants. Si les choses se passent comme l’an dernier à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, il pourrait en manquer aussi près d’une centaine. La commission scolaire de la Pointe-de-l’Île rappelle pour sa part avoir dû embaucher l’an dernier 197 enseignants non légalement qualifiés.

Vu ces pénuries, les trois commissions scolaires francophones de Montréal ont donc organisé deux jours de recrutement à Paris, qui ont très bien marché, et une journée à Bruxelles, qui a été moins courue.

Quelque 125 enseignants européens s’y sont présentés.

« Je partais en mission avec 25 postes à pourvoir, conformément à l’entente que nous avions avec le syndicat. Nous avons décroché 24 contrats dûment signés. C’était très émouvant, plusieurs nous ont dit que ça allait changer leur vie », raconte Francyne Fleury, directrice générale adjointe aux ressources humaines à la CSDM.

La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, elle, indique avoir offert un emploi à une vingtaine de candidats. D’autres candidats sont en réflexion.

La commission scolaire de la Pointe-de-l’Île a offert 45 promesses d’engagement, mais elle n’exclut pas de perdre certains candidats au profit des autres commissions scolaires.

Des enseignants d’expérience

Avant de partir, Francyne Fleury, de la CSDM, pensait qu’elle recruterait surtout des jeunes sans attaches qui avaient envie de partir à l’aventure.

« Finalement, nous n’avons que cinq jeunes. Les 19 autres ont deux, trois ou quatre enfants et leur principale motivation est de faire vivre notre système éducatif à leurs enfants. »

Carine Travers, qui a accepté un contrat de trois ans, a ce profil. Mère de deux adolescents, elle habite en région parisienne.

« Notre rythme de vie, typique de Paris, nous laissait peu de temps pour la famille, raconte-t-elle en entrevue téléphonique. Mon mari part à 7 h, il rentre souvent à 21 h. On en a marre. On recherche une qualité de vie. »

C’est l’adolescente de la famille, qui parle depuis des années de venir au Québec, qui a réactivé le rêve qu’avaient eux-mêmes ses parents quand ils étaient dans la vingtaine.

Mme Travers laissera un pays lui-même aux prises avec des pénuries d’enseignants. « En maths, notamment. En France, l’enseignement, ce n’est plus un métier qui fait rêver. Les classes sont chargées, les salaires sont bas et nous n’avons pas d’aide. »

C’est un peu beaucoup ce dont se plaignent les profs ici aussi… « Mais nous, nous n’avons pas d’orthophonistes ou d’orthopédagogues comme chez vous. Je suis seule avec 30 à 33 enfants. »

Cela dit, elle ne pourra pas venir prêter main-forte à la CSDM dès la rentrée prochaine. Son mari, informaticien, doit d’abord se trouver un travail et ils doivent vendre leur maison. Ils prévoient arriver en 2020.

Emmanuel Laforge, un Belge dont l’histoire a déjà été racontée dans La Presse, se propose de son côté d’être en classe au Québec dès le mois d’août.

Cet instituteur qui enseigne depuis 20 ans avait d’abord reçu une fin de non-recevoir du ministère de l’Éducation, lui disant qu’il n’était pas assez qualifié pour enseigner ici parce que la formation des maîtres est plus courte en Belgique.

C’est maintenant réglé, moyennant quelques équivalences à faire, mais rien d’urgent. « La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys m’attendait carrément avec un contrat et m’a même promis de m’aider pour les démarches comme la recherche d’un appartement ou l’obtention du permis de conduire. »

Actualités

Les entreprises toucheront 750 millions des « trop-perçus » d’Hydro

QUÉBEC — Les clients commerciaux d’Hydro, les manufactures et les industries, obtiendront la moitié du 1,5 milliard de rabais de tarifs d’électricité imposé à la société d’État par le gouvernement Legault pour les cinq prochaines années. Les abonnés résidentiels et industriels se partageront le rabais de 500 millions permis par le gel des tarifs pour 2020.

En conférence de presse, hier, le ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, a précisé les intentions du gouvernement dans le projet de loi 34 qu’il venait de déposer à l’Assemblée nationale. Comme l’indiquait La Presse mardi, Québec impose un gel pour 2020, une opération qui abaisse de 155 $ les tarifs, sur cinq ans.

L’année de gel abaisse la barre de calcul jusqu’en 2024, ce qui réduit de 1 milliard environ les tarifs. Avec 500 millions liés au gel de 2020, Québec retourne 1,5 milliard aux clients d’Hydro, soit le niveau des « trop-perçus » dans les coffres d’Hydro-Québec, estimés par le Vérificateur général. Pour l’année 2020, le gel se matérialisera par une baisse de la première facture d’Hydro de l’année – pour une famille de quatre personnes, on parle d’une remise de 60 $.

D’ici 2024, les hausses de tarifs d’Hydro suivront l’inflation. Pour le ministre Julien, consommateurs et entreprises y gagneront en prévisibilité. Sur l’horizon des 15 dernières années, la hausse moyenne des tarifs d’Hydro est proche de l’inflation, mais certaines années, ces majorations ont beaucoup fluctué – les tarifs ont grimpé quatre fois plus vite que l’inflation en 2014. L’année suivante, la hausse a été du triple de la croissance de l’indice des prix.

En 2024, la Régie de l’énergie réévaluera les demandes tarifaires d’Hydro, une opération annuelle dans le passé qui se fera désormais tous les cinq ans, une vérification très « énergivore », a dit le ministre Julien. Il a minimisé les « épouvantails » brandis par l’opposition libérale. Il n’y aura pas de choc tarifaire, parce que les hausses historiquement ne s’éloignent guère de l’inflation. 

Les concurrents des produits québécois à l’étranger insistent toujours lourdement sur l’avantage indu que constituent pour les manufacturiers d’ici les bas tarifs d’électricité, mais le ministre Julien ne croit pas que cette nouvelle réduction sera soulevée à l’étranger.

Recettes de 3 milliards

Pour effacer l’ardoise des trop-perçus, le gouvernement vide aussi une cagnotte de 380 millions qu’Hydro conservait pour des imprévus coûteux, les conditions climatiques apportant des variations importantes des recettes. Pour Élise Proulx, vice-présidente communications d’Hydro-Québec, présente à la conférence de presse, avec des recettes de 3 milliards, la société d’État sera capable de parer aux imprévus. Hydro est tout à fait à l’aise avec les nouvelles orientations du projet de loi, a fait valoir Mme Proulx.

Il en va autrement de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), pour qui la Régie de l’énergie devrait encore jouer un rôle déterminant, comme « garante de la stabilité et de l’indépendance de la fixation des tarifs d’électricité ». L’inflation peut varier considérablement selon la conjoncture, la Régie jouait un rôle important pour assurer plus de stabilité dans les tarifs.

La FCEI observe aussi que rien n’empêcherait Hydro de s’approprier désormais des profits importants si le marché le permettait, alors que la Régie dans le passé rendait cette éventualité peu probable.

Alimentation

Le prix du céleri explose au Québec

Des fibres, de l’eau… et une facture salée. Une assiette de crudités peut passer pour un plat de luxe, ces jours-ci, alors que le prix du céleri atteint des sommets dans les supermarchés québécois.

Si le prix du légume a triplé, voire quadruplé, depuis quelques semaines, c’est en raison des conditions météo dans le sud des États-Unis et des tendances alimentaires, selon les spécialistes.

Provigo demandait hier 6 $ pour un modeste pied de céleri, alors que Metro et IGA en exigeaient 5 $. Il s’agit pourtant normalement de l’un des légumes les moins chers du rayon des produits frais. De quoi rappeler à certains la « crise du chou-fleur » de 2016, alors que le prix de celui-ci avait atteint 8 $ pièce.

« Je me pince tous les matins pour être certain que c’est vrai », a expliqué Sylvain Guinois, producteur de céleris (et de laitues) de Saint-Isidore, près de Châteauguay. Il surveille les prix de près, dans l’espoir de pouvoir vendre ses légumes à prix d’or dans quelques semaines. « Normalement, une caisse de 24 pieds de céleri se vend de 15 à 18 $ » sur le marché de gros, alors que « ces temps-ci, c’est 80 à 100 $ la caisse », a-t-il dit.

M. Guinois n’a pas la berlue, confirme Sylvain Charlebois, professeur en économie de l’alimentation à l’Université Dalhousie. « Ça a pas mal augmenté », a-t-il dit.

« En gros, c’est une question de manque de produits de la Californie », a continué le professeur Charlebois, qui situe à la fin d’avril le début de la crise. « Dans l’est du Canada, il y a eu une plus grosse hausse qu’ailleurs au Canada. »

Froid et précipitations

Statistique Canada, qui suit le prix des aliments, explique que les régions des États-Unis (comme Oxnard, en Californie, et Yuma, en Arizona) qui envoient ce légume sur le marché canadien ont été affectées par de mauvaises conditions météo ces derniers mois.

Ces régions agricoles « ont connu des températures exceptionnellement froides et de fortes précipitations au cours des derniers mois », a précisé la porte-parole Emily Theelen dans un courriel à La Presse canadienne, le mois dernier.

Selon M. Charlebois, d’autres hypothèses méritent aussi d’être étudiées pour la montée des prix. « Il y a beaucoup de spéculations autour du céleri en tant que super-ingrédient, des chefs qui recommandent aussi le céleri », a-t-il dit. La montée des prix de la laitue romaine dans la foulée de la crise de l’E. coli, l’an dernier, pourrait aussi avoir joué, toujours selon M. Charlebois.

Les Québécois devraient commencer à manger les céleris de Sylvain Guinois et de ses confrères vers la mi-juillet. « Entre le 15 et 20 », a-t-il dit. « Les chaînes nous demandent des prix [en ce moment], mais nous, on n’ose pas trop donner un prix, a continué l’agriculteur. On dépend beaucoup du marché américain. Si le marché américain est très fort, les prix vont se tenir. Si le marché américain ne tient pas, on n’aura pas le choix de suivre. »

Hier, selon le département de l’Agriculture des États-Unis, le pied de céleri californien se vendait 3,66 $US à Boston, sur le marché de gros. À pareille date l’an dernier, le même produit se vendait 0,88 $US.

Crise diplomatique

Le premier ministre de la Chine a refusé de discuter avec Trudeau

Alors que les deux pays étaient plongés en pleine crise diplomatique, l’hiver dernier, le premier ministre chinois Li Keqiang a refusé de s’entretenir directement au téléphone avec Justin Trudeau, a confirmé à La Presse une source gouvernementale. Le premier ministre du Canada a demandé un entretien téléphonique avec son homologue à Pékin afin de discuter de divers cas consulaires, a expliqué Chantal Gagnon, porte-parole de Justin Trudeau. Il voulait « demander personnellement la clémence » pour le Canadien Robert Schellenberg, condamné à mort pour trafic de stupéfiants, et « réitérer notre appel à la libération immédiate de Michael Kovrig et de Michael Spavor », a-t-elle précisé. La demande a été ignorée, comme l’a d’abord rapporté CBC.  Les relations sino-canadiennes sont tendues à l’extrême depuis l’arrestation, en décembre dernier, à Vancouver, de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei. Dans les jours qui ont suivi, les Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor ont été placés en détention en Chine, soupçonnés d’avoir porté atteinte à la sécurité nationale chinoise. Ils ont depuis été formellement arrêtés. En janvier, un autre ressortissant canadien, Robert Schellenberg, a écopé de la peine capitale pour trafic de drogue.

— Mélanie Marquis, La Presse

Exit la Fête nationale, le sud-ouest fêtera le solstice d’été

Les traditionnelles célébrations du 24 juin ont été rebaptisées « Festival du solstice d’été » par l’arrondissement montréalais du Sud-Ouest, dont les affiches ne font nullement mention de la « Fête nationale » ou de la « Saint-Jean ». Comme par les années passées, un tronçon de la rue Notre-Dame sera fermé afin de permettre aux petits et aux grands d’assister à des concerts, de se faire maquiller ou encore d’observer un défilé. L’événement inclut même un « discours patriotique » et est financé par le Mouvement national des Québécoises et des Québécois, chargé de coordonner les festivités à travers la province. Mais plutôt que de reprendre le nom habituel de Fête nationale, 2019 marquera « la toute première édition du Festival du Solstice d’été », a annoncé l’organisation de l’événement sur son site internet. Le groupe rap Loco Locass est au programme. Sa figure de proue, Biz, a dénoncé la situation sur les réseaux sociaux. « En ce qui me concerne, il est clair qu’on va célébrer la St-Jean, fête nationale de tous les Québécois », a-t-il écrit. En fin de soirée, une organisatrice a expliqué à TVA que des ajustements seraient apportés afin d’inclure l’expression « Fête nationale » dans la promotion. Il n’a pas été possible de la joindre.

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

électroménagers

Des écofrais seulement pour les appareils réfrigérants ?

Une association de commerçants demande au gouvernement Legault de concentrer ses efforts sur la récupération des gaz réfrigérants, plutôt que d’imposer des écofrais sur tous les gros électroménagers. L’idée avait fait l’objet d’un projet de règlement du gouvernement Couillard, mais est revenue sur le tapis depuis que La Presse a révélé que la seule usine de récupération de frigos dans la province était en difficultés financières. Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), qui revendique 45 000 membres, évalue que l’imposition d’écofrais pourrait gonfler de 140 $ le prix de chaque gros électroménager. « Le projet, sous sa forme actuelle, imposerait des écofrais sur tous les gros électroménagers, incluant ceux qui n’ont aucune trace de gaz réfrigérant, tels les laveuses, les sécheuses, les lave-vaisselles, les cuisinières, a déploré le CCCD dans un communiqué. Nous avons proposé plusieurs solutions au gouvernement afin de permettre la récupération des gaz réfrigérants sans pénaliser outre mesure les consommateurs québécois. »

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Ratification de l’ACEUM

Le Parlement pourrait être rappelé cet été

Les députés fédéraux pourraient être contraints d’interrompre leurs vacances pour aller s’enfermer pendant quelques jours à la Chambre des communes : le gouvernement n’écarte pas la possibilité de les convoquer en plein cœur de l’été pour ratifier l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). « Si nous devons rappeler la Chambre pour faire progresser le projet de loi, nous le ferons », a expliqué à La Presse un porte-parole du bureau de la leader du gouvernement à la Chambre des communes, Bardish Chagger, à une semaine et demie de la fin prévue des travaux de cette 42e législature. Depuis la levée des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, qui a ouvert la voie à une ratification du pacte de libre-échange, le gouvernement libéral s’efforce de coordonner son action législative avec celle de ses partenaires, ayant plus particulièrement à l’œil la situation du côté de Washington. Il y a deux semaines, Justin Trudeau a déposé le projet de loi C-100, visant la mise en œuvre du traité commercial. Si le gouvernement libéral rappelle le Parlement, les conservateurs répondront présents, a confirmé à La Presse la chef adjointe Lisa Raitt : « Nous sommes prêts à revenir si le président [de la Chambre] le demande, pour étudier l’entente, que nous approuvons. »

— Mélanie Marquis, La Presse, avec la collaboration de Joël-Denis Bellavance, La Presse

Actualités

Le Canada lance trois nouveaux satellites d’observation

Trois satellites canadiens, qui représentent « la prochaine génération de technologies d’observation de la Terre », ont été déployés avec succès, hier, une heure après avoir été mis en orbite à 600 kilomètres d’altitude, a indiqué l’Agence spatiale canadienne. La mission de la Constellation RADARSAT du gouvernement canadien a été lancée hier matin à bord d’une fusée Falcon 9 de la société SpaceX, à partir de la base militaire américaine de Vandenberg, en Californie. Le lancement s’est déroulé sans problème, selon l’Agence spatiale canadienne ; le déploiement des trois satellites identiques a eu lieu environ une heure après le décollage de la fusée. Ce projet de 1,2 milliard du gouvernement canadien remplacera le satellite RADARSAT-2, qui est en orbite depuis 2007. Une fois pleinement opérationnels, vers la fin de l’année, les trois satellites devraient transmettre 250 000 images par année, soit 50 fois plus que le RADARSAT de première génération. Le nouveau système constitue une mise à niveau majeure par rapport à son prédécesseur : il sera capable de revoir un point précis de la surface de la Terre tous les quatre jours, contre 24 jours pour le RADARSAT-2.

— La Presse canadienne

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