Cet écran a été partagé à partir de La Presse+ Édition du 14 août 2013, section AFFAIRES, écran 6

ÉQUITÉ SALARIALE

Déséquilibre au sommet

Déséquilibre au sommet

Même les femmes qui accèdent au plus haut niveau de direction des plus grandes entreprises peuvent se plaindre d’iniquité salariale.

Selon un relevé mené par l’agence financière Bloomberg, sur les cinq dirigeants les mieux payés de chacune des entreprises composant l’indice global Standard & Poor’s 500 l’an dernier, seulement 198 étaient des femmes, soit 8 % du total. Celles-ci gagnaient en moyenne 5,3 millions US, 18 % de moins que les hommes du club.

Gros plan sur la pointe d’un iceberg.

Les mieux payées d’entre toutes

1- Safra A. Catz, chef de la direction financière, Oracle : 51,7 millions US

2- Marissa Mayer, présidente, Yahoo ! : 36,6 millions US

Ce qu’elles en disent

« Je me suis toujours appliquée à négocier pour mon équipe, mais je n’ai jamais été aussi bonne à négocier pour moi. »

– Dawn Lepore, ex-PDG de Drugstore.com et vice-présidente du conseil de Charles Schwab, aujourd’hui administratrice d’AOL et de TJX

« Les femmes ont tendance à commencer leur carrière pour une paie moindre et ne rattrapent jamais cette différence, même aux niveaux les plus élevés. »

– Patricia Cook, présidente de la firme de recherche Cook & Co.

« Les chefs d’entreprise qui acceptent moins que ce que reçoivent les hommes pour les mêmes emplois font en sorte de baisser la barre pour les autres femmes. »

– M.J. Tocci, directrice, Heinz Negotiation Academy for Women, Université Mellon

La solitude des sommets

La rareté de femmes au poste de président-directeur général particulièrement explique en partie l’écart salarial entre les sexes. Cette fonction du plus haut niveau commande en effet les meilleurs salaires.

Et encore là, des écarts salariaux importants sont relevés. Ainsi, Denise Morrison, présidente de Campbell Soup, a touché 8,76 millions US l’an dernier, 24 % de moins que la moyenne des PDG dans l’industrie des aliments, boissons et tabacs.

De même, Heather Bresch, de la compagnie pharmaceutique Mylan, a gagné 9,96 millions US l’an dernier, 33 % de moins que la moyenne des PDG dans cette industrie.

Il faut dire cependant que Denise Morrison, 59 ans, et Heather Bresch, 44 ans, sont relativement nouvelles dans ces fonctions.

Les femmes au pouvoir

Quatre compagnies seulement parmi les 500 plus grandes sociétés américaines comptent trois femmes parmi leurs cinq employés les mieux rémunérés. Ce sont :

– Frontier Communications

– Aetna

– Avon Products

– International Paper

Un modèle planétaire

Une étude menée aux États-Unis, en Europe et en Asie en 2010 par la firme Catalyst a montré, après avoir pris en compte les aspirations professionnelles, le statut parental, les années d’expérience, l’industrie et d’autres variables, que les finissants masculins des programmes de MBA avaient plus de chances d’obtenir des emplois de plus haut rang et mieux rétribués (de 4600 $ par an) que leurs consœurs.