Transactions d’initiés

Le premier actionnaire de Semafo bonifie sa mise

Le plus important actionnaire de Semafo vient de bonifier substantiellement son investissement dans la société aurifère montréalaise, sous pression depuis des incidents armés survenus à proximité de ses propriétés africaines.

Un document déposé par Van Eck Associates auprès des autorités boursières durant la fin de semaine indique que l’investisseur institutionnel new-yorkais a entrepris le mois de septembre avec 41,9 millions d’actions de Semafo en portefeuille, l’équivalent d’une participation de près de 13 % dans l’entreprise dont le principal actif est la mine Mana du Burkina Faso, en Afrique de l’Ouest.

Cette mise à jour du nombre d’actions de Semafo détenues par Van Eck Associates représente une augmentation de 27 % par rapport aux 33 millions d’actions dévoilées au printemps dans la circulaire de direction de Semafo envoyée aux actionnaires.

Van Eck Associates n’a pas précisé les raisons expliquant sa décision d’augmenter son emprise, ni à quel moment exactement les récentes transactions d’achat ont eu lieu.

L’action de Semafo a décroché le mois dernier après que l’entreprise a été forcée de prendre des mesures pour assurer une meilleure sécurité de son personnel en Afrique à la suite d’incidents armés survenus au Burkina Faso.

Semafo a révélé le 13 août que cinq gendarmes et l’employé d’un sous-traitant avaient perdu la vie. Cinq jours plus tard, un autobus transportant des employés se faisait attaquer par des bandits, ce qui a causé la mort d’un employé de Semafo, notamment.

Après avoir entrepris le mois d’août à plus de 3,80 $, le titre de Semafo a glissé jusqu’à 2,75 $ il y a trois semaines. L’action a clôturé en baisse de 1 % hier à 3,06 $ à la Bourse de Toronto.

Voici quelques autres transactions récentes ayant retenu notre attention : 

Un patron de la Laurentienne achète

Un membre de la haute direction de la Banque Laurentienne a acheté, vendredi, pour un peu plus de 210 000 $ d’actions de l’institution financière québécoise. Liam Mason, vice-président exécutif et chef de la gestion des risques, a acheté un bloc de 5000 actions. L’action de la Laurentienne a touché vendredi 42,155 $, son plus bas niveau depuis 2012.

Un administrateur vend du Savaria

Un membre du conseil d’administration de Savaria vient de vendre pour 100 000 $ d’actions de l’entreprise de Laval spécialisée dans l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Peter Drutz a vendu, mercredi dernier, un lot de 5000 actions. Le titre de Savaria a atteint hier, à 20,95 $, un sommet historique en Bourse.

Un dirigeant liquide du Cominar

Un haut dirigeant de Cominar vient de vendre pour 130 000 $ de parts du Fonds de placement immobilier québécois. Le vice-président des finances et de la comptabilité, Carl Pépin, a vendu près de 11 000 parts mardi dernier. Le titre de Cominar a glissé sous la barre des 12 $ au cours de la séance d’hier pour toucher son plus bas niveau depuis 2009 à la Bourse de Toronto.

De l’appétit pour Goodfood

Un administrateur de Marché Goodfood vient d’ajouter un autre bloc d’actions de l’entreprise montréalaise spécialisée dans les repas prêts à cuisiner. Don Olds a acheté, mercredi dernier, 10 000 actions au prix unitaire de 2,53 $. Il en possède maintenant 60 000.

Cette rubrique rapporte les transactions, de vente ou d’achat, que des actionnaires privilégiés ont effectuées. Font partie des initiés les individus qui occupent une position privilégiée dans les entreprises en Bourse, soit les dirigeants, les administrateurs, les principaux actionnaires, etc.

Revue boursière

Tesla rebondit

Tesla a rebondi de 8,5 % au terme d’une séance marquée par l’attentiste des investisseurs. Le NASDAQ et le S&P 500 ont avancé timidement durant la journée, tandis que le Dow Jones a reculé d’un pas.

SNC-Lavalin

L’enquête préliminaire repoussée

L’enquête préliminaire sur SNC-Lavalin a été raccourcie et repoussée de six semaines, afin qu’elle puisse avoir lieu après l’entrée en vigueur d’une nouvelle disposition du Code criminel qui, selon son avocat, devrait jouer en sa faveur. Cette disposition autorise des accords de poursuite différés. Ces accords permettent aux entreprises de régler les affaires de corruption et d’éviter d’être désavantagées lorsqu’elles sont en concurrence avec leurs rivales. L’audience devant la Cour du Québec porte sur des accusations de fraude criminelle. — La Presse canadienne

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