Courrier

L’éditorial de François Cardinal sur l’avenir de La Presse a suscité de nombreux commentaires de nos lecteurs. Voici un aperçu du courrier reçu.

Bravo et longue vie. Vous méritez notre appui et nous avons besoin de votre professionnalisme.

— Serge Folco

Courrier

Pour l’information de qualité

Les Églises et une multitude d’organismes religieux sont reconnus comme organismes de bienfaisance. L’information de qualité mérite certainement ce statut aussi !

— Lucie Forand, Montréal

Danger de laisser-aller ?

Une question me chicote : en fonction de ce nouveau système « OBNL », comment seront contrôlés les salaires et autres dépenses ? N’existe-t-il pas un danger d’un certain laisser-aller au niveau de la direction ?

— Gilles Barbeau

Essentiel à la démocratie

Dès que La Presse est passée au numérique, j’ai téléchargé l’application sur ma tablette. Chaque jour, je me disais que ça ne pouvait pas rester gratuit. Et que si on demandait une quelconque contribution, je paierais volontiers. L’accès aussi facile à autant d’informations données avec autant de professionnalisme, c’est tout simplement magnifique. Libre donc à chacun, chacune, de donner selon ses moyens et ainsi aider à préserver un outil essentiel à la démocratie.

— Marie-Anne LeBlanc

Merci de faire de La Presse+ un rituel

J’espère que La Presse+ va continuer. J’ai acheté une tablette pour ça : les nouvelles, les opinions, le monde, les mots croisés et le sudoku. Je peux la lire n’importe où, en Europe, aux États-Unis. Elle m’accompagne dans les salles d’attente, les aéroports, chez le médecin. Je me tiens au courant. Merci d’en faire un rituel. Je n’aurais jamais donné mon opinion au téléphone ou par écrit autrefois. Mais là, je me le permets. Merci encore.

— Louise Lauzon

Comme les passagers du Titanic

Je trouve navrant de lire et d’entendre des concurrents tirer à boulets rouges sur le projet de La Presse. Même le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, se met à faire de la petite politique en y voyant les méchants d’Ottawa. Ne pourrait-on pas voir ensemble comment conserver nos médias dans la meilleure forme possible au lieu de souhaiter la disparition d’un concurrent ?

Ça me fait penser aux passagers du Titanic qui seraient contents de voir leur voisin couler en oubliant qu’ils sont tous sur le même bateau. Bravo de tenter quelque chose au lieu de ne rien faire et de vouloir la fermeture du concurrent le plus innovant.

— Robert Audet

Un quotidien de grande qualité

Mes dons ont toujours été faits à des organismes humanitaires. Je ferai une seule exception : je donnerai afin d’assurer la survie de ce beau quotidien de très grande qualité. Je ne veux pas perdre ce très grand plaisir de « feuilleter » La Presse tous les jours. À quand la campagne de financement ?

— Michel Hétu

Pari risqué

Je souhaite bonne chance à La Presse avec son nouveau modèle d’affaires. Cependant, je trouve très risqué de se fier sur l’expérience philanthropique du monde anglo-saxon et de le transposer au Québec. Au Québec, ces traditions n’ont rien à voir avec ce qu’on retrouve aux États-Unis, dans le reste du Canada ou au Royaume-Uni.

— Denis Prévost, Saint-Lambert

La Presse pour longtemps !

Je suis un lecteur de La Presse depuis très longtemps. Je me suis adapté au format numérique, et je suis fier de pouvoir lire ma Presse partout dans le monde. La transformation du modèle doit en partie être assumée par les lecteurs, les gouvernements et la publicité. J’espère que La Presse continuera d’informer, avec tout le professionnalisme qu’on lui connaît, mes petits-enfants et leurs descendants pour encore très longtemps !

— Richard Beauchamp, lecteur assidu

Quelle mesquinerie !

Les commentaires lus sur Facebook ces derniers jours m’ont sérieusement agressée. Ils sont tous empreints de parti pris politiques et viennent souiller le débat sur la survie des médias écrits. Quelle misère et quelle mesquinerie !

— Danielle Tremblay

Un quotidien qui sait innover

La réaction des autres médias s’explique en partie par la jalousie à l’endroit d’un quotidien qui a su innover en modifiant son support papier traditionnel pour la tablette électronique, et en partie par un esprit de vengeance de ceux qui croient à tort que La Presse était un organe de propagande du Parti libéral et de Power Corporation. 

— Guy Ferland, enseignant en philosophie au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse

Des questions qui s’imposent

Je trouve que ce qui est proposé pour sauver La Presse est intéressant. Par contre, j’ai une réserve au sujet de la future direction de la fiducie. Comment peut-on prétendre d’un côté que la famille Desmarais ne sera plus liée à La Presse et en même temps attribuer à Power Corporation un rôle prépondérant dans le choix des directeurs de la fiducie ?

Dans les circonstances, je me demande si tout ce changement ne vise qu’à soulager le portefeuille des Desmarais tout en laissant à cette famille la capacité de diriger et d’influencer la direction et les orientations de La Presse. Est-il justifié de demander aux citoyens d’assumer dorénavant les déficits du quotidien ?

— Léo Martin, Québec

Une vision et du courage

J’applaudis toute l’énergie déployée par la grande famille de La Presse afin de sauver et d’assurer la pérennité de cette organisation centenaire dans ce monde en grande mouvance.

Jamais le statu quo n’est une solution ; et choisir, en toute humilité, mais aussi avec beaucoup de vision, de redéfinir son modèle d’affaires dénote un grand courage entrepreneurial et un engagement inspirant.

Merci de mettre vos compétences collectives à la recherche de solutions innovantes et pertinentes pour assurer au lectorat actuel et à venir un média d’information solide, crédible, et dont nous pourrons continuer à être fiers !

Un lecteur à la fois ? Je dis : présente ! Hier, le format de La Presse m’a permis d’échanger avec mes voisins immédiats dans le métro. Aujourd’hui, je partage les écrans les plus pertinents avec mon fils de 11 ans et demain, qui sait ? Mais j’y serai !

— Silvie Désaulniers

Courrier

La réponse dans deux ou trois ans

L’idée de transférer La Presse à une fondation est géniale d’un point de vue financier, mais sombre sur le plan de l’avenir des médias québécois.

La formule choisie par Power Corporation est copiée de la formule américaine notamment celle d’un média comme ProPublica, fondé en 2007 par l’un des éditeurs du Wall Street Journal, Paul Steiger, qui avait quitté le journal lorsque Rupert Murdoch en avait fait l’acquisition en 2007.

Le fonctionnement de ProPublica est financé entièrement par des dons de riches gens d’affaires ayant à cœur l’information et le créneau proposé par ProPublica. Il faut cependant un large marché, riche et avec cette mentalité des dons privés, et si les États-Unis peuvent soutenir efficacement ce genre de média, la situation n’est aucunement comparable ici au Québec.

L’exemple le plus proche d’un média québécois faisant appel aux dons et au soutien populaire serait Le Devoir, et on connaît ses difficultés de survie. De toute évidence, Power Corporation vient de se sortir d’un problème financier important, mais il y a lieu de croire que l’avenir à long terme de La Presse est toujours menacé. Il faudra voir la suite, mais l’on connaîtra le résultat rapidement, d’ici deux ou trois ans maximum. Ou La Presse sera condamnée à fermer ses portes définitivement, ou le public aura répondu à l’appel à l’aide ! À suivre…

— Bernard Bujold, ex-Québecor

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