Pays-Bas

40 000

Nombre de personnes qui se sont rassemblées hier à Amsterdam afin de participer à une marche nationale pour le climat, la première aux Pays-Bas, exhortant le gouvernement à prendre des mesures contre le réchauffement climatique.

— Agence France-Presse

La démocratie, façon nord-coréenne

Les Nord-Coréens se sont rendus aux urnes hier pour des élections dont il ne sortira qu’un seul vainqueur. Les opérations de vote se sont tenues dans une atmosphère de carnaval.

Des enfants vêtus de foulards rouges encourageaient les électeurs à faire leur devoir. Des fanfares se produisaient dans les bureaux de vote, où les électeurs patientaient selon un ordre déterminé des jours à l’avance.

La formation de Kim Jong-un, le Parti des travailleurs au pouvoir, dirige d’une main de fer la République populaire démocratique de Corée (RPDC), nom officiel du pays reclus armé de la bombe atomique.

Tous les cinq ans, cependant, se tiennent des élections législatives pour désigner les membres de l’Assemblée suprême du peuple, le Parlement nord-coréen.

Conformément à l’un des slogans préférés à Pyongyang, « unis dans le même esprit », les bulletins de vote ne comportent qu’un seul nom par circonscription, dûment approuvé au préalable.

La participation au scrutin est obligatoire. L’agence officielle KCNA rapportait que tous les électeurs dans toutes les circonscriptions avaient voté, « à l’exception de ceux se trouvant à l’étranger ou travaillant en mer ».

Lors des dernières élections en 2014, le taux de participation s’était élevé à 99,97 %, selon KCNA. Les candidats choisis avaient obtenu 100 % des voix, un résultat inégalé ailleurs dans le monde.

Le vote résulte « de l’inertie institutionnelle et du besoin de légitimer le gouvernement en simulant des procédures démocratiques », juge Andrei Lankov, du Korea Risk Group.

— Agence France-Presse

Malawi

Le bilan des inondations grimpe à 30 morts

Le bilan des inondations qui ont envahi le sud du Malawi s’est aggravé pour passer à au moins 30 morts, 22 blessés et près de 240 000 personnes sinistrées, a-t-on appris hier auprès du ministre de la Sécurité intérieure, Nicholas Dausi. Un précédent bilan officiel publié vendredi avait fait état d’au moins 23 morts et d’une dizaine de disparus. Des pluies torrentielles se sont abattues plus tôt cette semaine sur 14 districts de la moitié sud du Malawi, inondant de nombreux villages et des routes importantes. L’état de catastrophe naturelle a été décrété.

— Agence France-Presse

Guinée-Bissau

Aux urnes pour sortir de la crise

Les Bissaoguinéens ont voté en grand nombre hier pour élire leur Assemblée nationale avec l’espoir d’une sortie de l’interminable crise au sommet de l’État dans ce petit pays lusophone d’Afrique de l’Ouest qui, pour la première fois en plus de 20 ans, achève une législature. Quelque 760 000 électeurs étaient appelés aux urnes pour un scrutin à la proportionnelle à un tour, avec plus de 36 % de femmes candidates sur les listes des 21 partis en lice, pour 102 sièges à pourvoir. Les premiers résultats sont attendus dans les 48 heures.

— Agence France-Presse

Israël

Trois soldats condamnés pour « violences » contre des détenus palestiniens

Trois soldats israéliens ont été condamnés hier par un tribunal militaire à des peines de six mois et demi de prison ferme pour des actes de violence contre des détenus palestiniens. « Le tribunal militaire a condamné trois soldats qui ont été reconnus coupables de violences aggravées contre des détenus palestiniens », affirme un communiqué de l’armée. Les soldats ont reconnu les faits et avoué avoir agressé et blessé des Palestiniens détenus, peu de temps après une attaque dans laquelle deux soldats israéliens avaient été tués en Cisjordanie occupée par des tirs palestiniens en décembre 2018. 

— Agence France-Presse

Syrie

Reprise de l’assaut décisif contre l’EI

L’assaut décisif contre l’ultime poche de résistance du groupe État islamique (EI) en Syrie a repris hier, le délai donné à l’organisation pour la « reddition » de ses combattants ayant expiré, ont annoncé les forces antidjihadistes soutenues par une coalition internationale menée par Washington.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) combattent les derniers djihadistes désormais retranchés dans un campement de fortune dans le village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie.

Elles avaient dû suspendre à nouveau la semaine dernière leur offensive pour permettre l’évacuation de dizaines de milliers de personnes de Baghouz, dont des combattants djihadistes et leurs familles.

« Nous n’avons observé aucun mouvement de civils à l’intérieur [du réduit], les FDS ont donc repris les opérations militaires contre le groupe [EI] », a déclaré hier soir à l’AFP Adnane Afrine, un porte-parole des FDS.

Une Bataille plusieurs fois retardée

Près de 60 000 personnes ont été évacuées de l’ultime poche djihadiste depuis décembre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). La bataille finale des forces antidjihadistes pour donner le coup de grâce au « califat » proclamé il y a près de cinq ans par l’EI a été plusieurs fois retardée.

Si les combats au sol ont pratiquement cessé au cours de la dernière semaine, les frappes aériennes ciblées se sont poursuivies par intermittence sur l’ultime bastion des djihadistes.

« Le délai que nous avons accordé aux djihadistes pour se rendre a pris fin, nos forces ont reçu l’ordre […] d’asséner le coup de grâce aux djihadistes encore à Baghouz », a prévenu hier le porte-parole des FDS, Mustafa Bali.

« Nous avons évacué des milliers de civils et des milliers de terroristes se sont rendus », a-t-il indiqué sur Twitter, en référence aux djihadistes de l’EI ayant déjà capitulé.

Il a affirmé à l’AFP que l’offensive contre l’ultime carré djihadiste pouvait ainsi reprendre « à tout moment ».

Corridor humanitaire « ouvert »

M. Bali a toutefois précisé que le corridor humanitaire emprunté par les dizaines de milliers de civils évacués ces dernières semaines « restera ouvert ».

Parmi les 59 000 personnes qui ont déjà quitté cette zone depuis décembre, plus de 6000 djihadistes ont été arrêtés, selon l’OSDH.

Mais au cours des 48 dernières heures, le rythme des évacuations a considérablement ralenti.

— Agence France-Presse

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