Derrière les lignes ennemies

Gustav Nyquist sur Tomas Tatar

L’attaquant des Red Wings nous parle de son ami et ancien coéquipier.

Malgré leurs confrontations sur la glace, les joueurs de la LNH réussissent néanmoins à se forger de solides amitiés loin de la patinoire. Nous avons pensé qu’il serait intéressant, dans ce cas, de faire du repérage dans les vestiaires adverses afin de dénicher un joueur ennemi qui nous permettrait d’en apprendre un peu plus sur un joueur des Canadiens.

Aujourd’hui : l’attaquant des Red Wings Gustav Nyquist sur son ancien coéquipier Tomas Tatar.

Tomas nous a dit qu’il avait l’habitude de se chamailler avec Tomas Plekanec, autant sur le plan international que lors des affrontements MTL-DET. Est-ce qu’il est aussi achalant lors d’une compétition internationale ?

La Suède a gagné, ça je le sais. Une victoire assez convaincante aussi, je pense [une victoire de 3-1 de la Suède en match préliminaire au Championnat mondial 2014 de l’IIHF en Biélorussie]. C’est la seule fois où nous nous sommes affrontés. Je suppose que c’est 1 à 0 pour moi.

Je ne pense pas qu’il puisse vraiment m’achaler. Nous sommes de bons amis. Tats et moi, nous nous connaissons bien. Nous jouons ensemble depuis très longtemps. Nous avons eu beaucoup de moments de plaisir ensemble et de bons souvenirs. Je ne crois pas cependant qu’il serait en mesure de me déranger ? Je ne pense pas que c’est possible pour lui.

Quel genre de gars est-il dans la chambre ?

C’est un gars drôle. Il aime plaisanter. Il y a toujours un sourire sur son visage. De cette façon, il apporte beaucoup d’énergie. Il est juste un très bon gars à côtoyer.

Vous étiez compagnon de trio à Détroit. Avez-vous également passé du temps ensemble hors de la glace ? Qu’avez-vous aimé faire ?

Quand nous étions plus jeunes… nous avons passés l’ère du jeu vidéo, surtout lorsque nous étions à Grand Rapids et lorsque nous avons commencé à Détroit. Nous avons joué à beaucoup de jeux vidéo ensemble. Nous sortions pour le déjeuner et le dîner. Je ne pense pas que nous ayons vraiment quelque chose de spécial. C’était plus simplement profiter de la compagnie de chacun.

Certaines personnes vous ont qualifié de la nouvelle génération des jumeaux d’Europe. Qui serait Datsyuk et qui serait Zetterberg ?

Aucun d’entre nous ne serait l’un d’eux. Ils sont des candidats au Temple de la renommée à mon avis. Nous ne devrions pas être [comparés à] aucun d’eux, je ne pense pas.

Quel est ton souvenir préféré lors de son séjour à Détroit ?

Pour nous, ce fut de remporter ensemble la Coupe Calder (2013) à Grand Rapids. Ce fut un grand moment dans nos deux carrières. C’était un voyage amusant et quelque chose dont nous allons nous souvenir pour le restant de nos jours.

Étais-tu en contact avec lui alors qu’il était à Vegas ou depuis son arrivée à Montréal ?

Oui absolument. On s’envoie des messages textes. D’abord, il s’est fait échanger des Red Wings. C’était triste de voir un coéquipier partir ainsi, mais cela fait partie du jeu. Ce fut un peu surprenant qu’il soit presque immédiatement échangé à Montréal, mais il a dit qu’il adorait ça ici. Je lui parle depuis que je suis venu ici. Nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes vus quand nous étions à Montréal. Il a dit que c’était une ville fantastique pour jouer au hockey. Espérons qu’il réussisse bien ici.

Sur cette note, il semble qu’il est un bon choix pour une équipe des six originales ou d’autres marchés de hockey importants. Pourquoi selon toi ?

C’est juste sa personnalité. C’est un buteur. La foule ici est l’une des meilleures foules pour lesquelles nous jouons. Cela peut vraiment allumer un joueur comme ça. Je pense que cette ville correspond assez bien à sa personnalité pour être un joueur de hockey dans cette ville.

Tomas nous a dit que tu serais le seul membre de l’équipe à pouvoir nous donner quelque chose de croustillant à son sujet… que peux-tu partager avec nous ?

Je ne veux pas être ce genre de gars. Je suis sûr qu’il dirait ça ! Je veux penser qu’il serait gentil avec moi si un des journalistes de Détroit le questionnait à mon sujet. Ce qui l’ennuie vraiment, c’est qu’il sera toujours plus petit que moi. C’est très important pour lui. Ça le frustre beaucoup. Je ne veux pas trop en dire.

Un texte de Dan Braverman, traduit par Pierre-Antoine Mercier

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