C Series

Mariage confirmé pour le 1er juillet

C’est le 1er juillet, jusqu’à six mois plus tôt que prévu à l’origine, qu’Airbus prendra officiellement possession de 50,01 % des parts du programme de la C Series.

Les trois futurs actionnaires du programme, Bombardier, Airbus et le gouvernement du Québec, ont terminé leurs discussions et signé l’entente tard jeudi soir. Ils avaient auparavant obtenu toutes les autorisations réglementaires nécessaires, notamment en provenance d’autorités antimonopoles un peu partout dans le monde.

À la clôture de la transaction, Bombardier et Québec détiendront respectivement 34 % et 16 % de la coentreprise. Québec avait investi 1 milliard de dollars américains pour prendre possession, le 30 juin 2016, de 49,5 % des actions de la C Series, le reste appartenant à Bombardier. La part de Québec a depuis été amoindrie à environ 32 % en raison des liquidités additionnelles versées dans le programme par Bombardier.

Ce n’est d’ailleurs pas la fin des injections de liquidités dans la C Series pour Bombardier. Le géant québécois s’était engagé dès l’annonce de la transaction, l’automne dernier, à assumer des injections pouvant aller jusqu’à 350 millions de dollars américains en 2019 et 350 autres millions de façon combinée pour 2020 et 2021.

Il était alors prévu que la transaction serait effective à la fin de l’année 2018. L’échéancier ayant été devancé, Bombardier a annoncé hier qu’elle ajoutait un maximum de 225 millions US pour le second semestre de 2018. Selon un porte-parole de Bombardier, Simon Letendre, cette somme correspond essentiellement à l’avance de fonds qui lui avait été consentie l’an dernier par l’un de ses fournisseurs, Pratt & Whitney, et qui doit être remboursée cette année.

Priorité à la production

En conférence téléphonique hier matin, le futur chef de la direction du partenariat C Series, Philippe Balducchi, et le chef des finances d’Airbus, Harald Wilhelm, ont insisté sur l’importance d’augmenter le rythme de production de l’appareil, en faisant même la première de quatre priorités énumérées par M. Balducchi.

« Ce sera difficile parce qu’il y a des problèmes de chaînes d’approvisionnement qui ne sont pas spécifiques à la C Series », a indiqué M. Balducchi.

Bombardier a livré 17 appareils en 2017 et en a déjà livré une dizaine depuis le début de l’année 2018, pour laquelle elle avait prévu atteindre le seuil des 40 livraisons.

Le communiqué publié hier par Bombardier et Airbus a semblé remettre en question l’atteinte de cette cible. « Après 17 avions livrés en 2017 l’objectif est de doubler les livraisons en 2018 », peut-on y lire.

Mirabel plus gros que Mobile

La signature définitive de l’entente confirme aussi le projet de construction d’une deuxième chaîne d’assemblage final, à Mobile, en Alabama. La construction de cette ligne débutera en 2019 et elle devrait terminer son premier assemblage en 2020, a-t-on indiqué hier.

Cette deuxième chaîne d’assemblage n’aura toutefois pas la même capacité que celle de Mirabel, a-t-on appris hier. Alors qu’on vise une cadence de 10 avions par mois à Mirabel, Mobile ne devrait être capable d’en produire que quatre au départ, a indiqué M. Balducchi.

Ce dernier a par ailleurs évité hier des questions concernant un éventuel changement de nom de la C Series.

« Nous n’avons pas d’annonce à faire aujourd’hui », a simplement affirmé M. Balducchi.

Selon certaines rumeurs, Airbus songerait à baptiser la nouvelle gamme « A200 ». Les modèles CS100 et CS300 actuels deviendraient A210 et A230.

Revue boursière

Wall Street fait fi des tensions commerciales

Wall Street a clôturé en hausse hier à l’issue d’une séance incertaine, les courtiers mettant finalement de côté les craintes commerciales pour se préparer à une semaine chargée. Le Dow Jones s’est apprécié de 0,3 %.

Banque Royale du Canada

Le chef d’une division américaine congédié

La Banque Royale du Canada a congédié le chef de sa division des marchés financiers des États-Unis pour avoir enfreint ses politiques au sujet des relations personnelles entre collègues. Blair Fleming n’a pas respecté les politiques de divulgation et de conflit d’intérêts de la banque au sujet des relations personnelles en milieu de travail, a expliqué hier la porte-parole Gillian McArdle dans un courriel. Elle a précisé que la banque avait enquêté et agi rapidement après que l’affaire lui avait été présentée. M. Fleming était le chef de la direction américaine de RBC Marchés des capitaux et le responsable des services de banque d’investissement aux États-Unis.

— La Presse canadienne

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