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Comment 5 légendes ont surmonté l’échec

Les coups durs font partie de la vie. Chaque refus, chaque échec, chaque malchance présente deux choix : se laisser abattre ou persévérer. S’avouer vaincu ou vaincre. Avant de décrocher les étoiles, de nombreuses légendes ont d’abord dû s’extirper du fond du baril, enrichissant du même coup leur parcours extraordinaire. En voici quelques exemples.

Marilyn Monroe

Née Norma Jeane Mortenson, cette icône de la culture pop n’aura jamais connu son père. Sa mère est admise dans un hôpital psychiatrique alors que la jeune fille n’a que huit ans. Celle-ci est bousculée d’une maison d’accueil à l’autre. Les abus répétés qu’elle y subit font d’elle une personne introvertie et elle se met à bégayer. Après avoir eu du succès comme mannequin, elle décroche des contrats à court terme comme actrice aux studios 20th Century Fox et Columbia Pictures. Mais ces contrats ne sont pas renouvelés.

L’artiste s’acharne jusqu’en 1950 où elle connaît enfin son heure de gloire. Elle figure dans quatre films à succès qui récolteront plus de 200 millions de dollars en salle, l’immortalisant comme sex-symbol et légende du cinéma.

Stephen King

Lorsqu’il écrit son premier roman, Carrie, Stephen King est enseignant dans une petite école rurale du Maine. Après avoir vu son manuscrit refusé par 30 éditeurs, il le jette aux ordures. Sa femme récupère le texte et le convainc de tenter sa chance une trente-et-unième fois.

Le livre est finalement publié et, dès la première année, se vend à plus d’un million d’exemplaires. Aujourd’hui, Stephen King compte 83 romans et plus de 200 nouvelles. Ses ventes de livres surpassent les 350 millions d’exemplaires.

Colonel Sanders

À cause de son sale caractère et de son penchant pour la bagarre, Harland David Sanders jongle d’un travail à l’autre pendant la majeure partie de sa vie, étant tour à tour chauffeur de locomotive, vendeur d’assurances, avocat, ouvrier, vendeur de pneus et dirigeant d’entreprises au succès mitigé. C’est à l’âge de 65 ans, alors qu’il n’a que 105 $ en poche, qu’il met au point sa recette secrète de poulet frit et part en quête de franchisés. Il lui faudra approcher plus de 1000 restaurateurs avant qu’un seul accepte.

Devant l’immense succès commercial de son produit, le gouverneur de l’État du Kentucky confère à M. Sanders le titre honorifique de Colonel, menant à l’image qu’on connaît aujourd’hui.

J. K. Rowling

C’est à l’âge de 35 ans, un jour où elle est prisonnière d’un train en retard, que Joanne Rowling a l’idée d’écrire un roman à propos d’un jeune sorcier à l’école. Dans les années qui suivent, les malheurs se multiplient : décès de sa mère, déménagement à l’étranger, mariage abusif se concluant par un divorce, dépression, pensées suicidaires… Elle a 40 ans lorsqu’elle termine enfin son manuscrit Harry Potter à l’école des sorciers. Après un an de démarches, les douze plus grandes maisons d’édition refusent son idée.

En 1996, un éditeur plus modeste accepte finalement de publier le livre, et celui-ci connaît un succès planétaire. En 2004, J. K. Rowling est la première écrivaine à devenir milliardaire uniquement grâce aux ventes de livres.

Sylvester Stallone

À l’aube de la trentaine, Sylvester Stallone est dans une impasse sur le plan professionnel. Évincé de son appartement, il se retrouve à la rue pendant trois semaines, errant dans un terminal de bus. En 1975, inspiré par l’affrontement entre les boxeurs Muhammad Ali et Chuck Wepner, il se met à écrire un scénario de film avec l’intention d’y jouer le rôle principal : Rocky. Pendant l’écriture, il est forcé de vendre son chien pour payer ses comptes d’électricité.

Un studio lui fait une offre mirobolante pour son scénario, avec la possibilité d’avoir Robert Redford ou Burt Reynolds en tête d’affiche. Stallone refuse — c’est le rôle de sa vie — et accepte une offre modeste lui accordant plus de liberté. Son œuvre s’illustre aux Oscars, décrochant les prix de la meilleure réalisation, du meilleur montage et du meilleur film.

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