pour ou contre

Pour ou contre

Laurent Paquin

Un invité de La Presse+ prend position sur des sujets qui marquent son actualité.

Cette semaine

Laurent Paquin

Les captations de galas Juste pour rire ?

POUR

Je suis pour à 100 %, parce que c’est ce qui m’a donné le goût de faire de l’humour dans la vie. En voyant des gens en faire. Je ne manquais jamais cela quand j’étais petit. C’est une vitrine extraordinaire et c’est ce qui a donné le goût à plein de jeunes de se lancer en humour. Ça montre à quel point c’est un premier contact important. J’écris d’ailleurs des numéros que je ne fais que dans les galas qui seront diffusés, pour que cela ne se répète pas dans mes shows.

L’Olivier de l’année ?

POUR

Je suis pour, mais pas toujours en faveur de la méthode, la manière de le remettre. Il y a toujours de nouvelles façons en général, et le bémol, c’est comment le public vote. À un moment donné, c’était dans les Tim Hortons ! Mais j’aime bien qu’il y ait un prix du public, ça rappelle qu’il a son mot à dire là-dedans.

Les spectacles d’humour sur Netflix ?

POUR

Ce n’est pas une position sur Netflix, mais je suis un grand consommateur d’humour sur Netflix. La captation de shows d’humour a beaucoup influencé mon écriture, ça permet de voir ce qui se fait ailleurs. C’est beaucoup à cause de ça que les jeunes humoristes sont meilleurs qu’avant, meilleurs que nous ne l’étions à leur âge : ils ont tout vu ce qui se fait aux États-Unis. À mon avis, un humoriste doit être un bon consommateur d’humour.

Les premières médiatiques ?

POUR

Ah mon dieu… Je ne suis ni pour ni contre, dans la mesure où ça te sert. Mais je ne pense pas que ce soit aussi nécessaire qu’avant. On voit ça comme un mal nécessaire, on est obligé de passer par là, personne n’a tant de fun que ça à faire une première médiatique, c’est comme important… C’est le moment où tu viens dire : voilà, c’est ça, qu’en pensez-vous, jugez-moi et propagez la bonne nouvelle. Je ne suis pas contre, on va dire que je suis pour…

Le cannabis à 21 ans ?

CONTRE

J’ai toujours été pour la légalisation, et ce qui est ironique, c’est que je ne suis même pas un consommateur de cannabis. Je continue de penser que les gens qui brandissent des épouvantails vont devoir se rendre à l’évidence un jour que ça ne cause pas plus de ravages que l’alcool, que ça en cause moins que la cigarette. Je pense qu’on fait peur au monde en ce moment. Je ne vois pas pourquoi on mettrait ça à 21 ans alors que l’alcool est à 18 ans. Pour moi, c’est un non-sens, mais c’est un non-sens qui fait plaisir à certaines personnes qui ont peur et on aime bien attirer des votes en faisant peur au monde.

Un code vestimentaire à l’Assemblée nationale ?

CONTRE

Les gens auront beau faire les exagérations qu’ils veulent, pour moi, ça n’a aucun rapport. Je pense qu’il y a un minimum de respect à avoir, mais tu peux t’habiller comme tu t’habilles dans la vie. C’est toute la contradiction des gens qui me sidère, des fois. On veut des politiciens qui sont honnêtes, francs, vrais, qui ne respectent pas toujours la maudite ligne de parti, mais aussitôt que quelqu’un diverge un peu, il se fait ramasser. Je trouve ça vraiment ridicule. Saviez-vous qu’avant l’arrivée des caméras à l’Assemblée nationale, les députés s’habillaient n’importe comment ? Les députés du PQ avaient de la barbe pis des chemises carreautées ! Il y a beaucoup d’hypocrisie là-dedans, et le linge, pour vrai, c’est-tu un faux débat ? Faut-tu assez haïr QS pour décider que ça, ça va être un combat qu’on va mener cette année ?

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.