les vins de la semaine

Trois vins équitables

Un vin de terroir n’est pas nécessairement cher. Ni un vin bio. En revanche, à moins de 15 $, il est difficile de trouver des vins équitables, c’est-à-dire qui permettent au vigneron de vivre convenablement de sa production. Et lorsque le vin est très peu cher, il est fort probable qu’il soit issu d’une viticulture de masse et d’une vinification industrielle. Voici trois vins issus d’une viticulture très soignée qui sont de belles expressions de leur lieu d’origine.

Un italien étonnant

Chaque fois que je goûte ce vin, je suis étonnée par sa matière et sa texture en bouche, considérant son faible taux d’alcool. Son nez est très « non-fruit » : il rappelle la fumée, comme la pierre à fusil, les embruns, les herbes salées, les zestes et les écorces d’agrumes. Puis vient la bouche, avec une texture granuleuse et une ampleur certaine malgré sa légèreté, et des arômes de fruits jaunes, mais surtout de zestes, d’agrumes, d’herbes fraîches. Et toujours ce caractère fumé, salin, minéral. Savoureux, tonique et vivifiant, avec de délicats amers en finale. Idéal pour accompagner des coquillages, des sardines ou un poisson grillé avec gremolata.

Garde : de 3 à 5 ans

Marco de Bartoli Lucido Catarratto Terre Siciliane 2018, 22,10 $ (12640603), 11,5 %

Belle introduction au Dão

Le touriga nacional, cépage phare du Portugal, est présent dans de nombreuses régions du pays, mais fort probablement originaire du Dão. Il donne des vins très colorés, charnus, avec beaucoup de fruit. Ici, il est assemblé avec du jaen, très peu cultivé ailleurs au pays, qui apporte de la finesse. Le vin s’ouvre sur des arômes de fruits rouges et noirs bien mûrs et quelques notes d’épices. La bouche est très fraîche, avec des tanins souples et une impression minérale, typique des vins du Dão. Harmonieux et savoureux, c’est une très belle introduction aux vins de la région. À déguster avec des pâtes à la saucisse, des côtelettes de porc grillées, du boudin.

Garde : de 2 à 3 ans

Maïas Dão 2015, 17,85 $ (14070472), bio, 13,5 %

La Provence à bon prix

Assemblage provençal de grenache, syrah, carignan, cabernet sauvignon et mourvèdre, ce vin reste toujours d’un très bon rapport qualité-prix. Le 2017 présente un nez fin, tout en fruit, avec des arômes de framboise et de cassis. La bouche fait preuve d’éclat et de fraîcheur, avec un fruit très pur auquel s’ajoutent quelques notes de garrigue, de poivre et de viande fumée. Généreux, mais sans lourdeur, avec des tanins modérés, il sera parfait pour des brochettes de bœuf, des côtelettes d’agneau aux herbes, une ratatouille.

Garde : de 3 à 5 ans

Château La Lieue Coteaux Varois en Provence 2017, 16,80 $ (605287), bio, 14 %

Gourmand

À la carte

La scène gastronomique montréalaise se réinvente sans cesse. Ouvertures de restaurants, nouveaux menus, évènements… Nous vous présentons chaque semaine ce qu’il ne faut pas manquer pour bien boire et bien manger.

En vedette

relève de la garde à l’Auberge

Il y a deux bonnes raisons de visiter l’Auberge Saint-Gabriel cet automne : l’arrivée de la chef Audrey Dufresne et le 10e anniversaire du speakeasy Le Velvet. L'ancienne des Trois Petits Bouchons, puis du Chasse-Galerie et de Hoogan et Beaufort est depuis quelques mois aux commandes du restaurant de l’Auberge Saint-Gabriel. Elle y a retravaillé la carte, tout en conservant quelques classiques (comme le chou-fleur rôti entier). Juste à temps pour la saison froide, la chef présente un menu 100 % de son cru. « Ma cuisine a toujours été très conviviale et classique, même si j’aime ajouter des touches gastronomiques. C’est l’équilibre que je tente de trouver ici », explique-t-elle. Les jolis plats de saison qu’elle nous a présentés en témoignent : un magret de canard de Barbarie de Canard du village, vieilli et servi avec déclinaison de choux et parsemé d’un crumble de baies de genièvre, ainsi qu’un thon rouge de la Gaspésie servi en sashimi, accompagné d’aubergines frites, de purée d’ail et de salsa verde. Après votre repas, n’hésitez pas à descendre dans l’antre du Velvet, qui s’est refait une beauté pour son 10e anniversaire, grâce au designer Bruno Braën (Pullman, Moleskine), à qui on doit l’entrée de l’Auberge et son imposante colonne vertébrale de baleine. Deux bars ont été ajoutés pour un espace plus convivial. On peut désormais s’y rendre plus tôt, dès 21 h, pour déguster un cocktail de la nouvelle carte dans une ambiance plus feutrée. À l’approche de minuit, on passe en mode club avec un tout nouveau système de laser.

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

426, rue Saint-Gabriel, Montréal

Événement

Manger pour le changement

Les restaurants Alma, Le Bremner, Garde Manger, Grumman 78, Taverne Monkland, Taverne sur le Square et Tuck Shop participent à l’événement Nourrir le changement, le 16 octobre. Les revenus générés par les repas servis à cette occasion seront remis au Dépôt centre communautaire d’alimentation (anciennement le Dépôt alimentaire NDG), afin de financer des programmes liés à la saine alimentation pour tous. L’organisme offre une gamme de 20 programmes de cuisine, de jardinage et de nutrition visant l’amélioration de la santé et du bien-être des gens à faibles revenus. Cette année, chaque restaurant participant met en vedette un de ses fournisseurs afin de promouvoir son engagement pour un système alimentaire local et durable. On peut d’ailleurs visionner des vidéos portant sur ces collaborations sur le site du Dépôt. Il est même possible de faire sa réservation dans l’un des sept établissements à partir de ce site.

— Ève Dumas, La Presse

En visite

Petit déjeuner à l’italienne au Jacopo

Ouvert depuis mai dernier sur la toujours animée place Jacques-Cartier, le Jacopo est un restaurant qui rend hommage à la cuisine italienne, un projet du Groupe Antonopoulos (Maggie Oakes, Méchant Bœuf…). L’endroit vient d’ajouter depuis peu les brunchs à son offre gourmande le week-end. Au menu, des plats qui s’inspirent de classiques italiens, revisités façon petit déjeuner, comme le « cacio e pepe », des œufs brouillés agrémentés de pecorino, parmesan et poivre noir, ou encore les « Uova Pomodoro », des œufs pochés dans une sauce tomate onctueuse, servis avec focaccia maison. On accompagne le tout d’un « kit » Bellini, afin de faire soi-même ce cocktail à l’italienne mariant prosecco et purée de pêche, parfait pour accompagner un brunch copieux. Une belle façon de commencer votre samedi ou votre dimanche !

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

436, place Jacques-Cartier, Montréal

Au calendrier

La grand-messe du café

Le Festival du café de Montréal (East Coast Coffee Madness) prend de l’ampleur, cette année, en se tenant sur deux jours plutôt qu’un seul. De plus, ça se déroule le week-end (au Centre des sciences, les 19 et 20 octobre), plutôt qu’un jour de semaine, ce qui permet de rejoindre un public plus vaste. La grande conférence ne s’adresse donc plus qu’aux professionnels du café, mais aussi aux amateurs souhaitant en savoir plus sur la boisson qui propulse leurs matins ! Plusieurs formules sont offertes pour assister au ECCM. Pour 20 $, on a accès aux exposants, à du café à volonté, à un cours et à une compétition d’art latte. Le passeport VIP à 50 $ est valide les deux jours et permet en plus d’assister aux conférences et aux événements en marge de l’ECCM. Les finales nationales Brewers Cup et Cup Tasters se tiendront également pendant le festival. En parallèle au ECCM, le Crew Collectif & Café organise samedi soir une compétition de baristas, suivie d'une soirée dansante.

— Ève Dumas, La Presse

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