En bref

Des personnes handicapées manifestent contre la pauvreté

Une centaine de personnes handicapées sont descendues dans les rues de Montréal pour la toute première fois, hier après-midi, pour dénoncer les injustices dont elles se disent victimes.

La Marche des 10 %, comme l’a baptisée le Mouvement Citoyen Handicap-Québec (MCHQ) en référence à la proportion de personnes handicapées dans la province, visait surtout à braquer les projecteurs sur la pauvreté des personnes handicapées et le manque de services qui leur sont offerts.

Selon Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec, de nombreuses personnes handicapées sont enfermées dans un cercle vicieux. « Il y a plusieurs personnes qui vivent de l’aide sociale. Mais c’est difficile de travailler ou d’aller à l’université quand on n’a pas de transport adapté », souligne-t-elle. 

Au total, sept stations de métro, toutes situées sur la ligne orange, disposent d’un ascenseur. Et si 150 circuits d’autobus disposent de véhicules « à plancher bas », Linda Gauthier souligne que ce service n’est pas toujours offert – les jours de tempête de neige, par exemple. « On paye pourtant le même prix que les autres », indique-t-elle. 

Comme des poubelles

De l’avis de Richard Guilmette, initiateur de la marche et fondateur du MCHQ, plusieurs personnes handicapées n’acceptent pas leur condition. « Demandons-nous pourquoi. Vaut mieux ne pas être handicapé au Québec : nous sommes perçus comme étant des victimes, mais nous sommes traités comme des poubelles », indique le militant, qui a par ailleurs lancé au printemps un magazine web traitant de divers sujets liés aux handicaps. 

Visiblement, c’est l’absence d’une prise en considération systématique de la condition des personnes handicapées qui dérange. Immeubles difficiles d’accès et coupes dans les soins à domicile sont autant de situations qui laissent croire à Linda Gauthier qu’elle est perçue comme « une citoyenne de seconde classe ».

« Ce n’est pas parce qu’on est handicapés qu’on doit rester attachés à la patte du four », lance-t-elle.

D’autant plus que le gouvernement aurait avantage à bonifier l’aide à domicile et ainsi favoriser l’autonomie, selon Richard Guilmette. Ce dernier fait valoir que ce type d’aide est moins coûteux que le maintien d’une personne handicapée en centre d’hébergement et de soins de longue durée, où les services coûtent en moyenne 90 000 $ par an. 

En bref

Vandalisme sur une mosquée de Saguenay

Alors que les débats entourant la place de la religion au Québec font rage, une mosquée de Saguenay aurait été vandalisée avec du sang de porc, samedi soir. Une section de la devanture du local a en effet reçu une bonne quantité de liquide rouge. Le bureau local de Radio-Canada a rapporté hier avoir reçu une lettre anonyme revendiquant le méfait. « Cette mosquée est baptisée avec du sang de porc frais du Québec », peut-on lire dans ce document intitulé « Message pour les islamiques ». Selon la télévision publique, les gestionnaires de la mosquée auraient refusé de déposer une plainte formelle. Le Service de sécurité publique de Saguenay a tout de même ouvert une enquête sur les circonstances de cet événement, qu’il considère comme un crime haineux. — Philippe Teisceira-Lessard

En bref

Une motocyliste rend l’âme

Une motocycliste impliquée dans un carambolage sur l’autoroute 
40 Est samedi est décédée hier matin, selon la Sûreté du Québec. Les enquêteurs n'ont toujours pas fait la lumière sur les circonstances de cet accident impliquant six motos.
— Philippe Teisceira-Lessard

En bref

Important déversement de mazout à Sept-Îles

Quelque 45 000 litres de mazout lourd se sont échappés des installations de la société minière Cliffs Natural Resources à Sept-Îles, hier, selon le service Urgence-Environnement. Environ 1000 litres de la substance ont atteint la baie de Sept-Îles. — Philippe Teisceira-Lessard

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.