Temps des Fêtes

Les origines de nos traditions

Lorsqu’on prend du recul et qu’on y réfléchit un peu, certaines de nos traditions peuvent paraître bien étranges. Pourquoi suspendre des bas près du feu en l’attente de cadeaux ? Pourquoi s’embrasse-t-on sous le gui ? Pourquoi cuisiner un dessert en forme de bûche ? Voici quelques explications possibles.

Les cartes de Noël

La toute première carte de Noël a été créée par le Britannique John C. Horsley en 1843. On y voyait des gens portant un toast, avec la mention « Joyeux Noël et bonne année à vous ». Seulement mille exemplaires ont été produits, et ceux-ci se sont envolés rapidement : une tradition était née.

Les bas de Noël

Une histoire raconte que le bon saint Nicolas aurait fait cadeau de boules d’or massif à un père trop pauvre pour payer la dot de ses trois filles. La nuit tombée, il serait entré en secret par sa cheminée et aurait déposé l’or dans des bas qui séchaient près du feu.

Le sapin de Noël

Au Moyen-Âge, en Allemagne, il était courant de décorer la maison de conifères pendant l’hiver : leur verdure était perçue comme un signe d’espoir, un rappel que la nature se réveillerait au printemps. Lorsque le christianisme s’est répandu en Europe, cette tradition y a été adoptée pour célébrer Noël.

La bûche de Noël

Pour chasser l’année en cours et accueillir la prochaine, les Gaulois et les Celtes avaient l’habitude de décorer des bûches avec du gui, des pommes de pin et du lierre et de les jeter dans le feu. Au fil du temps, la tradition européenne s’est transformée en gâteau que l’on sert comme dessert et a gagné en popularité lors de concours amicaux entre les pâtissiers parisiens du 19e siècle.

Les chandails laids de Noël

Évidemment, ce sont nos parents et nos grand-mères qu’il faut blâmer pour l’existence de ces affreux tricots de Noël. Selon le livre Ugly Christmas Sweater Party Book, la première fête de l’ère moderne où l’on a porté volontairement cette horreur vestimentaire se serait tenue à Vancouver, en 2001.

Le gui

Puisqu’il fleurit même pendant les hivers les plus froids, le gui est considéré comme un symbole de fertilité par de nombreuses civilisations anciennes. S’embrasser sous le gui est une pratique plus récente : une tradition permettait aux domestiques britanniques du 18e siècle de s’en servir comme excuse pour voler un baiser à la demoiselle de leur choix; si cette dernière refusait, elle risquait d’être frappée par la malchance.

Le lait et les biscuits pour le père Noël

En Scandinavie, une coutume voulait que les enfants laissent des collations à Sleipnir, le cheval à huit pattes du dieu Odin, pour que l’animal leur donne des cadeaux en retour. Cette tradition a refait surface en Amérique du Nord lors de la crise économique des années 1930. Les parents voulaient rappeler aux enfants l’importance d’être reconnaissants s’ils recevaient quoi que ce soit le matin de Noël.

Les bulles pour le Nouvel An

En 496, un vin de la région de Champagne a été utilisé pour baptiser le guerrier Clovis, qui deviendrait roi des Francs. Au fil du temps, les vins de Champagne ont été choisis pour célébrer les grandes occasions – en particulier au 18e siècle où le vin pétillant qu’on connaît aujourd’hui est devenu très prisé par la royauté.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.