Hausse de taxes

Les locataires aussi écopent

Pour les deux tiers des Montréalais qui sont locataires, la hausse des taxes foncières annoncée hier se traduira probablement par une augmentation de loyer. En effet, « 100 % de la hausse de taxes est admissible à la hausse du loyer payé, et c’est ce qu’on constate la plupart du temps », indique André Trépanier, au nom du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

À l’inverse, s’indigne-t-il, les locataires ne profitent pratiquement jamais des baisses de taxes. « Il y a aussi des cas où les taxes baissent : le locataire ne peut pas aller à la Régie pour demander une baisse. »

Cette année, son organisme demande en outre à Québec un délai d’un mois supplémentaire pour que les locataires puissent refuser une hausse.

L’Association des propriétaires du Québec encourage ses membres à augmenter les loyers, puisque « tout ce qui n’est pas réclamé lors de l’augmentation sera perdu, indique-t-on dans un communiqué. Les propriétaires doivent augmenter les loyers dès cette année, l’an prochain, il sera trop tard. »

Le porte-parole de l’APQ, Robert Soucy, s’offusque par ailleurs que la Ville de Montréal hausse ses taxes de 2,8 %, alors que les propriétaires n’ont droit qu’à une hausse de 0,8 % cette année selon les barèmes de la Régie. « Alors que la Ville a une batterie d’experts et de professionnels, elle se permet des hausses de 2,8 %. Les propriétaires, eux, n’ont pas le droit et sont les mal-aimés du système. Ça n’a pas de sens. » Les augmentations de loyer permises par la Régie au cours des 10 dernières années ont été inférieures à l’inflation, indique-t-il.

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