Peca : Un joueur à découvrir

Connaissez-vous beaucoup de joueurs qui auraient été prêts à effectuer un voyage humanitaire une semaine seulement après avoir été repêchés dans la LNH ?

Et bien, c’est le cas de Matthew Peca.

Une semaine après avoir entendu son nom résonner dans le Xcel Energy Center de Saint Paul au Minnesota, le choix de septième tour (201e au total) du repêchage de 2011 par le Lightning de Tampa Bay a décidé de s’envoler en République dominicaine avec son école secondaire dans le but d’offrir de l’aide humanitaire.

Durant ces 10 jours en République, Peca a travaillé dans les cannes à sucre, a aidé à peinturer des bâtiments et a rencontré les enfants dans des écoles.

« J’avais tout planifié avec mon école secondaire avant que je me fasse repêcher. Je jouais Junior A et je n’étais pas certain de me faire repêcher. C’était vraiment une expérience enrichissante. Ça m’a ouvert les yeux », a mentionné le joueur de centre. « Quand je suis revenu pour le camp d’entraînement, j’étais vraiment mince et malade, mais ce fut tout de même une belle expérience. »

Le joueur originaire de Petawawa, en Ontario, a d’ailleurs précisé qu’il ne s’agirait probablement pas de son dernier voyage humanitaire.

« J’aimerais le faire de nouveau, mais je n’ai plus beaucoup de temps. Peut-être que j’aurai l’occasion durant un été. »

Du talent à revendre

Nous connaissons toute l’étendue du talent de Peca sur une patinoire, mais le numéro 63 des Canadiens a également plusieurs autres talents cachés.

Peca a d’ailleurs démontré son talent musical à ses coéquipiers lors du voyage à Chicago en décembre dernier.

« Ils ne savaient pas que je jouais du piano, alors j’ai simplement voulu les surprendre », a expliqué l’attaquant.

Autre preuve de son talent naturel, Peca n’a jamais suivi de cours de piano. Comme on dit, il a l’oreille musicale.

« J’ai juste décidé de faire ça dans mes temps libres », a-t-il souligné. « J’ai toujours aimé ça, mais je n’ai jamais pris ça au sérieux. J’aime simplement jouer de la musique pour relaxer. »

Questionné à savoir quel genre de musique il aimait interpréter, Peca a avoué qu’il était ouvert à tous les styles de musique.

« J’aime jouer un peu de tout, que ce soit nouveau ou vieux, je n’ai pas un style de musique favori en particulier », a dit le joueur qui vient de conclure sa première saison dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.

En plus d’avoir un certain talent musical, Peca aime pratiquer son côté plus artistique durant ses journées de congé.

« On a beaucoup de temps libres durant la journée, c’est pourquoi j’aime faire des trucs différents », a exprimé l’athlète de 25 ans. « J’aime peindre et dessiner. »

Fier représentant de l’Université Quinnipiac

Peca a complété ses études en affaires et marketing au terme de la saison 2014-2015 avec l’Université Quinnipiac, située au Connecticut.

L’attaquant qui s’est entendu avec les Canadiens sur les modalités d’un contrat de deux saisons le 1er juillet dernier a choisi cette avenue en raison de l’importance de ses études, mais également pour se développer davantage.

« Je ne pensais pas que j’étais prêt. Je n’étais pas assez bâti physiquement. J’avais besoin de plus de temps pour m’entraîner », a-t-il expliqué. « Je savais que ça serait difficile de percer l’alignement d’une équipe professionnelle si je ne prenais pas un peu de masse musculaire. »

Quatre ans plus tard, Peca est désormais l’un des trois joueurs faisant partie du Temple de la renommée de l’Université Quinnipiac.

« C’est un honneur. J’ai travaillé fort pour me rendre où j’en suis. Les résultats de l’équipe ont toujours été plus importants pour moi, mais c’est quelque chose dont je suis fier », a souligné l’attaquant.

Autre fait intéressant dans le cas de Peca, il est le premier joueur à avoir été à l’Université Quinnipiac et à avoir obtenu un point dans la LNH.

Il croit cependant que la relève ne tardera pas trop à arriver.

« Ça s’en vient. Il y a de plus en plus de joueurs de Quinnipiac qui jouent bien et qui rentrent dans la Ligue. C’est bien, car c’est quand même une petite université qui est moins connue », a déclaré le diplômé.

Peca a terminé son stage universitaire dans la NCAA en ayant récolté 42 buts et 143 points en 157 matchs.

Après tout, il est clair que Matthew Peca est l’exemple parfait de ce qu’est un polymathe.

Un texte de Pierre-Antoine Mercier

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