Bombardier

Les actions multivotantes encore critiquées

Les actions à droit de vote multiple chez Bombardier font une fois de plus l’objet de critiques, cette fois-ci de la part du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC), qui réclame l’abandon d’une telle structure. En justifiant hier sa prise de position, qui a fait l’objet de débats à l’interne, l’organisme a notamment évoqué les décisions des dernières années qui, à son avis, sont trop orientées vers des « considérations à court terme ». D’après les dernières informations disponibles, la famille Beaudoin-Bombardier contrôle 53,23 % des droits de vote, grâce à ses actions de catégorie A, porteuses de 10 droits de vote chacune, alors qu’elle ne détient que 13,26 % du total des titres en circulation.

— La Presse canadienne

Piratage des hôtels Marriott

Des indices pointent vers la Chine

Le service de renseignement chinois pourrait être derrière le piratage massif d’une base de données du géant mondial de l’hôtellerie Marriott, a révélé hier l’agence Reuters. Les pirates informatiques auraient laissé des indices qui rappellent des techniques utilisées lors d’attaques précédentes attribuées aux Chinois, ont affirmé les sources citées par Reuters. Marriott a révélé la semaine dernière qu’elle avait été la cible d’un piratage d’une rare envergure alors que les informations personnelles de quelque 500 millions de clients à travers le monde auraient été dupliquées. La chaîne hôtelière a découvert des « accès non autorisés » dans sa base de données depuis 2014. Une demande d’autorisation d’exercer une action collective en matière de violation de la vie privée a par ailleurs déjà été soumise devant la Cour supérieure, notamment à Montréal.

— Fanny Lévesque, La Presse

Banque du Canada

Moins pressée de hausser les taux 

La Banque du Canada a laissé son taux d’intérêt directeur inchangé hier, alors que de nouveaux développements économiques – notamment une forte baisse des prix du pétrole – menaçaient de retarder les futures hausses.

La banque centrale a maintenu son taux directeur à 1,75 %, alors qu’elle l’avait haussé d’un quart de point de pourcentage en octobre, lors de sa dernière réunion sur sa politique monétaire.

Grâce au raffermissement de l’économie, la banque suit une tendance progressive à la hausse des taux depuis plus d’un an, et a déjà relevé son taux directeur à cinq reprises depuis l’été 2017.

Mais le calendrier des prochaines hausses de taux, a ajouté la banque, dépendra désormais de plusieurs nouveaux facteurs apparus au cours des dernières semaines. Parmi les éléments se trouvent notamment la chute du prix du pétrole brut, l’évolution des investissements des entreprises et la marge de manœuvre laissée à l’ensemble de l’économie pour se développer sans attiser l’inflation.

Les nouvelles considérations s’ajoutent à d’autres facteurs que la banque étudie pour déterminer la rapidité avec laquelle elle devrait augmenter le taux de financement à un jour.

La banque a répété que les hausses futures dépendraient également de l’évolution des politiques commerciales mondiales ainsi que de l’effet des taux d’intérêt plus élevés sur la consommation et le logement.

La banque centrale relève les taux d’intérêt pour empêcher que l’inflation soit trop élevée. La Banque du Canada a estimé qu’elle devrait augmenter progressivement son taux directeur jusqu’à ce qu’il atteigne un niveau compris entre 2,5 % et 3,5 %.

Toutefois, à l’approche de l’annonce d’hier, les observateurs du marché s’attendaient à ce que le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, reporte au moins jusqu’à la réunion de janvier la prochaine augmentation de taux.

À la suite de ses déclarations d’hier, de nombreux observateurs s’attendent maintenant à ce que M. Poloz attende encore plus longtemps.

— La Presse canadienne

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