Pacte fiscal 

Un fossé sépare Québec et les villes

QUÉBEC — Les négociations se corsent entre Québec et les municipalités pour la conclusion d’un nouveau pacte fiscal, prévue à l’origine d’ici la fin du mois. L’offre du gouvernement Legault est loin de sa promesse électorale, soutient l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Un fossé de quelques centaines de millions de dollars sépare les deux parties.

« Ce qui est sur la table ne nous satisfaisait pas », affirme son président, Alexandre Cusson, en entrevue à La Presse. Certes, « on n’est pas en guerre » contre le gouvernement, mais les pourparlers ne vont « pas assez vite à notre goût, ça c’est clair ».

Il a convoqué pour vendredi une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’UMQ. Une cinquantaine de maires et de mairesses discuteront de la stratégie à venir. « Si tout allait super bien, je n’aurais pas convoqué cette réunion », précise M. Cusson, également maire de Drummondville.

Comme tous les autres chefs de parti, François Legault s’est engagé en campagne électorale à céder un point de TVQ aux municipalités, une revendication du monde municipal. Le hic, c’est que les parties ne s’entendent pas sur la signification de cette promesse…

Un point de TVQ représente 1,7 milliard de dollars en ce moment et représenterait 1,9 milliard dans quatre ans, selon l’UMQ. Celle-ci demande que les transferts prévus au pacte fiscal atteignent à terme cette somme, l’équivalent d’un point de la taxe de vente. Cela signifierait que Québec verse tout près de 1 milliard de plus aux municipalités à terme : les transferts actuels du pacte fiscal s’élèvent à 990 millions par an.

Or, dans son offre, le gouvernement Legault propose aux municipalités de leur verser l’équivalent de la croissance de la valeur d’un point de TVQ. C’est loin d’être la même chose.

150 millions de moins par année

Selon les explications de l’UMQ, Québec voudrait verser environ 100 millions de plus aux municipalités pour la deuxième année du prochain pacte – il n’y aurait aucune somme supplémentaire pour la première année. Québec est parvenu à cette somme en calculant l’augmentation de ses revenus tirés de la taxe de vente entre 2017 et 2018 (ce qui donne environ 1 milliard, selon les comptes publics du gouvernement), puis il a établi la valeur de cette croissance par point de TVQ (environ 100 millions donc, puisque la taxe est de 9,975 %).

Selon les explications de l’UMQ, Québec répéterait le même calcul chaque année et hausserait donc ses transferts aux villes du même montant que représente la croissance de la valeur d’un point de TVQ. Il est clair que sa proposition ne porterait pas les transferts prévus au pacte à 1,9 milliard dans quatre ans, comme le réclame le monde municipal. L’écart est de quelques centaines de millions de dollars entre les deux parties, selon l’UMQ.

Autre obstacle : le gouvernement Legault ne veut pas, dès le début du prochain pacte, rétablir les transferts au niveau où ils étaient avant les coupes du gouvernement Couillard en 2015. Les municipalités reçoivent en ce moment environ 150 millions de moins par année que ce à quoi elles auraient droit s’il n’y avait pas eu de compressions, estime l’UMQ.

« Ce qu’on dit au gouvernement, c’est “quand ça n’allait pas bien, vous nous avez trouvés. On a trouvé ça dur, on a finalement accepté de collaborer. Mais vous ne pouvez pas perdre notre numéro de téléphone quand, aujourd’hui, il y a des marges de manœuvre disponibles” », affirme Alexandre Cusson, soulignant que le gouvernement « nage dans les surplus ».

L’objectif demeure d’arriver à une entente d’ici le 30 septembre. Le printemps dernier, le premier ministre François Legault avait tenté de dégonfler les attentes des élus municipaux en déclarant que le transfert d’un point de TVQ devait se faire « à coût nul ».

Science

De l’eau liquide sur une exoplanète

Des astrophysiciens montréalais ont découvert pour la première fois de l’eau liquide sur une exoplanète de la taille de la Terre. Cette planète, K2-18 b, se situe à 120 années-lumière de la Terre et pourrait abriter la vie dans ses nuages. Nos explications.

Eau liquide

Il leur a fallu trois ans d’observations avec les télescopes spatiaux Hubble, Spitzer et Kepler, mais Björn Benneke et ses collègues de 10 prestigieuses universités américaines y sont parvenus : ils ont observé de l’eau liquide sur une exoplanète similaire à la Terre. Plus exactement, ils ont observé directement de la vapeur d’eau sur la planète K2-18 b, et construit un modèle atmosphérique de K2-18 b montrant que cette eau devait être liquide dans les nuages. « C’est une première », explique M. Benneke, astrophysicien de l’Université de Montréal et auteur principal de l’étude publiée hier soir dans l’Astronomical Journal. « Ça montre l’importance de Montréal pour l’étude des exoplanètes. Nous sommes l’un des départements qui auront le plus de temps sur le futur télescope spatial James Webb. »

Extraterrestres

La vie pourrait-elle exister sur K2-18 b ? « Probablement pas sur sa surface rocheuse, mais c’est possible dans les nuages, là où l’eau serait liquide », dit M. Benneke. C’est que K2-18 b est huit fois plus massive et 2,3 fois plus large que la Terre, ce qui signifie qu’elle a une atmosphère très importante. Après tout, souligne M. Benneke, la vie pourrait exister sur les nuages de Vénus. K2-18 b est située sept fois plus proche de son étoile que la Terre ne l’est du Soleil, mais comme il s’agit d’une étoile 35 fois moins brillante que notre Soleil, elle est située dans une zone habitable. 

L’eau sur d’autres exoplanètes

De la vapeur d’eau a déjà été découverte sur d’autres exoplanètes, selon M. Benneke. L’an dernier, des astrophysiciens américains avaient affirmé que de l’eau liquide existait probablement sur l’exoplanète Proxima Centauri b, située à seulement 4,2 années-lumière de la Terre, dans une étude publiée par la revue Astrobiology. Mais il s’agissait de déductions de modèles atmosphériques, pas d’observation directe d’eau.

Rivalité

M. Benneke a dû hâter la publication de son étude parce que des rivaux britanniques publient demain à 16 h à Londres une étude similaire, dans la revue Nature Astronomy. « Ils prennent nos données sur les archives de la NASA, c’est public, dit M. Benneke. Ils savent que nos travaux sont importants. Mais ils ont seulement les données de Hubble et n’ont pas notre modèle atmosphérique, alors ils ont seulement la conclusion qu’il y a de la vapeur d’eau sur K2-18 b. » Est-ce normal de repiquer ainsi les données d’autres équipes pour publier avant elles ? « Ce n’est pas illégal, mais les gens dans le domaine de l’astrophysique sont mal à l’aise, ce n’est pas la première fois que l’équipe de Londres fait cela », dit M. Benneke. La Presse a demandé une réaction aux auteurs de l’étude de Nature Astronomy, mais n’avait pas eu de réponse hier soir.

Rapport de l’OCDE sur l’éducation

Le Canada, cher mais attirant pour les étudiants étrangers

Étudier au Canada coûte cher aux étudiants internationaux, mais « la réputation des universités canadiennes » contribue à faire en sorte qu’aux cycles supérieurs, environ un étudiant sur dix vient de l’étranger, observe un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) déposé hier. Le volumineux ouvrage Regards sur l’éducation analyse les systèmes éducatifs des 36 pays membres de l’organisation – dont le Canada –, mais aussi de pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil.

Ceux qui choisissent d’étudier à l’étranger paient souvent des droits de scolarité plus élevés que les gens du pays, observe l’OCDE, mais au Canada, l’écart est « particulièrement frappant », puisque ces droits sont « au moins trois fois plus élevés » pour les étudiants étrangers.

« Toutefois, le grand nombre d’étudiants qui viennent au Canada pour étudier semble indiquer que la qualité et la réputation des universités canadiennes éclipsent les frais de scolarité élevés qu’ils doivent payer », écrit l’OCDE.

En 2017, il y avait au pays 210 000 étudiants étrangers aux cycles supérieurs, soit 13 % de tous les étudiants à ces niveaux. Il s’agit d’un pourcentage nettement supérieur à l’ensemble des pays de l’OCDE (6 %). Ces étudiants représentent 11 % des étudiants au baccalauréat, 16 % à la maîtrise et 33 % au doctorat. Ils viennent en majorité de la Chine (32 %) et de l’Inde (16 %). Les Français comptent quant à eux pour 8 % des étudiants étrangers au pays.

Pénurie d’enseignants

Il n’y a pas qu’au Québec qu’on peine à trouver des enseignants pour remplir les salles de classe. C’est que les effectifs vieillissent, écrit l’organisation.

« Dans la plupart des pays de l’OCDE, le pourcentage d’enseignants en poste dans l’enseignement primaire et secondaire est plus élevé chez les 50-59 ans que chez les 25-34 ans, ce qui peut faire craindre des pénuries d’enseignants à l’avenir », lit-on dans le rapport de 530 pages.

Le Canada semble, pour l’instant, s’en tirer mieux que les autres. Que ce soit au primaire ou au secondaire, les titulaires de classe sont plus jeunes au Canada que dans la moyenne des pays de l’OCDE. En 2018, un enseignant canadien sur quatre avait plus de 50 ans, une proportion qui grime à 36 % dans l’ensemble des pays de l’OCDE.

Différences de salaire des enseignants entre les provinces

Le rapport de l’OCDE s’attarde au salaire des enseignants et note que dans certains pays, comme le Canada, les États-Unis, la Belgique et le Royaume-Uni, les écarts entre différentes régions sont marqués. C’est toutefois au Canada « que le salaire des enseignants en poste dans l’enseignement primaire en début de carrière varie le plus entre les entités infranationales », lit-on.

Pour illustrer l'ampleur des disparités canadiennes, l’OCDE note qu’au Québec, un enseignant du primaire en début de carrière gagne environ 42 500$, tandis qu’aux Territoires du Nord-Ouest, ce salaire est de plus de 76 000$. En Ontario, il passe la barre des 50 000$ annuellement.

À titre de comparaison, en France, un enseignant du primaire en début de carrière gagne environ 40 000$.

Quant à la composition des classes, le rapport relève qu'on compte en moyenne 21 élèves par classe au primaire dans les pays de l’OCDE, et 23 élèves par classe au premier cycle du secondaire.

À titre comparatif, le ratio maitre-élèves peut aller jusqu’à 26 élèves par classe en 6e année du primaire au Québec. En deuxième année du secondaire, il est d’un maximum de 29 élèves par groupe.

Fuite médiatique

Une policière qui a enquêté sur Guy Ouellette alerte l’UPAC

Québec — La policière qui a piégé le député Guy Ouellette demande à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) d’enquêter sur la publication de documents hautement confidentiels à son sujet dans les médias.

Caroline Grenier-Lafontaine se dit victime d’une campagne de salissage depuis la diffusion d’éléments de l’enquête dont elle fait l’objet.

La semaine dernière, les médias de Québecor ont publié deux documents qui révèlent qu’elle est soupçonnée d’infractions criminelles. On y allègue qu’elle aurait travaillé de façon à « orienter faussement » l’enquête et qu’elle aurait intercepté des communications de manière illégale.

Ces documents – l’un portant l’en-tête de la Sûreté du Québec (SQ), l’autre, du ministère de la Sécurité publique – n’auraient jamais dû se retrouver entre les mains de journalistes et être publiés, soutient l’avocat de la policière, Guy Bertrand.

« Autant au niveau de la remise du document aux médias que de la réception de la publication, il y a des motifs raisonnables de croire qu’un crime a été commis », a-t-il indiqué hier.

« Projet A »

Mme Grenier-Lafontaine a dirigé le « Projet A ». Cette enquête a mené à l’arrestation de Guy Ouellette, d’un policier de la SQ affecté à l’UPAC, Stéphane Bonhomme, et d’un retraité de la SQ, Richard Despatie. C’est elle qui a attiré le député hors de l’Assemblée nationale en lui envoyant des messages du téléphone de M. Despatie.

Les mandats de perquisition en lien avec cette opération ont depuis été cassés par un tribunal. M. Ouellette n’a jamais été accusé en lien avec l’enquête. Il poursuit le gouvernement pour un demi-million de dollars.

Mme Grenier-Lafontaine travaillait avec son conjoint, André Boulanger. Les deux ont été affectés à des tâches administratives lorsque le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) s’est penché sur la conduite du Projet A.

La semaine dernière, Me Bertrand a écrit au premier ministre François Legault pour lui demander d’intervenir dans le dossier.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a refusé. Elle a assuré que son ministère n’est pas à l’origine de la fuite et que les documents ont été divulgués « dans le cadre d’un autre processus judiciaire » touchant l’UPAC.

« Erreur grossière »

Or, répond Me Bertrand, les documents n’auraient jamais dû se trouver dans un dossier accessible au public. Ils y ont été placés soit de manière malveillante, soit à la suite d’une « erreur grossière », argue-t-il.

Dans tous les cas, le ministre de la Sécurité publique, qui chapeaute aussi la SQ, est le propriétaire des documents et en est donc responsable, dit l’avocat de la policière.

Il fait valoir que la diffusion des allégations a causé un tort important à la réputation de sa cliente, d’autant plus qu’elle ne fait face à aucune accusation de nature criminelle.

QS plaide pour un chef civil à l’UPAC

Le prochain commissaire de l’UPAC devrait être un civil, soutient Québec solidaire (QS). Le député Alexandre Leduc y voit la meilleure manière de restaurer l’ordre dans cette unité « gangrénée » par les « guerres de clans ». « Pour casser ce système-là, il faut mettre une personne qui est au-dessus de cela, a-t-il indiqué. Rien de mieux qu’une personne qui vient d’une filière civile, qui n’a pas d’attache policière ou d’historique policier avec un autre service au préalable. » Le gouvernement Legault compte nommer en octobre le successeur permanent de Robert Lafrenière, qui a démissionné il y a près d’un an. Le premier ministre a déjà évoqué l’idée de ne pas nommer un dirigeant issu des rangs policiers. Le Parti québécois s’est lui aussi prononcé en faveur de la nomination d’un civil. Le choix devra être entériné par les deux tiers des députés à l’Assemblée nationale.

— Martin Croteau, La Presse

Politique

Marie Montpetit renonce à la direction du PLQ

Après réflexion, Marie Montpetit ne briguera pas la direction du Parti libéral du Québec (PLQ). Elle va plutôt appuyer la candidature de Dominique Anglade. « En tant que mères de famille, jeunes élues et femmes en politique, nous avons une vision du Québec et de ses valeurs qui se ressemblent et je suis également très admirative de son impressionnant parcours professionnel », a expliqué la députée de Maurice-Richard, critique du parti en matière d’environnement, dans un communiqué. Mme Anglade, qui représente Saint-Henri–Sainte-Anne, est la seule à avoir formellement annoncé sa candidature. La députée de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, devrait également se lancer dans la course à la direction. L’ancien ministre de la Santé Gaétan Barrette soupèse lui aussi ses appuis. Trois autres candidats pressentis – André Fortin, Sébastien Proulx et Pierre Moreau – se sont désistés. La campagne à la direction sera officiellement lancée le 23 novembre et se terminera au printemps 2020. D’ici là, le PLQ sera dirigé par intérim par Pierre Arcand.

— Martin Croteau, La Presse

Politique

Les conservateurs sont réélus au Manitoba

Les électeurs manitobains ont confié un second mandat majoritaire à Brian Pallister et à son parti progressiste-conservateur afin de lui permettre de poursuivre son plan de réduction des dépenses et des impôts. Au moment de publier, les conservateurs devaient remporter plus de 29 des 57 sièges que compte la législature. Ils peinaient toutefois à égaler les 40 sièges remportés en 2016, soit la plus grande majorité depuis un siècle au Manitoba alors qu’ils mettaient fin à 17 ans de gouvernement néo-démocrate. Brian Pallister lui-même a été déclaré vainqueur dans sa circonscription de Fort Whyte à Winnipeg. Le chef du NPD, Wab Kinew, a également remporté son siège à Fort Rouge. Les néo-démocrates étaient sur la bonne voie pour obtenir plus de sièges que les 14 qu’ils ont remportés en 2016. Ils demeurent l’opposition officielle et récupèrent une partie du soutien de leur base qui les avait délaissés trois ans plus tôt. Les libéraux et leur nouveau chef, Dougald Lamont, avaient de la difficulté à conserver les quatre sièges qu’ils occupaient au moment de la dissolution de la législature. — La Presse canadienne

Appel à la grève climatique

Fort de la présence annoncée de la jeune Suédoise Greta Thunberg à Montréal, un appel à la grève climatique dans tout le Québec est lancé pour se joindre au mouvement mondial le 27 septembre. La manifestation se veut le point culminant de la semaine internationale d’actions pour le climat pilotée par Earthstrike et des groupes écologistes partout dans le monde pour augmenter la pression sur les gouvernements. Au Québec, le groupe La planète s’invite au Parlement affirme que 400 organismes communautaires et au moins 7 syndicats ont déjà adopté des mandats pour participer à la grève mondiale. Et une vingtaine d’administrations de cégeps auraient confirmé vouloir se mobiliser pour pousser les gouvernements à agir concrètement. Lors d’un point de presse, hier, à Montréal, des groupes écologistes ont appelé les commerces à fermer leurs portes, les syndicats et les étudiants à faire la grève, et les élèves à quitter les cours le vendredi 27 septembre, jour du grand rassemblement. 

— Sara Champagne, La Presse

Corporation de gestion des marchés publics

Le nouveau C.A. comprendra des membres de l’extérieur

Revirement dans la saga des marchés publics : un nouveau conseil d’administration, composé d’une majorité de membres de l’extérieur, pourra être élu à la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM). Le nouveau C.A. sera nommé le 8 octobre en assemblée générale. Il comprendra quatre membres de la Corporation (des marchands ou des producteurs maraîchers) et cinq membres provenant de l’extérieur. Les conseils antérieurs étaient formés exclusivement de membres de la corporation. Le règlement a été modifié, le 14 mars, en assemblée générale, pour admettre des administrateurs de l’extérieur. Avec comme objectifs d’assainir la gouvernance et de prévenir les conflits d’intérêts.

— Suzanne Colpron, La Presse

Élection partielle

Le chef du Parti Laval tentera de se faire élire

Le chef de l’opposition officielle à la Ville de Laval, Michel Trottier, du Parti Laval, a annoncé hier soir lors de la séance du conseil municipal qu’il allait se présenter comme candidat à l’élection partielle dans Marc-Aurèle-Fortin, quartier situé dans le nord-ouest de l’île Jésus. M. Trottier tentera de succéder à Gilbert Dumas, qui a perdu la vie le 20 août dernier à la suite d’une crise cardiaque. M. Dumas était conseiller municipal dans Marc-Aurèle-Fortin depuis 2013. Actuellement non élu, Michel Trottier a agi comme conseiller de la municipalité de Fabreville de 2013 à 2017. Il a tour à tour été enseignant, intervenant spécialisé, directeur d’école, puis vice-président de l’Association montréalaise des directions d’établissements scolaires. L’élection partielle devrait se tenir le 24 novembre.

— Raphaël Pirro, La Presse

Étude

Les Québécois friands d’aliments à faible valeur nutritive

Une nouvelle étude sur les habitudes alimentaires des Québécois en dresse un portrait peu reluisant : près du tiers de notre apport calorique provient d’aliments à faible valeur nutritive. En outre, le quart des adultes sondés puisent dans ces aliments 38 % de leur valeur énergétique quotidienne. C’est le constat qu’ont fait le spécialiste Benoît Lamarche et son équipe de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval. Les chercheurs définissent les aliments à faible valeur nutritive comme « des produits qui dépassent les valeurs limites pour la teneur en gras saturés, en sucre ou en sel ainsi que les aliments qui ne sont pas recommandés par le Guide alimentaire canadien ». Les auteurs montrent du doigt les pâtisseries (18 %), l’alcool (15 %), les sucreries (13 %), les croustilles et le maïs soufflé (6 %) ainsi que les boissons sucrées (6 %) comme principales sources de calories vides. « Non seulement ces aliments ne rapportent pas grand-chose de bon, mais en général, ce sont des nutriments qui sont plutôt nocifs », explique M. Lamarche.

— Raphaël Pirro, La Presse

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