SpaceJet M100

Mitsubishi concurrencera le CRJ de Bombardier

Mitsubishi a confirmé hier qu’il profitera du Salon de l’aéronautique de Paris, la semaine prochaine, pour présenter son futur concurrent à l’avion régional CRJ de Bombardier. Mitsubishi annonce que sa gamme d’avions régionaux, jusque-là connue sous l’appellation MRJ, portera dorénavant le nom SpaceJet. Le SpaceJet M100, sera le plus petit des deux modèles de la gamme. Mitsubishi et Bombardier ont confirmé la semaine dernière entretenir des discussions au sujet d’un achat, par le premier, du programme CRJ du second. Le destin que réserverait Mitsubishi au CRJ, et à l’usine de Mirabel où il est assemblé, est encore nébuleux. — Jean-François Codère, La Presse

Énergies renouvelables

11 millions

Le secteur des énergies renouvelables a employé 11 millions de personnes dans le monde en 2018, chiffre en nette hausse par rapport à l’année précédente, a indiqué hier l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, située à Abou Dhabi.

— Agence France-Presse

Pétrole Attaques dans le golfe persique

Un conflit armé est possible, selon des analystes

DUBAÏ — Les attaques répétées contre les pétroliers et les installations pétrolières dans la région du golfe Persique risquent de perturber l’approvisionnement et de provoquer un conflit armé impliquant l’Iran, estiment des analystes.

Hier, deux pétroliers, un norvégien et un japonais, ont été la cible d’une attaque d’origine indéterminée en mer d’Oman, à l’entrée du golfe, une région cruciale pour le marché de l’or noir qui pâtit de la crise entre les États-Unis et l’Iran, ennemis jurés.

Les prix du pétrole ont bondi après ces attaques, ce qui a ravivé les craintes d’un conflit dans cette région cruciale pour le marché de l’or noir, d’autant que Washington a accusé l’Iran d’en être « responsable ».

Le baril de référence aux États-Unis, le WTI pour livraison en juillet, a grimpé de 1,14 $, ou 2,2 %, pour finir à 52,28 $, tandis qu’à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a fini en hausse de 1,34 $, ou 2,2 %, à 61,31 $.

Ils ont pris jusqu’à 4,5 % en cours de séance.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a désigné l’Iran en évoquant, à l’appui de ses accusations, des informations récoltées par les services de renseignement, « les armes utilisées », les précédentes attaques contre des navires également imputées par Washington à Téhéran, et le fait qu’aucun des groupes alliés de l’Iran dans la région n’ait les moyens d’atteindre « un tel niveau de sophistication ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères avait plus tôt dans la journée jugé hautement suspecte la coïncidence entre les « attaques » ayant visé les deux navires et la visite à Téhéran du premier ministre japonais Shinzo Abe.

Ces évènements constituent en tout cas une nouvelle escalade dans les tensions régionales, un mois presque jour pour jour après des attaques contre quatre navires, dont trois pétroliers, au large des Émirats arabes unis.

Tendance à la baisse

L’évènement a donc fait bondir les prix du pétrole alors que le Brent avait fini la séance de mercredi sous les 60 $, pour la première fois depuis la fin du mois de janvier, à 59,97 $. Le WTI avait également fini à son plus bas en clôture depuis cinq mois, à 51,14 $.

« La tendance était plutôt à la baisse, les investisseurs se concentraient davantage sur la faiblesse de la demande que sur les tensions géopolitiques », a expliqué Geordie Wilkes, analyste pour Sucden, en référence notamment à un bond des stocks américains ces dernières semaines.

L’Iran voit d’un très mauvais œil son rival géopolitique, l’Arabie saoudite, ronger sur ses parts de marché, même si la production du Royaume a, pour l’instant, plutôt tendance à reculer en raison de l’affaiblissement de la demande.

« Avec ce nouveau type d’attaque, la région connaît une période dangereuse. Toute erreur de calcul […] risque d’enclencher une spirale vers un affrontement plus direct », a relevé Elizabeth Dickinson, analyste à l’International Crisis Group.

Selon Mme Dickinson, les conflits de la région sont en outre « pollués » par les gesticulations des États-Unis et de l’Iran, dont le numéro un Ali Khamenei a exclu toute ouverture en direction du président Donald Trump.

Téhéran et Washington sont pris dans une dispute à hauts risques depuis le retrait unilatéral, en mai 2018, de l’administration Trump de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran.

Pour Capital Economics, centre d’études établi à Londres, l’attaque d’hier « contre deux pétroliers dans le golfe d’Oman est le dernier signe de l’aggravation des tensions géopolitiques dans la région ».

« Il y a un risque croissant de voir les événements se transformer en conflit pur et simple », écrit-il dans une note d’analyse.

— D'après l'Agence-France-Presse

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