Brésil

« Il dépend de nous de permettre que l’on confirme ou pas [la candidature de Lula à l’élection présidentielle]. »

— Le général Eduardo Villas Boas, lors d’une entrevue avec le quotidien O Estado de São Paulo. Les propos du commandant en chef de l’armée brésilienne ont suscité une protestation énergique du Parti des travailleurs, dont l’ex-président Luiz Inácio Lula da Silva fut le dirigeant historique. (Agence France-Presse)

La Corée du Nord célèbre ses 70 ans sans missiles intercontinentaux

Des milliers de soldats suivis par l’artillerie et les chars ont défilé à Pyongyang hier pour célébrer le 70e anniversaire de la Corée du Nord, mais le pays s’est abstenu de montrer les missiles balistiques intercontinentaux qui lui ont valu de multiples sanctions internationales.

Kim Jong-un, dirigeant de ce pays doté de l’arme atomique, a préféré témoigner de son amitié avec la Chine, levant la main de Li Zhanshu, émissaire du président Xi Jinping, en saluant la foule après l’événement.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a été proclamée le 9 septembre 1948, trois ans après la division de la péninsule par Washington et Moscou aux derniers jours de la Seconde Guerre mondiale.

Les grands événements sont traditionnellement l’occasion pour la Corée du Nord de faire la démonstration de ses progrès dans sa quête pour se doter d’un missile capable de transporter une tête nucléaire sur le territoire continental des États-Unis.

Mais trop montrer ses muscles aurait pu mettre en danger les efforts diplomatiques en cours, après la rencontre en juin à Singapour entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un, lequel tiendra son troisième sommet avec le président sud-coréen Moon Jae-in à Pyongyang mi-septembre.

Après une salve de 21 coups de canon, des dizaines d’unités d’infanterie ont défilé place Kim Il Sung, certaines équipées de lunettes de vision nocturne ou de lance-grenades RPG, sous le regard de M. Kim, petit-fils du fondateur de la Corée du Nord et troisième de la dynastie régnante.

Des transports de troupes blindés, des lance-roquettes multiples et les chars ont suivi, survolés par des biplans formant le chiffre « 70 ». Puis sont venus les missiles, point d’orgue traditionnel des défilés. Mais seulement des engins de courte portée ont été montrés.

— Agence France-Presse

paris

Un homme blesse sept personnes avec un couteau et une barre de fer

Sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, hier soir à Paris, après avoir été agressées par un homme muni d’une arme blanche et d’une barre de fer, qui a été interpellé, a-t-on appris de sources concordantes. « Rien ne permet à ce stade de retenir le caractère terroriste de ces agressions », selon une source proche de l’enquête, qui ajoutait que l’agresseur présumé était « a priori de nationalité afghane » et que les victimes « lui étaient inconnues ». Les faits se sont déroulés peu avant 23 h, heure locale, dans le 19e arrondissement. — Agence France-Presse

Russie 

Plus de 800 manifestants arrêtés un jour de vote

Au moins 839 personnes ont été arrêtées hier en Russie lors de différentes manifestations contre l’impopulaire réforme des retraites, au moment où le pays se rendait aux urnes pour des élections locales et régionales, dont celle du maire de Moscou. Ces manifestations dans tout le pays, dont la majorité avaient été interdites par les autorités, se sont déroulées à l’appel du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui purge une peine de 30 jours de prison pour des actions de protestation organisées en janvier.

— Agence France-Presse

allemagne

L’extrême droite appelle à « transformer la tristesse en colère »

Environ 2500 personnes ont répondu hier soir à Köthen, dans l’est de l’Allemagne, à l’appel de l’extrême droite à la suite de la mort d’un jeune homme dans une bagarre avec deux Afghans, une mobilisation qui fait craindre aux autorités une répétition de Chemnitz. « Aujourd’hui est un jour de deuil, mais nous allons transformer la tristesse en colère », a lancé un orateur à la foule dans une atmosphère souvent tendue. Une contre-manifestation plus timide de 200 personnes de la gauche radicale a également eu lieu. Il y a deux semaines, un Allemand de 35 ans avait été tué de plusieurs coups de couteau à Chemnitz. La police soupçonne plusieurs demandeurs d’asile irakiens et syrien d’avoir commis ce meurtre.

— Agence France-Presse

allégations D’Agressions sexuelles

Le PDG de CBS évincé

Une deuxième série d’accusations a eu raison du PDG de CBS : la chaîne américaine a annoncé hier soir le départ de Leslie Moonves, aux commandes depuis 15 ans, après que six nouvelles femmes l’eurent accusé d’agressions sexuelles, nouvelle victoire du mouvement #metoo.

Dans un communiqué, la chaîne a annoncé le départ de M. Moonves, 68 ans, l’une des figures les plus puissantes de la télévision américaine, « avec effet immédiat ».

La chaîne a également annoncé qu’elle allait donner 20 millions de dollars à une ou plusieurs associations soutenant #metoo et l’égalité des femmes au travail.

M. Moonves est remplacé à la tête du premier réseau américain par son adjoint, Joseph Ianniello, a précisé CBS, en annonçant également le remplacement de cinq des membres de son conseil d’administration.

Intenses spéculations

Le départ de M. Moonves, longtemps célébré par Wall Street pour avoir fait de CBS le plus populaire des réseaux, est venu clore plusieurs jours d’intenses spéculations sur son sort.

Hier après-midi, plusieurs médias américains avaient annoncé son départ comme imminent, après la publication dans la matinée par le New Yorker des accusations de six nouvelles femmes à son encontre.

Ces nouvelles allégations sont plus graves que celles des six premières femmes qui l’avaient accusé en juillet, également dans le New Yorker, de les avoir touchées ou embrassées de force : les nouveaux témoignages incluent des allégations de fellations forcées et de violences.

Certaines femmes ont aussi accusé M. Moonves d’avoir entravé leur carrière après qu’elles eurent repoussé ses avances.

« Accusations épouvantables »

L’une de ces femmes, Phyllis Golden-Gottlieb, a porté plainte l’an dernier auprès de la police de Los Angeles, qui a jugé ses accusations crédibles, mais a décidé de ne pas inculper M. Moonves car l’agression supposée était vieille et tombait sous le coup de la prescription, selon Ronan Farrow, auteur de l’article du New Yorker.

M. Moonves avait néanmoins démenti auprès du New Yorker ces accusations « épouvantables ».

Il avait assuré avoir eu des relations consenties avec trois des femmes citées par le magazine, avant son arrivée chez CBS, et dénoncé un « effort concerté » pour « détruire [son] nom, [sa] réputation, [sa] carrière ».

Indemnité ?

CBS a indiqué hier qu’elle ne paierait « aucune indemnité de départ à ce stade », et que l’indemnité éventuelle ne serait déterminée qu’une fois terminée l’enquête indépendante que la chaîne a demandée à des avocats extérieurs sur les allégations à l’encontre de M. Moonves.

La chaîne a aussi précisé que les 20 millions de dollars donnés aux associations seraient déduits du montant final.

Plusieurs médias américains, citant des sources proches du dossier, ont évoqué avant hier une somme de quelque 100 millions de dollars, ce qui a choqué les partisans du mouvement #metoo et ses accusatrices.

— Agence France-Presse

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