Hockey  Ligue américaine

Et de cinq pour le Rocket !

Le gardien recrue Cayden Primeau a bloqué 24 des 25 rondelles dirigées vers lui et le Rocket de Laval a défait les Monsters de Cleveland 2-1, vendredi soir à Cleveland. La formation lavalloise (8-5-1) a ainsi obtenu une cinquième victoire de suite et récolté au moins un point au classement dans une sixième rencontre d’affilée. Le Rocket affiche aussi un dossier de 7-2-1 à ses 10 dernières parties. La dernière défaite de la troupe de Joël Bouchard en temps réglementaire remonte au 23 octobre. Le défenseur Josh Brook a inscrit le filet victorieux à mi-chemin de la troisième période. Le Rocket et les Monsters s’affronteront de nouveau samedi soir en Ohio. Par ailleurs, avec ses 17 points au compteur, le Rocket partage le premier rang de la division Nord de la Ligue américaine avec les Marlies de Toronto, les Monsters et les Americans de Rochester.

— La Presse canadienne

Tennis

« C’est un énorme honneur »

Sylvain Bruneau est auréolé du titre d’entraîneur de l’année au Canada

Beaucoup de choses ont changé en un an pour Sylvain Bruneau et sa protégée Bianca Andreescu.

Bruneau, lauréat du prix Jack-Donohue, décerné à l’entraîneur de l’année au Canada, a raconté qu’Andreescu lui avait envoyé une photo il y a quelques jours qui remettait leur parcours en perspective.

« Nous étions au Kansas, à un petit tournoi où il n’y avait même pas de balles neuves, a raconté Bruneau, vendredi, lors d’une conférence téléphonique. Elle m’a envoyé une photo il y a quelques jours avec le message : One year ago [Il y a un an]. »

Devenu l’entraîneur personnel d’Andreescu l’année dernière, Bruneau a contribué à faire d’elle l’une des meilleures joueuses du circuit en 2019.

Le parcours de l’Ontarienne a valu à Bruneau le prix Jack-Donohue, remis par l’Association canadienne des entraîneurs (ACE). Il « reconnaît la contribution exceptionnelle d’un entraîneur canadien ou d’une entraîneure canadienne qui illustre les qualités remarquables du légendaire Jack Donohue ». Ces qualités comprennent l’honnêteté, l’intégrité, une attitude positive, la compétitivité et l’amour du sport.

« C’est un énorme honneur de recevoir le prix Jack-Donohue, un entraîneur incroyable qui a marqué le sport au Canada », a dit Bruneau.

« C’est sûr que ce n’est pas étranger à l’année extraordinaire de Bianca. Elle a marqué les esprits avec ses résultats. Je suis quelqu’un qui vise haut, mais c’était au-delà de mes attentes. »

— Sylvain Bruneau, entraîneur de Bianca Andreescu

L’athlète de 19 ans a remporté son premier tournoi professionnel en mars à Indian Wells. Après sa victoire à la Coupe Rogers en août, elle a confirmé son énorme potentiel en devenant la première Canadienne de l’histoire à remporter un titre majeur lorsqu’elle a battu l’Américaine Serena Williams en finale des Internationaux des États-Unis.

« En définissant ses objectifs avec précision, en établissant un solide plan technique et tactique et en adoptant un état d’esprit positif, Sylvain a développé chez Andreescu la résilience et l’audace dont elle avait besoin pour affronter la meilleure femme ayant jamais joué au tennis, et la vaincre », a souligné Lorraine Lafrenière, chef de la direction de l’ACE.

Bruneau a entrepris sa carrière d’entraîneur dès l’âge de 18 ans, alors qu’il était encore étudiant. Cinq ans plus tard, il a fait son premier déplacement sur la scène internationale avec Tennis Canada. Depuis, il a gravi les échelons jusqu’au poste d’entraîneur national en chef du tennis féminin.

En février 2018, le vice-président du développement de l’élite à Tennis Canada, Louis Borfiga, a demandé à Bruneau d’épauler Andreescu à temps plein dans sa transition chez les professionnelles. Le reste fait partie de l’histoire.

« Sur le plan personnel, nous nous entendons super bien, a expliqué Bruneau. Nous avons une très bonne communication, nous rions beaucoup. Nous avons beaucoup de plaisir à l’extérieur du terrain, ce qui est important parce que les déplacements sont nombreux et longs. Il faut être capables d’avoir une bonne relation en dehors du terrain. Quand vous mettez tout ça ensemble, il est difficile de demander mieux pour un entraîneur. »

« C’est un beau cadeau que j’ai eu quand Louis Borfiga m’a demandé en 2018 de m’en occuper à temps plein. »

— Sylvain Bruneau, à propos de Bianca Andreescu

Bruneau devait recevoir son prix, vendredi soir, lors d’un gala organisé pour récompenser les entraîneurs et dirigeants sportifs les plus méritants et influents au Canada.

« Je suis si fière de lui, a confié Andreescu, qui occupe le cinquième rang mondial. Je dois avouer que je ne suis pas du tout surprise qu’il remporte ce prix, et c’est assurément le premier d’une longue série. Je suis très reconnaissante de pouvoir compter sur lui et qu’il fasse partie de mon équipe. »

Rien d’alarmant

Interrogé sur leurs objectifs pour 2020, Bruneau a souligné qu’il espérait voir Andreescu éviter les blessures.

Andreescu s’est retrouvée sur la touche au printemps en raison d’une blessure à une épaule. Elle a dû déclarer forfait aux Finales de la WTA à Pékin la semaine dernière en raison d’une blessure au genou gauche.

À ce sujet, Bruneau a voulu se faire rassurant.

« Elle a passé des examens et elle est présentement en Europe pour rencontrer des spécialistes et obtenir différentes opinions, a-t-il indiqué. Elle va revoir quelqu’un lundi et nous ferons ensuite le bilan.

« Il n’y a pas d’opinion unanime sur la suite. Ce que nous savons, par contre, c’est que ce n’est rien d’ultra sérieux. Mais il y aura de petites décisions à prendre. »

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