Israël

« Nous n’y sommes pas arrivés. »

— L’homme d’affaires et philanthrope israélien Morris Kahn, après l’échec de son projet de sonde lunaire, la première développée par une organisation privée. La tentative d’alunissage a échoué à la dernière minute hier soir après que sa sonde a subi une panne de moteur et s’est apparemment écrasée sur la Lune. (AFP)

États-Unis 

Trump évoque un troisième sommet avec Kim Jong-un

Le président américain Donald Trump a évoqué hier la possibilité d’un troisième sommet avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, six semaines après l’échec retentissant de leur rencontre à Hanoï. Les négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord sont au point mort depuis ce tête-à-tête dans la capitale vietnamienne qui s’est achevé sans la moindre avancée concrète. « Un troisième sommet pourrait avoir lieu », a déclaré M. Trump en recevant dans le bureau Ovale son homologue sud-coréen Moon Jae-in. Depuis le fiasco du dernier sommet, l’administration Trump martèle qu’elle souhaite aboutir à un « grand accord » qui permette d’un coup la « dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée de la Corée du Nord » en échange de la levée des sanctions qui étranglent l’économie de ce pays. Le premier face-à-face entre les deux hommes avait eu lieu en juin 2018, à Singapour.

— Agence France-Presse

États-Unis

Washington refuse l’entrée à un militant du boycott contre Israël

Les États-Unis ont refusé l’entrée sur leur territoire au cofondateur d’un mouvement palestinien controversé qui appelle au boycott d’Israël, et dont la campagne de pression a été qualifiée hier d’antisémite par un haut responsable américain. Omar Barghouti, un Palestinien qui a participé à la création de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), n’a pas été autorisé mercredi en Israël à monter dans un avion à destination des États-Unis, où il devait participer à des conférences à Harvard et à la New York University. « Cette interdiction d’entrée américaine me visant » malgré « des documents de voyage en règle », « qui est idéologique et politique, fait partie de la répression croissante d’Israël contre les défenseurs des droits de la personne palestiniens, israéliens et internationaux au sein du mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité », a déclaré hier Omar Barghouti dans un communiqué. Il a souligné que cela l’empêcherait notamment d’assister au mariage de sa fille aux États-Unis. « Je suis blessé, mais pas découragé », a-t-il assuré. Le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino a dit que les États-Unis ne motivaient pas leurs décisions concernant les visas dans des cas individuels. — Agence France-Presse

Slovaquie

Un ex-militaire reconnaît avoir assassiné un journaliste

Un ancien militaire a avoué hier avoir tué le journaliste d’enquête Jan Kuciak et sa compagne l’an dernier, selon le site aktuality.sk, pour lequel travaillait le journaliste assassiné. Ce meurtre a déclenché en 2018 des manifestations massives en Slovaquie et provoqué la démission du premier ministre. Jan Kuciak et sa fiancée, Martina Kusnirova, ont été tués chez eux en février 2018, au moment où le journaliste s’apprêtait à publier un rapport sur les liens présumés entre des hommes politiques slovaques et la mafia italienne, et sur des fraudes autour des fonds agricoles européens. Le site aktuality.sk, contrôlé par le groupe de presse Axel Springer, cite une « source bien informée » non identifiée indiquant que Miroslav Marcek, un ancien militaire, aurait confessé le double meurtre. Citant des sources policières, plusieurs médias locaux ont également rapporté ces déclarations. Miroslav Marcek et trois autres suspects ont été inculpés dans l’affaire de ce double meurtre et sont détenus depuis octobre dernier. L’homme d’affaires Marian Kocner, accusé d’avoir commandité le meurtre, reste lui aussi en détention.

— Agence France-Presse

Italie 

Quelque 70 migrants interceptés et menacés d’expulsion

Quelque 70 migrants ont été débarqués hier soir sur l’île italienne de Lampedusa après avoir été interceptés sur une embarcation par les autorités, ont annoncé les médias italiens. Les migrants, qui ont déclaré être de nationalité tunisienne et libyenne, ont été interceptés dans la matinée alors qu’ils se trouvaient sur un canot dans les eaux territoriales italiennes, en route vers les côtes de Sicile. Des vedettes des douanes italiennes et de la garde côtière sont intervenues et le groupe de migrants a été transbordé avant d’être transféré à Lampedusa. Selon des sources policières, citées par les médias, il existe des doutes sur les nationalités déclarées par les migrants. Leur transfert à Lampedusa va permettre « d’accélérer leur identification et de lancer les procédures d’expulsion », selon les mêmes sources. « Au travail pour leur expulsion », avait tweeté dans la matinée le ministre italien de l’Intérieur et patron de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini. Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, M. Salvini interdit l’accès aux ports italiens aux navires portant secours aux migrants en Méditerranée. — Agence France-Presse

États-Unis

La fronde de républicains menace l’arrivée d’un « ami » de Trump à la Fed

Quatre sénateurs républicains se sont fermement opposés hier à l’éventuelle nomination à la Banque centrale américaine (Fed) d’un fidèle allié de Donald Trump, et ex-homme d’affaires controversé, Herman Cain ; un nombre suffisant en théorie pour bloquer sa confirmation. Selon la chaîne de télévision ABC, qui cite plusieurs sources anonymes, M. Cain pourrait d’ailleurs publiquement renoncer à la nomination « dans les jours qui viennent ». Donald Trump critique sans relâche depuis des mois la Fed et son président, Jerome Powell, pour avoir augmenté les taux d’intérêt fin 2018 et réclame même une baisse des taux pour soutenir l’économie. M. Trump craint qu’un ralentissement économique ne pèse sur sa campagne présidentielle. Pour renforcer son influence sur la Fed, Donald Trump veut donc nommer deux de ses ardents supporteurs à des postes de gouverneurs : Stephen Moore et Herman Cain. Avant même que ces nominations ne soient officielles, quatre sénateurs républicains ont déclaré qu’ils voteraient contre la confirmation de Herman Cain au Sénat. Les républicains disposent d’une majorité, mais, avec 53 sièges sur 100, ils ne peuvent se permettre que trois défections, si tous les démocrates votent contre.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

À l’est de Londres, des Brexiters se sentent « trahis »

TILBURY — Dans la ville ouvrière de Tilbury, à l’est de Londres, les partisans du Brexit ne cachaient pas leur frustration et leur exaspération hier après le nouveau report du Brexit accordé par l’Union européenne (UE).

« J’en ai marre », lance Colin Elliott, 70 ans, qui travaillait dans une usine de tracteurs, évoquant le report de six mois obtenu par la première ministre Theresa May, près de trois ans après le référendum ayant décidé la sortie de l’UE. « J’ai voté Brexit et je me sens trahi. Ils ne mettent pas en œuvre le résultat », dit-il à l’AFP.

La région autour de Tilbury a voté pour quitter l’UE par 72 % des voix lors du référendum de juin 2016, contre 52 % pour l’ensemble du pays.

D’autres habitants font écho à sa colère à la perspective de voir le Brexit repoussé de six mois, à moins que les députés ne finissent par voter l’accord de retrait négocié par Theresa May avec Bruxelles.

« Je suis écœuré, on veut sortir ! Il me tarde qu’on parte », dit Suzy Hornsby, 59 ans, qui voudrait bien voir les députés conservateurs serrer les rangs derrière Theresa May, même s’ils ont déjà rejeté trois fois son texte de compromis. « Ils auraient dû la soutenir… parce que maintenant, on est dans le brouillard. »

« C’est sans fin, les politiques sont comme des poulets sans tête, ils ne savent pas ce qu’ils font », peste Tom Dwyere, un ancien ouvrier pro-Brexit de 63 ans.

Sentiment d’abandon

Peu d’endroits dans le pays ont soutenu aussi massivement un « Leave » que ce petit coin de l’Essex, qui borde la capitale britannique.

Située à l’ombre des docks de la Tamise, qui ont connu leur apogée lorsque le soleil ne se couchait jamais sur l’Empire britannique il y a un siècle, la région est tombée en déshérence. Malgré l’activité d’un port à conteneurs et un peu d’industrie légère, les habitants se sentent abandonnés et les craintes soulevées par l’immigration ont dopé le vote en faveur du Brexit.

Ancien électeur de l’opposition travailliste, Robert Gilbert, 73 ans, retraité de la métallurgie, prévient que si le Royaume-Uni organise des élections européennes fin mai, ce qui semble de plus en plus probable, il exprimera son mécontentement en votant pour le nouveau Parti du Brexit créé par l’europhobe Nigel Farage, ex-chef du parti UKIP.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.