Incontournables de la musique classique cet automne

Charles Richard-Hamelin et les deux concertos pour piano de Chopin

Les 11, 12 et 14 octobre

Maison symphonique 

Le Québécois Charles Richard-Hamelin, prix Krystian-Zimerman de la meilleure interprétation d’une sonate au Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie en 2015, est l’un des pianistes les plus importants de sa génération sur la scène internationale et il est devenu chez nous l’interprète par excellence du compositeur franco-polonais. En octobre, il jouera avec l’OSM et Kent Nagano les deux concertos pour piano et orchestre de Frédéric Chopin, œuvres emblématiques du romantisme pianistique, soit le Concerto pour piano no 1 en mi mineur, op. 11, ainsi que le Concerto pour piano no 2 en fa mineur, op. 21. Ces exécutions seront d’ailleurs enregistrées par l’étiquette Analekta et subséquemment rendues publiques. Également au programme de ces soirées, la Sérénade en mi bémol majeur, op. 7 de R. Strauss (le 12 octobre, à 19 h), et Musique pour cordes, percussion et célesta, Sz. 106 de Béla Bartók (les 11 octobre, à 20 h, et 14 octobre, à 14 h 30).

Les Journées Couperin

Du 18 au 24 octobre

Salle Bourgie

Afin de souligner le 350e anniversaire de naissance du compositeur baroque François Couperin (1668-1733), Arte Musica propose une immersion dans l’œuvre de ce grand compositeur français : six concerts, deux conférences et un entretien, du 18 au 24 octobre prochains. Les 10 et 20 octobre, la pianiste française Anne Queffélec et le claveciniste et chef français Christophe Rousset partageront à tour de rôle l’univers de François Couperin. Les Talens lyriques, au Québec pour la première fois, se produiront à deux reprises le samedi 20 octobre, intercalé d’une causerie sur l’œuvre de Couperin avec Christophe Rousset, menée par Natalie Michaud. Le dimanche 21 octobre, le claveciniste français revient en après-midi pour accompagner le danseur et chorégraphe Alban Richard sur des musiques de Couperin. Le programme dominical sera complété par des œuvres pour orgue du compositeur, interprétées par Jean-Willy Kunz. 

Portraits de femmes

Le 21 octobre

Maison symphonique

En ouverture de saison à la Maison symphonique, l’orchestre de chambre I Musici de Montréal suggère des portraits musicaux au féminin. La narration de ce programme sera confiée à la comédienne Anne-Marie Cadieux, une vingtaine de chanteuses prendront part à cette fresque sous la direction du chef de chœur Jean-Sébastien Vallée et du chef Jean-Marie Zeitouni. L’orchestre de chambre interprétera des extraits d’œuvres d’Hildegard von Bingen (chœur), d’Ana Sokolović (six solistes a cappella), d’Ottorino Respighi (orchestre), de Mozart (Cécile Muhire et Mireille Lebel) et de Tchaïkovski (France Bellemare et Florence Bourget), entre autres, ainsi que deux créations du Québécois Éric Champagne (six solistes).

Les suites de Bach pour violoncelle seul  Jean-Guihen Queyras

Les 6 et 7 novembre, à 19 h 30

Salle Bourgie 

Yo-Yo Ma

Le vendredi 7 décembre, à 18 h 30

Maison symphonique

Chez Harmonia Mundi, le virtuose français (né à Montréal) Jean-Guihen Queyras a enregistré en 2007 les six Suites de Johann Sebastian Bach pour violoncelle seul, génial édifice harmonique construit sur les lignes tracées par un instrument mélodique. Ce monument de Bach est resté gravé dans le répertoire de tous les grands violoncellistes depuis l’époque baroque, voilà sans conteste un incontournable de la musique de chambre. Ainsi, Jean-Guihen Queyras se propose de jouer les six Suites en deux soirs consécutifs à la salle Bourgie, armé d’un instrument Gioffredo Cappa de 1696. Quant au célébrissime violoncelliste américain Yo-Yo Ma (d’origine chinoise, né en France), il peut aisément remplir seul la Maison symphonique, comme il l’a fait en 2016. À guichets fermés le 7 décembre, il se propose de jouer les six suites d’un trait, en clôture du Festival Bach. 

La Messe en si mineur de Bach

Les 4 et 5 décembre

Maison symphonique

Un des moments forts qui s’annonce au cours de ce trimestre est la Messe en si mineur de Bach (BWV 232), pour deux sopranos, alto, ténor, basse, chœur et orchestre. Cette messe est une œuvre composite, constituée dans une large part de musiques antérieurement composées par Bach – les cantates BWV 12, BWV 215, BWV 29, BWV 46, l’Oratorio de l’Ascension (BWV 11), etc. –, composée et assemblée entre 1733 et 1749. Kent Nagano dirigera l’OSM, Hélène Guilmette, soprano, Marie-Nicole Lemieux, contralto, Julian Prégardien, ténor, et Peter Harvey, baryton. Le Chœur de l’OSM est dirigé par Andrew Megill.

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