Espagne

458

Les gardes-côtes espagnols ont annoncé avoir secouru hier 458 migrants qui tentaient de gagner l’Espagne par la mer depuis le Maroc. Ces 458 personnes, dont 13 enfants, se trouvaient à bord de neuf embarcations dans le détroit de Gibraltar et la mer d’Alboran, ont précisé les gardes-côtes espagnols sur Twitter. (AFP)

Colombie

Le nouveau président veut durcir la politique envers les guérillas

Le président Iván Duque a pris ses fonctions hier à la tête de la Colombie, déterminé à durcir la politique de son prédécesseur envers les guérillas et à asphyxier diplomatiquement le gouvernement de Nicolás Maduro au Venezuela voisin. Successeur de Juan Manuel Santos et dauphin de l’ex-président Álvaro Uribe, visé par une enquête de la Cour suprême, Iván Duque a prêté serment pour le mandat de quatre ans auquel il a été élu le 17 juin, lors d’une cérémonie sur la place Bolivar, au cœur de Bogotá. Dès son discours d’investiture, il a réaffirmé ses promesses électorales, annonçant des « correctifs » à l’accord de paix signé fin 2016 avec l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), un durcissement des négociations avec l’ELN, dernière rébellion colombienne active, et envers son homologue vénézuélien. « Pour le respect de la Colombie et le mandat que nous avons reçu, nous mettrons en œuvre des correctifs pour assurer aux victimes vérité, justice proportionnée, réparation et non répétition », a déclaré M. Duque. — Agence France-Presse

États-Unis

L’enquête visant l’ex-avocat de Trump s’étend à ses impôts

L’enquête fédérale visant l’ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, s’étend désormais à ses impôts et à une possible fraude fiscale, a rapporté hier le Wall Street Journal. La justice américaine s’intéresse depuis plusieurs mois aux « affaires » de l’ancien fidèle du président des États-Unis, plutôt qu’à ses activités d’avocat. Michael Cohen a reconnu avoir versé 130 000 $ à l’actrice pornographique Stormy Daniels pour acheter son silence au sujet d’une relation sexuelle qu’elle aurait eue avec Donald Trump en 2006. Il aurait également travaillé à enterrer plusieurs affaires compromettantes pour l’ancien promoteur immobilier, selon plusieurs médias américains. Dans le volet fiscal des investigations, les enquêteurs s’intéressaient particulièrement à l’activité de Michael Cohen dans les taxis. Il a ainsi acheté plusieurs dizaines de permis, aussi appelés plaques ou médaillons, qu’il contrôle toujours et qui ont généré des revenus de plusieurs centaines de milliers de dollars au cours des cinq dernières années, dont une partie en espèces, selon le Wall Street Journal. — Agence France-Presse

République démocratique du Congo

Neuf morts liées à l'Ebola

Le nombre total de morts parmi les cas confirmés de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo est passé de sept à neuf, selon un bilan actualisé publié hier soir par le ministère congolais de la Santé. La dixième épidémie d’Ebola dans le pays touche une zone en « haute insécurité » en raison de la présence de nombreux groupes armés étrangers et locaux. Quatorze personnes, enlevées par un groupe armé présumé, ont été retrouvées mortes hier au nord-est de Béni, ont rapporté des sources civiles et militaires. Deux nouveaux décès parmi les cas confirmés ont été enregistrés dans la région de Béni, dans la province du Nord-Kivu. « Au total, 43 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 16 confirmés et 27 probables. Et 46 cas suspects sont en cours d’investigation », détaille le Ministère dans son bulletin épidémiologique en date d’hier. Dans toutes les zones de santé sous surveillance, 966 « contacts » avec le virus ont déjà été enregistrés, avait-il indiqué plus tôt. Des vaccinations ciblées doivent commencer aujourd’hui et « 12 équipes de vaccinateurs seront déployées dans les différentes zones touchées », précise le Ministère.

— Agence France-Presse

« Attentat » au Venezuela

Le pouvoir s’attaque à l’opposition

L’Assemblée constituante vénézuélienne entamera aujourd’hui un processus visant à traduire en justice des députés de l’opposition accusés d’être impliqués dans l’attaque présumée aux drones contre le président Nicolás Maduro, a annoncé hier cette assemblée dotée de pouvoirs illimités.

Le président de l’Assemblée constituante, Diosdado Cabello, a convoqué une session qui aura pour unique ordre du jour la « suppression de l’immunité parlementaire des députés impliqués » dans « l’attentat » contre Nicolás Maduro.

Selon les autorités vénézuéliennes, deux drones chargés chacun de 1 kg de C4, un puissant explosif militaire, ont explosé à proximité de la tribune présidentielle lors d’une parade militaire samedi à Caracas, blessant sept soldats.

Simultanément à l’annonce de l’Assemblée constituante, M. Maduro a impliqué l’opposant Julio Borges, ancien président du Parlement, actuellement en exil, dans l’« attentat » dont il dit avoir été la cible.

Julio Borges est l’une des figures les plus connues de l’opposition vénézuélienne.

Le président Maduro a accusé M. Borges et un député de l’opposition, Juan Requesens, d’être impliqués dans cet « attentat » lors d’un long discours diffusé à la radio et la télévision officielles.

La formation de l’opposition à laquelle M. Requesens appartient, Primero Justicia, a annoncé que ce député et sa sœur avaient été arrêtés hier par le service vénézuélien du renseignement, le Sebin.

« Le député Juan Requesens et sa sœur Rafaela ont été capturés et frappés par 14 hommes du Sebin », a déclaré Primero Justicia sur son compte Twitter.

Évoquant des « financiers » non identifiés qui résideraient aux États-Unis, M. Maduro avait peu après les faits mis en cause « l’ultra-droite », se référant ainsi à l’opposition vénézuélienne.

Il avait également nommément accusé Juan Manuel Santos, le président colombien qui a passé hier les rênes du pouvoir à son successeur Iván Duque.

Enquête impartiale

Peu avant les annonces du pouvoir, le Parlement vénézuélien, seule institution tenue par l’opposition, a réclamé hier l’ouverture d’une enquête impartiale sur les explosions des deux drones.

Dans une déclaration lue dans l’hémicycle, le Parlement a appelé à une « enquête sérieuse, objective, impartiale et concluante qui fournirait des informations précises » sur ces faits que le gouvernement socialiste vénézuélien a qualifiés d’« attentat » contre son leader.

Le Parlement a également dénoncé l’intention du gouvernement d’utiliser cette affaire de drones afin « de renforcer la persécution politique » de l’opposition.

— Agence France-Presse

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