les Jonas Brothers

Dix ans plus tard et la même ferveur

Les Jonas Brothers se sont arrêtés au Centre Bell pour la série internationale de spectacles Happiness Begins, leur première tournée en près d’une décennie.

Kevin, Joe et Nick sont arrivés sur une plateforme, entre deux jets de feux d’artifice. Et vlan ! En quelques secondes, un retour express en plein dans l’adolescence pour beaucoup des milliers de personnes présentes dans l’aréna montréalais. Ce n’était que le début d’une longue (près de 1 h 45 min) expédition sur le chemin de la réminiscence.

Dès Rollercoaster, la toute première chanson de la soirée, on a vite pu comprendre que ce serait une soirée dure sur les tympans. Immédiatement, la voix du trio a été engloutie par celle du public. Par ses cris surtout.

Les Jonas Brothers ont été le groupe favori de beaucoup de monde à la fin des années 2000. Et quand on se risque à orchestrer un retour musical, comme ils l’ont fait cette année, le facteur nostalgie y est pour beaucoup dans le succès retrouvé. Il était donc de mise de raviver chez les admirateurs, dès que possible, les souvenirs d’il y a 10 ans.

Il n’a donc pas fallu attendre trop longtemps avant que SOS soit entonnée, la deuxième chanson de la soirée. Suivie peu de temps après par That’s Just the Way We Roll, Fly with Me

Au cours de la soirée, When You Look Me in the Eyes, Shelf et plusieurs autres replongeront le public dans l’époque des Jonas Brothers aux visages juvéniles et aux bouclettes.

La foule était composée en grande majorité de vingtenaires, adolescents dans les années Jonas. Mais bon nombre de spectateurs étaient plus jeunes, preuve que les Jonas Brothers peuvent compter sur leurs anciens fans, mais ont aussi réussi à rallier un nouvel échantillon de supporteurs. Leur nouvel album, Happiness Begins, a donné quelques très bonnes chansons, dont Cool, leur deuxième single et troisième chanson mercredi soir. Ensuite, Only Human, également de leur nouvelle offrande, a permis de se déhancher un peu.

Finalement, les frères se sont (brièvement) adressés à leur public (ce qu’ils ne feront pas si souvent tout au long de la soirée) pour leur souhaiter la bienvenue, avant Strangers.

« Nous nous sommes demandé il y a trois ans si c’était une bonne idée de redevenir les Jonas Brothers, a dit Kevin à son public en milieu de concert, comme si ce n’était pas la 28e fois de la tournée. On s’est demandé si les gens en avait encore quelque chose à faire de nous. Ce soir, Montréal, vous nous démontrez que oui. » Le trio s’est dirigé vers une (autre) plateforme située dans la foule, provoquant une mini-émeute sur son chemin. Hesitate a été chanté à 10 mètres du sol, Nick et Kevin à la guitare, comme la plupart du temps durant la soirée.

Toujours jeunes... et énergiques

Rappelons qu’il ne s’agit pas là d’un retour à 40 ans (on pense aux Backstreet Boys), 50 ans ou 60 ans (ou bien même 70 ans, n’est-ce pas Mick Jagger ?). Dix ans plus vieux, maintenant dans la trentaine, mais toujours assez jeunes pour exploiter l’énergie de leurs débuts, les frères ont été à la hauteur de ceux qui voulaient retrouver leurs Jonas Brothers d’antan. 

Les fans de l’ère Camp Rock ont été choyés. Joe Jonas y est allé de Gotta Find You, avant la Jealous de Nick et la festive Cake by the Ocean, du groupe de Joe, DNCE.

Entre la scène illuminée, les écrans supra-géants (où étaient à l’occasion diffusés des mini-métrages), le band, les deux choristes, les changements de costumes, les impressionnants jeux de lumière et la pyrotechnie, la production était des plus convaincantes. 

Les Jonas Brothers aussi, même s’ils étaient face à un public déjà conquis, ont été des plus convaincants. Et vocalement justes – lorsqu’on pouvait les entendre.

On s’est ensuite engouffré encore plus loin dans la nostalgie. Pour les « OG fans », les admirateurs de la toute première heure, un mash-up de Mandy, Paranoid, Got Me Going Crazy, Play My Music, World War III, Hold On et Tonight a suivi. Et des « OG », il y en avait à la pelle dans le Centre Bell. La folie s’est encore une fois emparée de la foule, qui s’est égosillée de plus belle à chaque transition entre ces succès qui n’ont plus grand-chose d’actuel, mais qui ont encore le pouvoir de causer l’extase chez de jeunes adultes.

La soirée touchait à sa fin. Après Lovebug (2008), Year 3000 (2006), le rappel a mené à Burnin’ Up (un autre super succès de 2008). Le Centre Bell presque plein s’est époumoné une dernière fois sur les notes de Sucker, le premier simple du nouveau chapitre et celle qui a amorcé ce retour réussi des Jonas Brothers.

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