FIL

Place aux mots 

Le Festival international de la littérature commence demain. Lectures, spectacles et rencontres sont au menu de ce rendez-vous des amoureux des mots. Survol de la programmation d’un festival qui réunira pas moins de 200 écrivains et artistes en 10 jours.

HOMMAGE À LA PAROLE DE PATRICE DESBIENS

La poésie occupe une grande place au Festival international de la littérature et un des événements les plus alléchants est la fête organisée autour du poète Patrice Desbiens, dont les maîtres d’œuvre sont le conteur Michel Faubert et Normand Guilbeault. « La poésie peut paraître loin de l’univers du conte, mais ça correspond à ma quête artistique », dit Michel Faubert, qui fréquente le poète franco-ontarien comme lecteur et comme ami depuis une vingtaine d’années. « Il est arrivé avec une nouvelle parole, de nouvelles images et a permis de rendre merveilleuses des choses qu’on ne remarquerait pas autrement. J’aime bien son idée de faire de la poésie avec des motels pourris, des villes industrielles… » Pour l’enrobage musical, on est allé puiser dans le « juke-box » de Patrice Desbiens, et les pièces choisies seront relues par Normand Guilbeault et son trio. Chloé Sainte-Marie viendra interpréter des textes qu’elle a déjà mis en musique avec son guitariste Réjean Bouchard. Si Patrice Desbiens a contribué au choix des invités et qu’il participera à la soirée, Michel Faubert lui réserve bien sûr quelques surprises.

La fête à Patrice Desbiens, le 26 septembre au Lion d’or

ANNIVERSAIRES

Deux anniversaires littéraires ont marqué l’année 2016 : les 100 ans de la naissance d’Anne Hébert et les 50 ans de la publication de L’avalée des avalés. Lorraine Pintal a mis en scène un spectacle inspiré du premier roman de Réjean Ducharme, avec Sophie Cadieux, Maxime Denommée et Louise Marleau, et qui sera présenté dans un décor conçu par Charles Binamé. Par ailleurs, les comédiennes Evelyne de la Chenelière et Azyadé Bascunana feront la lecture de morceaux choisis de l’œuvre d’Anne Hébert : une Québécoise et une Française pour interpréter cette auteure majeure dont la vie s’est déroulée dans ces deux patries.

Le chant de la cigale crépite comme un feu de bois, le 23 septembre à la Cinquième Salle de la PDA ; L’avalée des avalés, les 1er et 2 octobre à la Cinquième Salle de la PDA

LECTURES

À l’occasion de l’expo consacrée à Robert Mapplethorpe et à défaut de Patti Smith elle-même, Francis Ducharme et Marie-France Lambert feront une lecture de Just Kids, récit de Patti Smith qui raconte la jeunesse de la chanteuse et du photographe américain. Au MBAM le 1er octobre. Le FIL est toujours l’occasion d’assister à des rencontres particulières entre des auteurs et des interprètes. À noter : Catherine de Léan lit La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Robert Lalonde lit La vie est d’hommage de Jack Kerouac.

DU JAZZ AU CLASSIQUE

Il existe un alliage naturel entre la musique et les mots, et le FIL en est la preuve. Queen Ka présente son spectacle Chrysalides, brillant mélange de poésie et d’électro. La poète Hélène Dorion fait des lectures de ses textes accompagnée d’un quatuor à cordes des Violons du Roy dans Temps 9. Le spectacle Cristal automatique est la création du chanteur, compositeur et pianiste Babx, qui interprète différents textes, de Baudelaire à Miron, en trio musical. Et les deux grands fans de jazz que sont Gilles Archambault et Stanley Péan liront et dialogueront avec les musiciens réunis par le pianiste de jazz Anthony Rozankovic.

HAÏTI

Une seule soirée servira à célébrer deux auteurs haïtiens de différentes générations. D’abord, le « plus grand écrivain haïtien vivant », Anthony Phelps, né en 1928 à Port-au-Prince et qui vit à Montréal depuis 1964. Puis une carte blanche à James Noël, « l’intranquille » poète, acteur et chanteur de 38 ans, qui réunira autour de lui, entre autres, Rodney Saint-Éloi et Chloé Sainte-Marie.

Haïti est une fête, le 28 septembre au Lion d’or

IMAGINAIRE AUTOCHTONE

Un spectacle-causerie dirigé par Tristan Malavoy, dans lequel il s’est entouré de Juliana Léveillé-Trudel, Samian et Marc Séguin. Échange, lectures et performances autour de la culture autochtone et de son impact sur les artistes qui ne le sont pas.

Capteurs d’imaginaire, le 28 septembre à la Grande Bibliothèque

LIBRAIRES D’UN JOUR DANS LE SUD-OUEST

Pour des conseils personnalisés et des rencontres surprenantes, de nombreuses personnalités, de Michel Tremblay à Patrick Senécal en passant par Françoise David, Fanny Britt et Marie Eykel, se transformeront en libraires d’un jour. Samedi à la place Saint-Henri et dimanche au marché Atwater, de 14 h à 16 h.

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