OPINIONS

Courrier

« Un monde sans taxi ? » éditorial de François Cardinal publié hier

Le taxi manque le bateau

Il est certain que l’industrie du taxi a manqué le bateau et n’a pas su adapter ses services aux nouvelles technologies, pas plus qu’aux exigences minimales des clients à un service courtois et à un véhicule propre.

Toutefois, une question me chicote depuis le début de cette saga. Qu’a fait l’organisation des Métallos, qui représente les chauffeurs depuis de nombreuses années à ce que je sache, pour leur expliquer les réalités économiques des entrepreneurs d’aujourd’hui ?

Il me semble qu’une telle organisation aurait dû, à tout le moins, trouver les moyens pour sensibiliser leurs membres aux réalités et aux attentes de la société d’aujourd’hui. C’est bien d’organiser des rassemblements et des contestations devant les tribunaux, mais c’est encore mieux d’aider un groupe hétérogène comme celui-ci à s’ajuster aux réalités de son milieu.

— Christian Tremblay

Un monde en évolution

Le monde évolue, et celui du taxi ne peut rester à l’extérieur de cette évolution. Personne n’a indemnisé les petites librairies de quartier victimes des grandes surfaces qui bradent les livres.

M. Chevrette est un bien mauvais conseiller, car il aura toujours une arrière-pensée politique à l’égard des libéraux. La stratégie du pitbull n’a plus sa place.

— Jean Brodeur

Des questions sans réponse

Évidemment, Uber est le début d’une ère. Mais quand vous écrivez qu’il faudra peut-être un jour compenser l’industrie du taxi pour la perte de la valeur du permis qui leur a été donné à l’origine, comme contribuable, je vais m’opposer à ce que des spéculateurs soient remboursés avec mon argent. Qui a fait de l’argent avec ces permis ? Est-ce que l’entente avec Uber va permettre de rapporter plus d’impôt qu’aujourd’hui ? Il reste beaucoup de questions sans réponse.

— Yvon Larouche

Nous n’avons pas à rembourser

Le gouvernement n’a pas à rembourser la valeur des permis de taxi. Quand un propriétaire de commerce fait faillite, est-ce que le gouvernement paie ? La population n’acceptera jamais une telle injustice par rapport aux autres commerçants.

— Francine Roy

« Le prix de la peur », texte de Gérard Montpetit publié hier

Ouverture, prévention et sécurité

Un juste milieu est la réponse ! Il faut miser sur l’ouverture d’esprit, la prévention et la sécurité. 

Ayant participé à la sécurité lors des événements de Dawson et de Concordia et ayant été impliqué dans plusieurs dossiers communautaires dans les postes de quartier, je peux affirmer que la réponse efficace se trouve beaucoup plus dans la prévention et la tolérance, mais cela ne nous empêche pas d’accentuer notre sécurité également. Autrement dit, les profs armés, c’est non, les policiers mieux outillés, c’est oui – pour affronter les nouvelles réalités.

D’un point de vue utopique : des policiers communautaires qui visitent régulièrement les écoles, les centres commerciaux, les lieux publics, mais qui se transforment aussi en unités d’élite pour intervenir rapidement et efficacement, avec un armement et une protection appropriés, dans leur véhicule.

Je le répète, le travail le plus important est en amont : la compréhension des jeunes, leur participation à diverses activités, comprendre les questions de santé mentale, l’accompagnement des jeunes à risque, la tolérance par rapport aux différentes communautés et religions sont parmi les points le plus importants. Et surtout, l’apport de tous !

— Michel Wilson

« Le vrai problème, c’est la loi canadienne », chronique d’Alain Dubuc publiée hier

Un problème fondamental

Il est grand temps que l’on s’attarde au problème fondamental de notre système de santé. On a beaucoup à apprendre en étudiant les systèmes de santé des autres pays industrialisés.

Les besoins des patients et de leurs familles, non pas l’idéologie, doivent servir d’inspiration pour notre système.

— David Eidelman

Pendant ce temps en Ontario…

Je suis parti de l’Ontario en 1987 pour venir ici, et chaque fois que je devais payer des frais accessoires, je disais au médecin que cette pratique était illégale et on me disait « peut-être, mais c’est comme ça ». En Ontario, il n’y a pas de frais accessoires et c’est tant mieux. Ça fonctionne bien, le temps d’attente aux urgences est moins long et c’est facile de se trouver un médecin de famille.

— François Lamoureux

Une autre consultation inutile

Depuis le dépôt du rapport Parent dans les années 60, les dizaines de ministres qui se sont succédé ont voulu moderniser à leur façon l’éducation au Québec. L’histoire débute par la création du ministère de l’Éducation en 1964. Ont suivi de nouveaux régimes pédagogiques, la scolarisation obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans et la création des cégeps en remplacement des collèges.

Plus tard, les États généraux sur l’éducation ont amené leur lot de modifications. En 2007, le gouvernement Charest lance un chantier de réflexion sur la démocratie scolaire. À son tour, l’actuel ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, réalise une vaste consultation publique visant à moderniser le réseau de l’éducation.

Arrêtez d’analyser et agissez, car au Québec, nous avons les méthodes appropriées pour enseigner le français à l’école et possédons les ressources humaines nécessaires pour les appliquer. Il faut une saine gestion, une utilisation rationnelle des outils et l’arrêt des chambardements perpétuels. 

Ces consultations ne mènent à rien et nous pénalisent, car nos enfants et petits-enfants subissent les contrecoups de ces réformes.

— Jocelyn Boily, Québec

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