TÉLÉVISION

Deux films québécois remportent les Prix du public

Deux films québécois ont remporté les Prix du public décernés mercredi soir au Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) : Embrasse-moi comme tu m’aimes d’André Forcier et La partie d’Alexandre Isabelle. Ce dernier a aussi décroché la bourse à la création des cinéastes de Québec.

— Éric Moreault, Le Soleil 

Kim Nguyen tournera à Montréal pour Netflix

Alors que sort en salle prochainement Two Lovers and a Bear, le long métrage de Kim Nguyen présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes le printemps dernier, le cinéaste a confié à La Presse qu’il ferait très bientôt le grand saut au petit écran en réalisant des épisodes d’une série américaine à gros budget pour Netflix.

Véritable accro des séries télé, Kim Nguyen ne tarit pas d’éloges au sujet des Narcos ou The Knick de ce monde. « C’est grandiose. Je trouve ça très excitant ! C’est une drogue pour moi. Je regarde en ce moment The Night Manager et je ne peux m’arrêter », lance-t-il, exalté.

« J’ai signé avec Netflix pour réaliser des épisodes d’une série lourde américaine [budget de plus de 2 millions par épisode], qui se tourneront à Montréal et dans le nord du Québec. Je vais faire entre un et trois épisodes et m’intégrer à une équipe déjà existante. J’aime bien embarquer dans un train en marche pour voir comment ça fonctionne », précise le réalisateur, qui considère la minisérie comme un des formats les plus excitants en télévision. 

« J’espère que dans trois ou quatre ans, je vais adapter un roman en huit épisodes. J’ai déjà une idée ! »

— Kim Nguyen

Très conscient de l’évolution du monde du cinéma et de la télévision, Kim Nguyen aimerait même proposer aux institutions responsables du financement de penser à un nouveau mode de fonctionnement. « Je vais en parler à la SODEC et à Téléfilm Canada pour voir si dans deux ou trois ans, on ne devrait pas faire un projet-pilote de minisérie de six ou huit épisodes d’une heure trente qu’on pourrait acheter, mais qui sortiraient en salle en même temps », explique le réalisateur pour qui le cinéma reste tout de même le premier amour. Il est d’ailleurs en plein montage de son prochain long métrage, Eye on Juliet, tourné l’été dernier en partie à Laval, au Maroc et à Paris, et qui devrait prendre l’affiche le printemps prochain.

DEUX PROJETS

Le cinéaste planche déjà sur un nouveau projet, qui en est à l’étape du financement.

« C’est un gros projet qui devrait être tourné à l’été 2017. On va explorer l’univers du marché boursier, qui me fascine ! C’est un film en anglais que j’ai écrit et qui se passe en partie à New York et au Kansas, une production québécoise-canadienne dont je ne peux encore dévoiler la distribution. Je pense que je peux faire de meilleurs films en les faisant au Canada avec les ressources financières qu’on a et en amenant des acteurs internationaux », précise-t-il.

Kim Nguyen aimerait également, dans un avenir rapproché, toucher à une nouvelle forme d’art : le roman graphique. « On devait faire une adaptation des Âmes mortes de Gogol à l’époque du XIXsiècle. Le film n’a jamais abouti, mais on avait presque tout fait en storyboard. J’aimerais donc faire un roman graphique du scénario ! Ce serait vraiment une bonne manière de redonner vie à des films qui n’ont pas vu le jour. Un peu comme Alejandro Jodorowsky l’a fait. Comme pour dire au revoir à un projet, lui donner une finalité », conclut le cinéaste.

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