Commerce électronique

Amazon prêt à investir 1 milliard au Québec

Montréal a rapidement été sorti de la course au second siège social. Le Québec ne compte toujours pas de centre de distribution d’Amazon sur son territoire. Néanmoins, le géant du commerce électronique a l’intention d’y investir jusqu’à 1 milliard de dollars, apprend-on dans un document du gouvernement québécois que La Presse a obtenu.

L’investissement dans les 10 chiffres se fera par le truchement de sa division infonuagique, Amazon Web Services (AWS), qui a ouvert un premier centre de données dans la région montréalaise en 2016. C’est l’énergie propre qui attire AWS au Québec.

« AWS projette que l’investissement dans ce projet pourrait atteindre 1 milliard en dix ans », lit-on dans le document largement caviardé obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Cette main-d’œuvre serait constituée entre autres de personnel exécutif, de gestionnaires, d’ingénieurs (principalement en développement de logiciels), de comptables, ainsi que de personnel [des services juridiques] et administratif », y précise-t-on.

Ces types de postes se trouvent habituellement dans les bureaux régionaux d’AWS. Pour le moment, on compte trois de ces bureaux au Canada : Vancouver, Winnipeg et Toronto.

Amazon n’a pas voulu commenter la chose. Il tient secret le lieu de son centre de données au Québec.

Toutefois, c’est un secret de Polichinelle que Montoni construit pour Amazon, sous le nom de code Projet Zamboni, un centre de données de 155 000 pi2 à Varennes sur un vaste terrain qui appartenait auparavant à Hydro-Québec.

« Nous avons vendu à la valeur marchande le terrain près de l’IREQ afin de s’assurer de l’implantation au Québec de l’un des grands joueurs mondiaux du secteur des centres de données », écrivait à La Presse Louis-Olivier Batty, porte-parole d’Hydro-Québec, le 6 juin dernier.

Le terrain acheté par Montoni a une superficie de 1,6 million de pieds carrés. Deux permis ont été délivrés par la Ville de Varennes jusqu’à maintenant, pour lesquels la valeur des travaux s’élève à 81 millions. Il a été rapporté publiquement que deux autres bâtiments sont envisagés ultérieurement sur ce même terrain.

Dans un article du Journal de Montréal de la mi-janvier, un porte-parole de la société américaine donnait une idée de l’ampleur de l’investissement projeté. « L’investissement au Québec représente des millions de dollars. Si la région connaît une croissance, ça pourrait s’élever à des milliards de dollars au fil du temps », a indiqué Jeffrey Kratz, directeur général d’AWS pour le Canada.

L’entreprise multiple en parallèle ses efforts de lobbying pour obtenir des contrats d’hébergement infonuagique de données auprès des gouvernements, a mis en lumière le même quotidien la semaine dernière.

La division infonuagique a le vent dans les voiles. Elle a gagné des clients au Canada comme la Banque Nationale, Wealthsimple et Lululemon, pour n’en nommer que quelques-uns. Les sociétés Salesforce, Workday et WMware ont publicisé leur recours aux services d’AWS au Canada.

Présent physiquement au Canada depuis 2010, Amazon Canada compte maintenant 10 000 employés au Canada, et 750 postes supplémentaires sont actuellement affichés. Elle exploite au pays sept centres de distribution, deux bureaux d’affaires à Victoria et Winnipeg et deux centres de développement informatique à Toronto et Vancouver. Le nombre de centres de distribution va bientôt grimper à 10 en incluant les annonces de Caledon, d’Ottawa et de la région métropolitaine de Vancouver.

— Avec la collaboration de William Leclerc

Amazon pourrait renoncer à son siège new-yorkais

Amazon pourrait renoncer à son projet d’installer un de ses sièges américains à New York, projet qui fait face à l’opposition de nombreux élus locaux, a affirmé hier le Washington Post. « Des responsables d’Amazon ont eu des débats en interne récemment pour refaire le point sur la situation à New York et étudier des solutions alternatives », ont indiqué deux sources anonymes au quotidien. Amazon avait annoncé à la mi-novembre qu’il souhaitait installer un nouveau siège à New York avec 25 000 emplois à la clé ainsi que dans la banlieue de Washington, à Crystal City, en Virginie, juste en face de la capitale américaine. Un troisième site va également être installé à Nashville, dans le Tennessee, qui supervisera les opérations d’Amazon (commandes, transports, logistique, etc.) et permettra de créer 5000 emplois dans la région. Si les autorités de Virginie, où doit s’installer Amazon, ont immédiatement voté un paquet de mesures d’aide financière, le feu vert de New York n’est pas attendu avant 2020, rappelle le Washington Post, qui est détenu par le PDG et fondateur du géant de la vente en ligne, Jeff Bezos.

— Agence France-Presse

La revue boursière

Wall Street lestée par les craintes sur l’économie mondiale

Wall Street a clôturé en ordre dispersé, hier, à l’issue d’une séance sans élan, freinée par l’absence d’avancées dans les négociations commerciales entre Washington et Pékin et la crainte d’un ralentissement marqué de la croissance mondiale. Le Dow Jones a cédé 0,25 %, et l’indice NASDAQ, à forte coloration technologique, s’est apprécié de 0,14 %.

— Agence France-Presse et La Presse canadienne

Aéronautique

CAE répond en partie aux attentes

En dépit d’un recul au troisième trimestre, le spécialiste québécois des simulateurs et de la formation CAE a en partie répondu aux attentes des analystes. Pour la période terminée le 31 décembre, l’entreprise a dévoilé hier un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 77,6 millions de dollars, en baisse de 46 %. De leur côté, les revenus ont été de 816,3 millions, ce qui représente une légère contraction de 1 % sur un an. Les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters anticipaient plutôt des recettes de 774,7 millions. — La Presse canadienne

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