Le Canadien

Finir dernier pour Lafrenière ? Non, disent les joueurs

Il y a des gens qui aimeraient mieux voir le Canadien couler le plus loin possible au classement, histoire de parler le plus tôt possible au prochain repêchage, mais Dale Weise ne fait pas partie de ces gens-là.

« Je peux comprendre les fans qui voient les choses de cette façon », a admis l’attaquant hier à Brossard. 

« Les fans regardent le classement et peuvent peut-être penser que ça ne sert à rien de se faufiler en séries par la porte arrière. Mais les joueurs de hockey ne pensent pas comme ça. Il nous reste amplement de temps. Nous allons retrouver des joueurs qui vont revenir de la liste des blessés. Ensuite, il est toujours possible d’enfiler une série de victoires, et tout peut arriver. C’est tout ce que ça prend dans cette ligue : se faufiler en séries, parce qu’ensuite, tout le monde a une chance. On y croit encore, personne ne pense à ces sottises de chuter au classement. »

Les joueurs du Canadien y croient, mais sont-ils les seuls ? Après la défaite de jeudi soir au Centre Bell contre Edmonton, les probabilités du club d’être des séries ont chuté à 2,2 %, selon le site spécialisé Sports Club Stats. Si jamais l’équipe devait échapper une neuvième rencontre de suite, samedi soir contre les Sénateurs à Ottawa, on devine que les probabilités chuteront encore plus.

« J’ai déjà connu une série de 10 défaites consécutives quand j’étais avec les Flyers [de Philadelphie] et je peux vous dire que c’était pas mal pire que ça. L’ambiance était très mauvaise, mais ce n’est pas comme ça ici. On y croit. »

— Dale Weise

Carey Price essaie d’y croire lui aussi.

« Nous avons bien joué sans obtenir de résultats favorables, a-t-il expliqué. On est au courant de notre position au classement, elle est affichée sur un tableau dans le vestiaire. C’est sûr que nous ne sommes pas là où nous le voudrions. Mais il y a des équipes qui ont su remonter au classement par le passé, et ça s’est passé encore la saison dernière. »

À l'image des Blues

Ce n’est pas la première fois qu’un membre du Canadien se sert des Blues [de St. Louis] de l’an dernier comme source de motivation, et ce message d’espoir est martelé ces jours-ci par les vétérans du club, dont Shea Weber, qui a choisi de s’adresser aux troupes cette semaine.

« Shea nous a livré un message d’optimisme, en nous rappelant que nous allons avoir de l’aide bientôt avec les blessés qui vont revenir avec nous, a raconté Nick Suzuki. Il y a déjà eu des drôles de choses qui se sont produites dans cette ligue, et nous avons encore confiance. »

Rappelons toutefois ici que les blessés les plus importants du groupe, les attaquants Jonathan Drouin et Joel Armia, ne seront pas de retour avant le match des Étoiles, qui aura lieu à la fin du mois. De quoi aura l’air le Canadien à ce moment-là ? Vous admettrez qu’il s’agit d’une excellente question.

En attendant, le jeune Suzuki se console en se rappelant qu’il a déjà vécu bien pire que ça.

« À ma troisième saison au hockey junior ontarien avec Owen Sound, on avait subi quelque chose comme 14 défaites de suite… C’était affreux, tout le monde dans l’équipe était déprimé.

— Et comment vous avez fait pour vous en sortir ?

— On a gagné un match. »

Il fallait y penser.

Gallagher est-il revenu trop vite ?

Il y avait quelques absents à l’entraînement du Canadien, vendredi à Brossard, dont un absent de marque : Brendan Gallagher. Il s’agit d’une absence qui a été remarquée parce que le petit attaquant, remis d’une commotion cérébrale, a bel et bien pris part au match de jeudi soir au Centre Bell, contre les Oilers d’Edmonton. Mais vendredi, Claude Julien a révélé que Gallagher était de nouveau aux prises avec des maux de tête. Cela pourrait laisser croire que le joueur au numéro 11 est peut-être revenu un peu trop vite, mais Claude Julien n’a pas voulu sauter aux conclusions. « Son cas est un peu incertain », s’est contenté de répondre l’entraîneur du Canadien vendredi matin. « Il a des maux de tête, on vérifie si c’est lié à la commotion cérébrale ou bien si c’est un virus. Il doit voir le médecin, on aura des nouvelles plus tard. Il n’y a rien de décidé par rapport au match de samedi pour lui. On veut s’assurer que ce ne soit pas lié à la commotion cérébrale. » Ben Chiarot était lui aussi absent de l’entraînement de vendredi matin, tout comme un autre défenseur, Jeff Petry.

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