Courrier

Le club des dictateurs

Cela fait partie de la stratégie partisane et égocentrique de Trump.

Il noircit les réalisations de ses prédécesseurs, comme l’accord avec l’Iran. Il s’approprie les réalisations des autres, comme l’excellente performance économique d’Obama malgré la crise dont ce dernier a hérité de George W. Bush. Il tente d’écraser de petits pays, comme le Canada, alors qu’il s’agenouille devant la Chine qui représente une bien plus grande menace sur le plan économique pour les États-Unis. Il agit comme un dictateur en manipulant les faits et l’information à sa guise tout en accusant les autres au lieu de reconnaître ses erreurs. Je ne serais pas surpris qu’il délaisse le G7 pour former le club des dictateurs avec la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite, la Turquie, la Corée du Nord, etc., avec lesquels il semble avoir plus d’atomes crochus.

— Pierre Lemelin

Courrier

Rien de bon augure

Ce spectacle bien mis en scène m’a rappelé une maxime apprise dans mon cours de latin : Asinus asinum fricat (L’âne frotte l’âne). Et Molière, dans la pièce Les femmes savantes, de renchérir : « Ces ânes, non contents de s’être ainsi grattés, s’en allèrent dans les cités, l’un l’autre se prôner ». Populiste démagogue narcissique ou tyran, ça se vaut. Rien de bon augure. 

— Marc David, Montréal

Trump n’a pas encore déchiré l’entente

On peut au moins se consoler en voyant que 24 heures plus tard, Trump n’a pas encore déchiré cette entente. L’avenir nous dira si ces deux personnages atypiques continueront à ramer dans la même direction, soit travailler pour la paix des nations sans nucléaire. Pour ma part, j’en demeure très sceptique, mais j’applaudis leur premier effort.

— Francine Roy

Pervers narcissiques

Il me semble que la naïveté n’est pas le mot qui convient. Tout est mis en scène par Trump. La naïveté exige que l’on est capable d’avoir de la considération pour l’autre, ce que les pervers narcissiques n’ont pas. Seul l’intérêt personnel motive Donald Trump, tout comme Kim Jong-un. 

— Marie-Claire Raymond

Voir les deux côtés

Bravo pour cet éditorial à la fois clair et humoristique. On n’a pas le goût de rire en observant cette rencontre, mais vous la dédramatisez avec vos observations et vos jeux de mots. Merci, car je suis très découragée de voir comment les supposés grands de ce monde nous prennent pour des caves. Ils nous désinforment et leurs arguments n’ont aucune logique. Par exemple, l’empoisonnement par les Russes d’un ancien espion russe au Royaume-Uni est d’une imbécillité totale. On veut des journalistes qui voient les deux côtés et qui font des recherches poussées. Pas des journalistes qui répètent comme des perroquets. Merci encore.

— Monique Germain

Vers la réunification

Appelons ça comme on voudra, il y eut un accord, ce qui est mille fois mieux que la continuation d’une guerre fratricide qui nous a amenés à la porte d’un conflit nucléaire, quel gâchis ! Bien sûr, Trump semble encourager un régime autoritaire ; ce régime est le fruit de l’histoire et surtout de l’isolement créé de toutes pièces par les États-Unis et ses alliés. La Corée du Nord est demeurée figée dans le temps au grand plaisir de la Chine et de la Russie ; ce n’est rien de moins qu’un échec humanitaire. Les Corées sont comme les Allemagnes étaient : une pure aberration. La réunification n’est qu’une question de temps et de volonté. 

— Christian Castonguay

Une manœuvre chinoise ?

Et si depuis plus d’un an ce n’était qu’un exercice orchestré par les Chinois pour éloigner l’armée américaine de la Chine ? Ayant vu les faiblesses de Trump, ils en ont profité pour lui faire faire ce qu’aucun autre président n’aurait fait : rapatrier son armée de la Corée du Sud. Ainsi, il sera plus facile pour la Chine d’agrandir son territoire avec des îles ne leur appartenant pas.

— Denis Toulouse

La fin de la démocratie occidentale

Il méprise les premiers ministres élus démocratiquement et se fait copain-copain avec un dictateur sanguinaire. Nous assistons, impuissants, à la fin de la démocratie en Occident : au secours ! 

—François Dugal, Brossard

Un beau naïf

Le président Trump a effectivement l’air d’un beau naïf. De son côté, Kim Jong-un serait-il plus intelligent qu’on ne le pensait ? Est-il en train de jouer ses cartes pour mettre la main sur la Corée du Sud ? Et après, que se passera-t-il dans cette partie du monde ? 

— Suzanne Blackburn, Blainville

Délirant !

Qui ne rêve pas de la dénucléarisation et donc de la paix dans le monde ? Or, ce « sommet » entre Trump et Kim Jong-un est le summum de l’hypocrisie, de la supercherie et de l’incohérence. On passe des invectives à l’admiration mutuelle. Des pires ennemis aux bons potes. Ils se voient en sauveurs du monde et récipiendaires du Nobel. On est en plein délire. Trump entretient une fascination envers les leaders des Philippines, de la Chine, de la Turquie, de l’Égypte et de la Russie. Et Kim Jong-un ? Quel sens de l’humour ! Viens voir ma grosse limousine, Kim ! Trump raffole des défilés militaires, et quel défilé ce sera en Corée du Nord devant ce peuple tant chéri par un despote sanguinaire ! Et, à la surprise du Pentagone et de la Corée du Sud, fini, les jeux de guerre ! Trop provocateurs. Et l’on sait combien Trump déteste toute provocation !

— Carol Patch-Neveu, Montréal

Trump a besoin de temps

M. Sirois, vous êtes vous-mêmes un tantinet naïf. Personne n’a pensé que tout allait se régler lors de cette première rencontre. Le président Trump est bien malin ; il faut lui donner un peu de temps, car c’est bien évident qu’il en aura besoin. 

— Claude Martimbeau

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Le club des dictateurs

Cela fait partie de la stratégie partisane et égocentrique de Trump.

Il noircit les réalisations de ses prédécesseurs, comme l’accord avec l’Iran. Il s’approprie les réalisations des autres, comme l’excellente performance économique d’Obama malgré la crise dont ce dernier a hérité de George W. Bush. Il tente d’écraser de petits pays, comme le Canada, alors qu’il s’agenouille devant la Chine qui représente une bien plus grande menace sur le plan économique pour les États-Unis. Il agit comme un dictateur en manipulant les faits et l’information à sa guise tout en accusant les autres au lieu de reconnaître ses erreurs. Je ne serais pas surpris qu’il délaisse le G7 pour former le club des dictateurs avec la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite, la Turquie, la Corée du Nord, etc., avec lesquels il semble avoir plus d’atomes crochus.

— Pierre Lemelin

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