Courrier

Les textes de Paul Journet et de Jocelyn Coulon sur les relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et le Canada, publiés hier, ont suscité de nombreux commentaires

« La gifle », chronique de Jocelyn Coulon

J'appuie Chrystia Freeland

J’appuie sans hésitation la position de la ministre Chrystia Freeland, cette femme forte de notre gouvernement canadien. Quelqu’un doit, à un certain moment donné, donner le ton et prendre certaines actions.

— Luc Béchard

Manque de tact

Sur le fond, la semonce canadienne est basée sur nos valeurs, mais exprimée de cette façon si directive, elle fait preuve d'un manque de tact diplomatique. De son côté, le prince, depuis son accession au pouvoir, tente de démontrer qu’il fait preuve d’ouverture et qu’en tant que trentenaire, il comprend. Je crois qu’il a mal réagi, piqué dans son orgueil. Mme Freeland donne malheureusement des munitions à Donald Trump dans les négociations et il n’hésitera pas à s’en servir, sans compter qu’il va tout faire pour attirer les étudiants chez lui.

— Lise St-Laurent

Seul l’argent compte

Que vous avez raison ! Seul l’argent compte. La preuve ? Quel autre pays a appuyé le Canada dans ses propos ?

— Charles Bonsaint, Saint-Eustache

Coupons les relations

Arrêtons de fournir des armes. Ignorons ce pays bas de gamme. Plus aucune relation avec ce pays rétrograde. Il faut continuer à dénoncer tout manque aux droits de la personne.

— Francine Ponnet

La source de bien des maux

L’Arabie saoudite est la source de bien des maux sur cette planète : le pétrole, la religion, l'absence de démocratie… Je m’étonne toujours de voir des leaders de ce monde faire des courbettes devant cette monarchie, encore pire de voir des touristes aller les visiter. Le monde se porterait mieux sans eux.

— Pierre Dandurand, Dollard-des-Ormeaux

Morale et pétrole

La morale canadienne ne pèse pas lourd face au pétrole saoudien.

— François Dugal, Brossard

Libérons-nous

Ce serait une belle occasion pour le Canada de favoriser l’électrification des transports afin de se libérer de l’emprise de tels pays pétroliers !

— Denise Denis

Une dictature moyenâgeuse

C’est un honneur d’être en désaccord avec ce pays qui n’est jamais sorti du Moyen-Âge. Ça prouve qu’il nous reste un minimum de décence. L’attitude du monde occidental à l’égard de cette dictature impitoyable est souvent difficile à comprendre et encore plus difficile à justifier. Et ce qui l’est encore plus, c’est que ce pays totalement misogyne siège à la Commission du droit des femmes de l’ONU depuis 2017 et qu’on endure le génocide perpétré au Yémen sans lever le petit doigt. Qu’en pense M. Couillard, lui qui y a pratiqué la chirurgie il n’y a pas si longtemps ?

— Michel Favreault

Il était temps

Il était temps pour le Canada de mettre ses culottes et de dénoncer les exactions d’un des pays les plus misogynes et brutaux de la planète. On n’a nullement besoin de l’argent saoudien.

— Mohand Abdelli, Montréal

Courrier

« Armez maintenant, dénoncez plus tard », éditorial de Paul Journet

La grenouille de La Fontaine

Qui sommes-nous pour sermonner tout le monde ? La grenouille qui se prend pour un bœuf.

— Serge Bouchard

Faiblesse et incohérence

L’éditorial de M. Journet et l’opinion de M. Coulon mettent en évidence la faiblesse et l’incohérence de la politique canadienne vis-à-vis l’Arabie saoudite. Se faire donner la leçon par ce pays est inadmissible. Où est notre premier ministre et comment expliquer son silence ? Notre ministre des Affaires étrangères fait son travail, mais ce n’est pas suffisant.

— Guy Djandji, Montréal

L'erreur de la ministre

La ministre devrait démissionner pour son manque de jugement. Et tant qu’à y être, elle devrait dénoncer le Venezuela, le Nicaragua, le Zimbabwe, le Congo, la Chine et plus encore. Avec son manque de diplomatie, le pire peut arriver aux Badawi, mais j’espère que ce ne sera pas le cas.

— Yvon Lareau

Soyons conséquents

Je suis tout à fait d’accord avec la position du gouvernement fédéral. Cependant, il faudrait alors être conséquent et dénoncer toutes les violations des droits de la personne, en Russie, en Chine, au Venezuela, etc. Le Canada sera alors perçu comme le champion des droits de la personne et sa crédibilité sera rehaussée car véritable. Il y aura certes un prix à payer mais le Canada sera respecté par le monde entier.

— Daniel Bélanger

Ça s'appelle la diplomatie

On ne s'ingère pas dans les affaires internes d’un autre pays. Les Badawi ne sont pas des citoyens canadiens et ils savaient qu’en dénonçant les pratiques de leur pays, ils iraient en prison. J’ai vécu en Algérie et je n’ai jamais parlé publiquement contre le pays. Mes opinions sont restées personnelles. Les diplomates de carrière sont briefés sur ce qu’on peut dire ou ne pas dire. Ça s’appelle la diplomatie ! Les Badawi et compagnie m’agacent royalement. Qui paie pour tous les avocats et la publicité de Mme Badawi ? Elle semble avoir une sacoche sans fond et beaucoup de visibilité dans les médias sociaux. Dommage pour les Saoudiens, à la loterie des naissances, ils n’ont pas frappé le gros lot.

— Nicole Lafortune

Pas besoin de ce genre d'ami

Imaginez que vous vous apercevez qu’un de vos amis bat sa femme. Vous avez le choix de vous la fermer, parce qu’il vous paye une bière de temps à autre, où vous lui dites que c’est un salaud et vous perdez un ami. Je pense que personne n’a besoin de ce genre d’amis, et c’est pourquoi le Canada a pris la bonne décision face à l’Arabie saoudite.

— Réjean Lavigne

Habituelle lâcheté

Félicitations au Canada de ne pas plier l’échine face à ce pays totalitaire. Reste à voir si les autres pays civilisés vont avoir le cran d’appuyer l’un ou l’autre de ces pays dans ce conflit, où vont-ils plutôt adopter l’habituelle position de lâcheté par le silence.

— Michel Lalonde

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