Bangladesh

« Le problème réside en Birmanie, qui ne veut absolument pas reprendre les Rohingya. »

— La première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, qui attribue à la Birmanie la responsabilité des retards dans le rapatriement des Rohingya. Quelque 740 000 Rohingya ont trouvé refuge dans des camps surpeuplés au Bangladesh voisin à la suite d’une répression brutale de l’armée birmane qui les a forcés à fuir, en août 2017. (Agence France-Presse)

Hong Kong

Le projet de loi d’extraditions maintenu malgré la grogne

Le gouvernement pro-Pékin de Hong Kong a refusé, hier, d’enterrer un projet de loi controversé qui permettra les extraditions vers la Chine, en dépit d’une manifestation monstre contre ce texte la veille dans l’ex-colonie britannique. Combattive face aux médias, la chef de l’exécutif, Carrie Lam, a réaffirmé que le Conseil législatif (LegCo) – le « Parlement » local – examinerait comme prévu demain ce texte de loi. Une intransigeance dénoncée par ses adversaires qui appellent d’ores et déjà à manifester demain près du parlement ou à faire grève. « Elle est en train de pousser Hong Kong au bord du précipice », a déclaré la députée pro-démocratie Claudia Mo. Le projet de loi doit permettre les extraditions vers toutes les juridictions avec lesquelles aucun accord bilatéral n’existe, y compris la Chine continentale. Les autorités affirment que cette loi comblera un vide juridique et fera que la ville ne servira plus de refuge à certains criminels. Le texte a suscité les critiques de pays occidentaux ainsi qu’une levée de boucliers de certains Hongkongais qui dénoncent une justice chinoise opaque et politisée.

— Agence France-Presse

Syrie

Retour en France d’orphelins de djihadistes

Douze orphelins français de familles djihadistes, qui avaient été recueillis dans des camps de déplacés du nord-est de la Syrie, sont arrivés à Paris hier, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Les 12 enfants, tous des « orphelins, isolés et particulièrement vulnérables » dont « certains sont malades et dénutris », selon le Ministère, avaient été remis dimanche à une délégation française. Deux orphelins de parents néerlandais, rentrés en même temps, ont été remis à des représentants des Pays-Bas venus les chercher, a précisé la même source. Les enfants français, dont le plus âgé a 10 ans, vivaient dans deux des camps tenus par les forces kurdes, où ont été accueillies des dizaines de milliers de personnes ayant fui les offensives contre le dernier bastion du groupe djihadiste État islamique (EI). Les responsables kurdes ont remis « 12 orphelins français issus de familles de l’EI à une délégation du ministère français des Affaires étrangères », a déclaré Abdel Karim Omar, un haut responsable des Affaires étrangères de l’administration autonome kurde, non reconnue par la communauté internationale mais qui contrôle des territoires du nord-est syrien. — Agence France-Presse

République démocratique du Congo

Épidémie de rougeole déclarée

Une épidémie de rougeole a été déclarée hier en République démocratique du Congo par le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, dans un pays déjà sur le front d’une épidémie d’Ebola depuis le 1er août. Depuis le début de 2019, 87 000 cas suspects ont été enregistrés avec 677 cas confirmés répartis dans 23 provinces, précise le ministre dans un communiqué. « Cette situation est d’autant plus inquiétante, car elle représente une augmentation de plus de 700 %, comparée à la situation épidémiologique pour la même période en 2018 », indique le ministre qui encourage les parents à faire vacciner leurs enfants. « L’épidémie de rougeole qui frappe la République démocratique du Congo (RDC) risque d’être la plus meurtrière depuis sa forte résurgence dans le pays en 2011-2012 », évalue l’ONG Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué. La RDC fait déjà face à une épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola déclarée le 1er août dans le Nord-Kivu et les territoires de Beni et de Butembo (Est). Il s’agit de la deuxième épidémie en importance de l’histoire avec 1384 morts et des attaques armées contre des équipes médicales sur le terrain.

— Agence France-Presse

Inde

Six hindous condamnés pour avoir violé et tué une fillette musulmane

La justice indienne a condamné hier six hommes hindous en lien avec le viol collectif et le meurtre d’une fillette musulmane l’an dernier, un fait divers au caractère communautariste qui avait ébranlé l’Inde. Le tribunal de Pathankot (Pendjab, nord de l’Inde) a acquitté un septième accusé. Une procédure judiciaire distincte est en cours pour un huitième et dernier accusé, qui dit avoir été mineur au moment des faits et sera jugé à part. Trois des accusés – dont un responsable de leur village – ont été reconnus coupables de viol et de meurtre. Ils ont échappé à la peine capitale et ont écopé de la prison à perpétuité. Les trois autres, condamnés pour avoir accepté des pots-de-vin et détruit des preuves au cours de l’enquête, ont été condamnés à cinq ans de prison. Selon le rapport des enquêteurs, la fillette de 8 ans a été victime de villageois hindous qui cherchaient à terrifier sa tribu nomade musulmane, les Bakarwals, pour les forcer à quitter leur commune. En janvier 2018, la jeune victime avait été enlevée puis droguée et séquestrée dans un temple hindou. Son corps sans vie avait été retrouvé dans la nature quelques jours après sa disparition. Selon l’autopsie, elle est morte étranglée et frappée à coups de pierre. — Agence France-Presse

Libye

L’ONU prolonge d’un an l’embargo sur les armes

L’ONU a renouvelé hier pour un an une opération européenne chargée du contrôle de l’embargo sur les armes pour la Libye, où des livraisons d’armements sont signalées depuis deux mois, sans cependant prévoir de moyens supplémentaires pour renforcer son action.

Une résolution en ce sens a été adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité.

Membres non permanents, l’Afrique du Sud et la Belgique ont déploré que des ames continuent d’arriver en Libye « par voie maritime et terrestre ». Plusieurs pays se sont toutefois félicités de l’opération militaire européenne Sophia de lutte contre les trafics d’armes et de pétrole en Libye, prolongée de 12 mois.

Depuis 2015

Lancée en 2015 à l’origine pour lutter contre les réseaux de passeurs, l’opération militaire européenne avait été prolongée de six mois, fin mars, par l’Union européenne (UE), soit jusqu’au 30 septembre 2019. Mais avec une « suspension temporaire du déploiement des moyens navals de l’opération » en raison du refus de l’Italie, qui commande Sophia, de laisser débarquer dans ses ports les migrants recueillis en mer.

Selon la France, même sans navires, « l’opération Sophia garde un rôle important pour la stabilisation de la Libye ». « Son caractère dissuasif limite les violations de l’embargo sur les armes et réduit les flux d’armes qui continuent de transiter par la voie maritime », a affirmé l’ambassadrice française adjointe, Anne Gueguen.

« Si les moyens maritimes de l’opération ont été suspendus temporairement, l’opération Sophia a recentré son action et demeure active pour mettre en œuvre » son mandat « à travers son action de formation des gardes-côtes libyens » et par « ses moyens aériens pour recueillir du renseignement et des informations nécessaires au maintien de l’embargo sur les armes », a-t-elle précisé.

Mission sans pouvoir ?

À la mi-avril, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, en demandant aux États de l’UE de renvoyer des navires militaires en Méditerranée, avait estimé que « sans navires, Sophia n’était pas à même de remplir sa mission ».

Depuis le lancement, début avril, d’une offensive du maréchal Khalifa Haftar pour s’emparer de Tripoli, plusieurs arrivées d’armes ont été signalées, entre autres du matériel de fabrication turque et jordanienne au profit des forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale.

— Agence France-Presse

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