États-Unis

Washington veut interdire les crosses amovibles de mitraillage

L’administration Trump propose d’interdire les crosses amovibles de mitraillage, qui permettent de transformer un fusil en arme d’assaut et qui ont notamment été utilisées par l’auteur du massacre survenu l’an dernier à Las Vegas. Cette annonce n’est pas une surprise, puisque le président Donald Trump avait ordonné au département de la Justice de travailler sur une telle interdiction dans la foulée de la fusillade qui a fait 17 morts dans une école secondaire de la Floride en février. La proposition doit obtenir le feu vert du Bureau de la gestion et du budget. — Associated Press

États-Unis

Trump prédit un « immense succès » aux pourparlers avec Pyongyang

MOON TOWNSHIP, Pennsylvanie — Le président des États-Unis Donald Trump s’est dit convaincu hier que les pourparlers historiques qu’il doit tenir d’ici fin mai avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un seront un « immense succès », Pyongyang voulant désormais « faire la paix ».

« Je pense qu’ils veulent faire la paix. Je pense qu’il est temps », a déclaré M. Trump lors d’une réunion politique en Pennsylvanie, face à des militants par ailleurs ravis du virage protectionniste de la politique commerciale américaine.

Donald Trump a ajouté avoir confiance dans l’engagement du régime nord-coréen à ne pas tirer de missile d’ici sa prochaine rencontre avec Kim Jong-un.

Le président s’exprimait en banlieue de Pittsburgh, dans le cadre d’un rassemblement de soutien à un candidat républicain en difficulté, à trois jours d’une législative indécise en Pennsylvanie.

Cet État pivot de la « Rust Belt » avait été décisif dans la victoire électorale de M. Trump en 2016, et c’est notamment à l’intention de cet électorat que le président vient d’imposer de lourdes taxes sur l’acier et l’aluminium importés.

Grand optimisme

Le locataire de la Maison-Blanche avait plus tôt affiché un grand optimisme dans le sillage de l’annonce spectaculaire jeudi d’un sommet à venir avec Kim Jong-un.

« Je pense que concernant la Corée du Nord, ça va très bien se passer. Je pense que nous connaîtrons un immense succès, que ça va être quelque chose de très fructueux. Nous avons un énorme soutien », avait-il déclaré à des journalistes avant de s’envoler vers la Pennsylvanie.

« La promesse [de Pyongyang], c’est qu’ils ne vont pas tirer de missiles entre-temps et qu’ils envisagent de dénucléariser. Cela serait formidable. »

— Donald Trump

Un peu plus tôt, le président avait rappelé sur Twitter que la Corée du Nord n’avait « pas mené d’essai de missile depuis le 28 novembre 2017 » et qu’elle avait « promis de ne pas le faire » pendant la phase de rencontres entre les deux dirigeants.

« Je pense qu’ils vont tenir leur promesse ! », avait-il ajouté.

L'aide de la Chine

Sur le réseau social, M. Trump est également revenu sur sa conversation téléphonique de vendredi avec son homologue chinois Xi Jinping.

« Le président Xi m’a dit qu’il était content que les États-Unis essaient de résoudre le problème diplomatiquement plutôt que d’utiliser l’option la plus inquiétante. La Chine continue de nous aider ! », a tweeté Donald Trump.

La Maison-Blanche avait annoncé vendredi que les deux chefs d’État s’étaient « engagés à maintenir la pression et les sanctions jusqu’à ce que la Corée du Nord prenne des décisions vers une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible ».

« Je sais gré à monsieur le président [Trump] des intentions positives afin de parvenir à une résolution pacifique du problème de la péninsule coréenne », avait salué Xi Jinping lors de l’appel téléphonique vendredi, selon des propos rapportés par l’agence Chine nouvelle.

Mme Clinton critique

Principale voix discordante, Hillary Clinton a pour sa part estimé que l’administration Trump ne voyait pas le « danger » que représentent des discussions avec Pyongyang.

« Si vous voulez discuter avec Kim Jong-un de ses armes nucléaires, il vous faut des diplomates expérimentés », a expliqué l’ancienne responsable de la diplomatie américaine dans une interview publiée hier par le journal néerlandais Algemeen Dagblad.

« Il faut des gens qui connaissent bien les dossiers et qui savent déchiffrer les Nord-Coréens et leur langage », a ajouté la candidate malheureuse à la présidentielle de 2016.

L’actuel secrétaire d’État américain Rex Tillerson, en tournée en Afrique, a de son côté annulé son programme pour hier à Nairobi.

Il « ne se sent pas bien après deux longues journées à travailler sur des questions importantes comme la Corée du Nord », a justifié le sous-secrétaire d’État Steve Goldstein.

Le lieu et la date de la possible rencontre entre Kim Jong-un et Donald Trump n’ont pas encore été arrêtés, mais elle devrait se tenir « d’ici mai », selon Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité.

Pyongyang n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce, mais son ambassadeur aux Nations unies, Pak Song-il, a déclaré au Washington Post que cette invitation résultait d’une « décision volontaire et ouverte » de Kim Jong-un.

Grâce à cette « décision courageuse de notre dirigeant suprême, nous pouvons envisager d’assurer la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne », a-t-il expliqué.

PRÉSIDENTIELLE DE 2020

« Keep America Great ! »

L’élection présidentielle américaine de 2020 peut sembler encore lointaine, mais Donald Trump a déjà son slogan de campagne pour se faire réélire, a-t-il dévoilé hier. « Notre nouveau slogan, quand nous ferons campagne – pouvez-vous y croire, c’est dans deux ans –, va être : “Gardons sa grandeur à l’Amérique”, point d’exclamation », a déclaré le président lors du rassemblement en Pennsylvanie. Le slogan Make America Great Again (« Rendons sa grandeur à l’Amérique ») avait occupé une place centrale dans la campagne électorale victorieuse de Donald Trump en 2016. De quatre mots, le slogan passerait donc à trois mots agrémentés d’un point d’exclamation : « Keep America Great ! » M. Trump, 71 ans, fait régulièrement allusion au deuxième mandat qu’il espère.

— Agence France-Presse

L'Europe sera dispensée de taxes si elle fait de même pour les États-Unis

Le président des États-Unis Donald Trump a déclaré hier qu’il épargnerait à l’Union européenne les droits de douane sur l’acier et l’aluminium si celle-ci renonçait à ses propres barrières imposées aux produits américains. Les droits de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, annoncés par Donald Trump, sont contestés par les Européens et d’autres partenaires commerciaux des États-Unis comme le Japon, mais ceux-ci ont échoué à obtenir satisfaction hier lors d’entretiens à Bruxelles. « L’Union européenne, des pays merveilleux qui traitent très mal les États-Unis dans le commerce, se plaint des droits sur l’acier et l’aluminium », a écrit M. Trump sur Twitter. « S’ils abandonnent leurs horribles obstacles et leurs droits de douane sur les produits américains, nous abandonnerons les nôtres. Sinon, nous taxons les voitures, etc. Honnête ! », a-t-il ajouté. Les Européens ont signifié leur déception hier au représentant au Commerce américain Robert Lighthizer, présent à Bruxelles pour une réunion prévue de longue date avec la commissaire au Commerce Cecilia Malmström et le ministre japonais de l’Économie Hiroshige Seko. Le Japon, comme l’Union européenne, exige d’être exempté des taxes américaines.

— Agence France-Presse

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