39e FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL

Les incontournables

À compter du 28 juin, le 39e Festival international de jazz de Montréal, présenté par Groupe Banque TD en collaboration avec Rio Tinto, sera l’hôte de l’une des plus riches programmations de son histoire. Comment s’y retrouver ? Entre grands noms, retours attendus et propositions à découvrir, voici un bouquet de 9 incontournables. À voir, à entendre et à mettre au calendrier !

LES GRANDS NOMS

George Thorogood and The Destroyers

Guitare, guitare, guitare : l’infatigable et toujours pertinent George Thorogood franchit encore le mur du son, flanqué de ses robustes Destroyers. Actif depuis le début des années 70, celui qui a transformé en hymnes nationaux les titres Bad to the Bone et One Bourbon, One Scotch, One Beer livrera son Rock Party Tour 2018 avec la puissance et l’énergie d’une Tesla électrique, pédale au plancher, fort de ses 15 millions d’albums vendus en 40 ans. Sur l’autoroute infinie du blues et du bon rock.

1er juillet, 19 h 30

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

Béla Fleck and the Flecktones

Enfin ! Parce que huit ans depuis la dernière présence du maître du banjo Béla Fleck et de ses prodigieux Flecktones au Festival, c’est long. Ce retour attendu sera l’occasion de renouer avec une éclatante potion composée de prestations magistrales, extraites d’un florilège musical agrémenté de bluegrass, de sonorités africaines, de blues électrique et de folklore est-européen. Un incontournable qui remettra les pendules à l’heure. Première partie : le Delvon Lamarr Organ Trio.

1er juillet, 20 h

Théâtre Maisonneuve, Place des Arts

Charlotte Gainsbourg

Elle semble investie de tous les talents. Dont celui de conquérir les cœurs et les esprits, que ce soit en musique ou sur grand écran. Artiste chérie de l’espace francophone, dotée du don de jeter des ponts entre continents et générations, elle présentera son nouvel album, Rest, le plus personnel de sa carrière, qualifié de « parfait » par Les Inrocks. Artiste féminine de l’année aux Victoires 2018, c’est sa première visite au Festival.

26 et 27 juin, 20 h 30

MTELUS

GRAND RETOUR

Molly Johnson

Trois ans après son fabuleux hommage à Billie Holiday, la chanteuse torontoise est de retour à Montréal pour, entre autres, présenter sur scène les titres de son nouvel album, Meaning to Tell Ya, paru début mai. La voix singulière, profonde, langoureuse et énergique de la charismatique Johnson rappelle à chaque écoute l’étendue et la générosité de son talent. Une soirée à l’image de l’artiste : entraînante et lumineuse. Dans une salle parfaite, intime, pour en apprécier toutes les subtilités.

3 juillet, 19 h

Cinquième Salle, Place des Arts

Finley Quaye

On ne l’attendait plus. Finley Quaye nous avait offert, en 1997, un mégatube reggae-pop Sunday Shining qui est devenu le titre de l’heure, enchâssé dans un album indémodable, Maverick a Strike. Lauréat d’un Brit Award, il semblait être promis à une brillante carrière. Sans jamais s’écarter d’un style où il excelle toujours, Finley Quaye est fin prêt à renouer avec la scène. Comme un grand retour, sous forme de première au Festival !

7 juillet, 22 h

L’Astral

Ani DiFranco

Plus de 20 albums en près de 30 ans de carrière. Pas mal pour une artiste multidimensionnelle qui, à seulement 19 ans, lançait sa propre étiquette, Righteous Babe Records. Prolifique, activiste, maintes fois nommée aux prix Grammy, l’artiste engagée, au rythme cadencé, demeure une figure majeure du folk universel. Début mai, le Festival annonçait son grand retour, après 12 ans d’absence. Elle y présentera son vingtième album, Binary, où elle aborde de front plusieurs enjeux, sur des mélodies percutantes aux accents soul. Un événement à ne pas manquer.

4 juillet, 20 h

Théâtre Maisonneuve, Place des Arts

JAZZ D’AILLEURS

Marinah

Héritière de la folle énergie de l’ex-formation espagnole Ojos de Brujo dont elle faisait partie et des quartiers de sa jeunesse à Barcelone, Marina Abad, alias Marinah, est de retour à Montréal pour nous donner sa recette éprouvée de fiesta déjantée : deux pelletées de flamenco, de rumba et de hip-hop, dans un grand bol de flamboyante joie de vivre. L’esprit sera résolument à la fête dans l’arène du Club Soda. Première partie : DJ Kobal.

7 juillet, 21 h

Club Soda

Kimbra

Elle n’a pas 30 ans. Elle se reconnaît des influences entre Mariah Carey et David Bowie, en passant par Stevie Wonder. Elle a reçu un prix Grammy en 2012 pour son duo avec Gotye sur la pharaonique Somebody That I Used to Know. Elle est une vedette en Océanie. Elle aimerait améliorer son français. Elle pourra s’exercer à Montréal, puisqu’elle viendra nous faire découvrir son brillant univers. Au carrefour de la pop, du jazz et du soul. On y sera. Première partie : Ouri.

6 juillet, 21 h

Club Soda

Vinícius Cantuária

Chaleureux chanteur et multi-instrumentiste de première, l’inspiré et inspirant Vinícius Cantuária élabore depuis les cordes de sa guitare, son principal outil de travail, une musique naviguant avec élégance sur les eaux du jazz et de la bossa-nova. Connaissant son parcours, peu étonnant que le prolifique Brésilien, désormais basé à New York, ait au fil du temps collaboré avec Brian Eno, Laurie Anderson, Brad Mehldau, Bill Frisell, Marc Ribot, Ryuichi Sakamoto et autres David Byrne. Un impeccable, un classique des temps modernes.

1er juillet, 22 h

L’Astral

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