Testé Roomba i7+

Plus d’autonomie, mais à quel prix...

La famille Roomba, ces robots aspirateurs considérés comme les meilleurs mais les plus coûteux sur le marché, s’est agrandie d’un nouveau membre ce printemps avec l’i7+. Ses deux grandes nouveautés : il se vide tout seul et génère des cartes intelligentes de la maison. À un prix, hélas, qui atteint de nouveaux sommets.

On aime

Le plaisir commun de tous les propriétaires de robots aspirateurs, et nous n’y échappons pas, c’est de voir un appareil comme le Roomba i7+ planifier son nettoyage. Ce robot bourré d’intelligence artificielle a une stratégie fascinante, un peu troublante même, pour accéder à tout recoin pour en traquer les poils et la poussière.

Le fait-il bien ? Oui, pas de doute. Il repassera même deux ou trois fois au même endroit et laissera votre plancher propre. Il prend son temps, et mettra une heure à faire ce qu’un humain bouclera en 15 minutes. Quand il croise un tapis, il se met en mode survitaminé pour bien le frotter.

Il s’agit d’un appareil circulaire de 33,8 cm de diamètre, haut de 9,2 cm, avec trois brosses rotatives, dont une sur le côté. À 68 décibels (dB), il est un peu moins bruyant qu’un aspirateur traditionnel, mais vous préférerez le démarrer quand personne n’est à la maison. Sa batterie de 3300 mAh lui donne une autonomie de 75 minutes, ce qui lui permet de couvrir 185 m2. Il se contrôle à partir de l’application mobile iRobot, manuellement ou avec programmation, et obéit aux ordres que vous donnez par l’entremise de votre haut-parleur intelligent Google ou Amazon.

Et ça fonctionne, en français ou en anglais.

Quand il ne travaille pas, le Roomba est connecté à sa base, vers laquelle il retourne automatiquement si elle est accessible et qui lui permet de se recharger complètement en près de deux heures.

À chaque passage, l’i7+ utilise sa caméra et ses capteurs pour cartographier son environnement. Après quatre fois, il génère une carte intelligente qu’on peut diviser en pièces. Il peut gérer jusqu’à 10 cartes.

La grande innovation, ici, c’est qu’on n’a plus besoin de vider le petit bac du robot, ce qu’il fallait faire tous les trois ou quatre nettoyages. La base de chargement comprend maintenant une tour, avec un sac, dans lequel le Roomba se vide de temps en temps. Dans notre cas, 23 nettoyages ont à peine entamé notre sac, qui semble suffisant pour une bonne centaine de fois.

Le seul entretien, et il est indispensable, consiste à démonter les trois brosses rotatives de temps en temps pour en extraire les cheveux, fils et petits objets qui s’y coincent.

On dispose en outre d’une petite borne alimentée par deux batteries qui sert de barrière virtuelle : elle empêchera le Roomba de dépasser une certaine limite ou d’accéder à une zone circulaire bien précise.

On aime moins

D’abord, un bogue bien évident : l’application nous indique, par une ligne verte qui s’allonge, à quel moment il faut entretenir notre i7+. Par contre, l’indicateur du bac est erroné et ne tient pas compte du fait que celui de l’i7+ se vide tout seul.

Notre robot aspirateur a une fâcheuse tendance à aller dans des endroits où il reste coincé. Dans notre cas, son cauchemar était le sous-sol avec ses planchers dénivelés, ses câbles qui traînent et les petites traîneries des enfants qui bloquent les brosses rotatives.

Si vous avez un animal qui a la mauvaise habitude de laisser des sécrétions par terre, oubliez l’idée d’un robot aspirateur : il va tout étaler sur le plancher.

Et son prix de 1349,99 $, digne du dernier modèle d’iPhone ou de Galaxy, n’est pas du tout sympathique.

On achète ?

Le choix est déchirant : il s’agit de toute évidence du meilleur robot aspirateur sur le marché, et sa nouvelle fonction de vidange automatique le rend réellement autonome pendant de longues semaines. Il est réellement jouissif de revenir à la maison et de trouver le plancher propre grâce à ce petit domestique électronique.

Est-ce que ça vaut 1349,99 $ ? Peut-être pas. Il en existe tout de même d’autres sur le marché, un peu moins complets mais de deux à trois fois moins coûteux. Mentionnons rapidement le Roomba 960, le Shark ION R85 ou l’iLife V3s Pro.

Mais quelle machine.

Modèle : Roomba i7+

Fabricant : iRobot

Prix : 1349,99 $

Note : 4,5 sur 5

Clins d’œil technologiques

Donjons et Dragons

En choisissant l’univers de Donjons et Dragons pour son dernier jeu mobile, Warriors of Waterdeep, le studio montréalais Ludia a manifestement eu la main heureuse. Sur le modèle des échecs, Warriors of Waterdeep permet d’affronter ses ennemis en combinant les compétences de ses personnages et la chance. Offert officiellement depuis la fin du mois de mai, officieusement depuis janvier, ce jeu « Freemium » avec une possibilité d’abonnement mensuel a été téléchargé 400 000 fois et compte 100 000 utilisateurs quotidiens. « C’est maintenant notre deuxième jeu en termes de revenus, dit Alex Thabet, président de Ludia. Et on n’a que gratté la surface de l’univers de Donjons et Dragons ; c’est un jeu qui va continuer à évoluer. »

Days Gone

La plus récente exclusivité pour PS4, Days Gone, a donné lieu à une dissension étonnante dans le monde du jeu vidéo. Bien des critiques lui ont réservé un accueil plutôt tiède, déplorant les nombreux bogues et le manque d’originalité de ce jeu de survie post-apocalyptique infesté de zombies. Note finale, selon Metacritic : 71 sur 100. Précisons que La Presse a été moins dure, avec 4 sur 5. Quoi qu’il en soit, les joueurs en ont fait un succès de vente indéniable. Premier au Japon et en Grande-Bretagne, deuxième aux États-Unis, Days Gone semble avoir réussi à faire oublier les maladresses techniques par une histoire prenante. Preuve que les zombies, originalité ou pas, sont encore demandés.

Animation 2D

Oui, il existe encore de la production de bons vieux dessins animés à la main, en 2D, et le Mile End a d’ailleurs été choisi pour accueillir le nouveau studio montréalais de la firme française experte dans ce domaine, Caribara. On annonce une centaine d’embauches, dont 50 à court terme, surtout des artistes, « des gens qui manient le crayon, avec une certaine sensibilité artistique », précise Guillaume Dubois, directeur général. Pourquoi avoir conservé cette façon de faire aussi rétro ? « C’est un positionnement stratégique : on essaie d’avoir une ligne éditoriale assez forte en termes de graphisme, qu’on reconnaisse visuellement ce qu’on fait. » Le studio, cela dit, intègre la technologie dans ses productions et touche parfois à la 3D.

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