Cet écran a été partagé à partir de La Presse+ Édition du 20 avril 2014, section SPORTS, écran 5

STATISTIQUES AVANCÉES

Retour en chiffres sur le deuxième match

Retour en chiffres sur le deuxième match

4 À 1

À l’image du premier, le deuxième match s’est joué à forces égales, aspect du jeu sur lequel nous nous penchons à nouveau ici. Soucieux de contenir le trio de Desharnais sans pour autant brider Stamkos, Jon Cooper a modifié son approche à 5 contre 5, mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. En effet, s’il est commun de voir une équipe protéger son avance en jouant de prudence en troisième période, cédant ainsi à l’adversaire l’avantage en matière de chances de marquer, ce n’est pas ce qui s’est produit vendredi soir, les Montréalais ayant eu l’avantage de 4 à 1 au chapitre des chances et de 14 à 12 à celui des tirs tentés à forces égales durant le dernier tiers.

19 À 8

Cooper a donc cessé d’utiliser Steven Stamkos à contre-emploi pour l’envoyer prendre les mises en jeu en zone offensive. Seulement, s’il a accordé au Lightning 19 mises en jeu dans son territoire lors du premier match, dont 16 au cours des trois premières périodes, cette fois, le CH n’a accordé à l’adversaire que 8 maigres mises en jeu du côté de Carey Price, faisant en outre passer le nombre de dégagements refusés de 9 à 2. Stamkos a bien été présent sur 4 des 8 mises en question, mais la ration était insuffisante. Et si Valtteri Filppula s’est chargé des missions défensives pour le Lightning, Stamkos, lui, a souvent eu Plekanec dans les patins.

13 À 2

On doit souligner l’effort défensif exceptionnel du trio dont Tomas Plekanec est le pivot. Si le 91 leur avait échappé à quelques reprises au cours du premier affrontement, il n’en fut rien lors du deuxième. En un peu plus de 6 minutes de jeu et 9 mises en jeu, le Tchèque et ses acolytes n’ont cédé au trio de Stamkos qu’une maigre entrée de zone en possession de rondelle. Au total, ils n’ont laissé l’adversaire franchir leur ligne bleue avec le contrôle du disque qu’à deux reprises, contre 13 entrées réussies de leur part, Gallagher en obtenant 7 et Prust 5. Quand on songe que lors des deux prochains matchs, Michel Therrien aura pour les deux prochains matchs tout le loisir d’accorder un appui supplémentaire à Plekanec contre Stamkos, cela est de bon augure pour le Canadien.

CONTINUER LE TRAVAIL
À DOMICILE

Il n’y a qu’une ombre au tableau : le trio de Lars Eller a connu des moments difficiles, surtout lorsqu’il a dû affronter Cédric Paquette. Ce dernier a en effet supplanté le Danois 9 à 1 aux tirs, 2-0 aux chances de marquer. Ces difficultés restent bien relatives ; si le trio d’Eller a souvent trébuché dans sa zone, il a limité les dégâts et, surtout, a largement appuyé l’offensive au cours des deux premiers matchs. De plus, on a vu son trio contrôler la zone centrale en troisième, misant sur la contre-attaque pour le deuxième filet de Bourque. En ce sens, les trois joueurs ont préparé la voie pour toute la troupe : suivre le plan de match et éviter de se laisser déconcentrer par les inévitables présences difficiles.