Colombie

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Nombre d’heures qui s’écoulaient l’an dernier en Colombie entre deux assassinats de militants des droits de la personne. En 2018, il y a eu 172 homicides de leaders communautaires et de défenseurs des droits de la personne, soit 46 de plus que l’année précédente, a indiqué hier le bureau du Défenseur du Peuple. Depuis le début de 2019, sept militants ont déjà été tués entre le 1er et le 8 janvier. — Agence France-Presse

États-Unis

Le Washington Post lance une page de tribune en arabe

Le Washington Post a annoncé hier qu’il allait lancer sur son site internet une page en arabe réunissant des traductions d’éditoriaux, de tribunes et de textes d’opinion. Cette page permettra « d’étendre la portée du journalisme du Post aux lecteurs du monde entier » et de publier des « traductions de haut niveau » de textes « pertinents pour un lectorat parlant l’arabe », a expliqué le quotidien. Cette page comportera des tribunes de rédacteurs du monde entier, notamment du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. La section « opinion » du Washington Post a déjà, par le passé, expérimenté la traduction de tribunes dans d’autres langues, en espagnol, en turc et en farsi, précise le journal. « Cette page simplifiera pour davantage de lecteurs l’accès à des commentaires gratuits et indépendants à propos des sujets politiques et culturels qui les affectent le plus », a écrit Fred Hiatt, responsable des éditoriaux au Washington Post. L’importance d’une telle démarche « est devenue plus évidente depuis le meurtre de notre propre collègue Jamal Khashoggi, qui voyait clairement le besoin d’un tel forum », a-t-il ajouté. — Agence France-Presse

Russie

La BBC accusée de propager les idées de l’EI

Les autorités russes ont accusé hier la BBC de propager les idées de l’organisation djihadiste État islamique et ont dit surveiller ses programmes « en permanence » dans le cadre d’une enquête, dans un contexte de vives tensions entre Moscou et Londres. « Du contenu propageant les vues idéologiques d’organisations terroristes a été identifié » sur le site en russe de la BBC, a indiqué le régulateur russe des médias Roskomnadzor dans un communiqué, précisant qu’il s’agissait de « citations » du chef du groupe armé État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi. En Russie, l’EI est interdite, et les médias doivent le préciser chaque fois qu’ils évoquent l’organisation. Fin décembre, le gendarme russe des médias avait annoncé le lancement de contrôles sur les activités en Russie de la chaîne d’information BBC World News et des sites internet de la BBC, en réponse aux déclarations du régulateur britannique de l’audiovisuel accusant la chaîne russe en anglais RT d’avoir enfreint les règles d’impartialité. Pour sa part, la BBC a assuré « être entièrement en conformité avec les lois et les règlements de chaque pays dans lequel elle opère, y compris en Russie », dans un communiqué envoyé à l’AFP. « Nous sommes toujours prêts à fournir des informations supplémentaires concernant notre couverture, à la demande du régulateur approprié », a souligné un porte-parole de la BBC. — Agence France-Presse

Finlande

Un soldat irakien condamné pour crime de guerre

Un soldat irakien, qui avait mis en ligne sur Facebook une vidéo le montrant en train de décapiter le cadavre d’un combattant ennemi, a été condamné hier pour crime de guerre par un tribunal finlandais à 18 mois de prison avec sursis. Caporal dans l’armée irakienne entre 2003 et 2015, Ahmed Jabbar Hasan, 41 ans, a été reconnu coupable de profanation de la dignité d’un cadavre, ce qui constitue un crime de guerre en droit international. Il était accusé de s’être fait filmer en train de décapiter le cadavre d’un combattant du groupe armé État islamique (EI) et d’avoir brandi sa tête devant la caméra lors d’une opération menée contre les djihadistes près de la ville irakienne de Karma, en mars 2015. — Agence France-Presse

France

Deux millions de voix contre l’inaction climatique de l’État

Plus de deux millions de personnes ont signé en France en moins d’un mois un appel en faveur d’un recours contre l’État français pour inaction climatique, un résultat inégalé dans le pays pour une pétition en ligne.

Le seuil de deux millions a été franchi hier, selon les quatre ONG portant cet appel, baptisé « L’Affaire du siècle », et la toute première procédure judiciaire sur le climat menée à cette échelle.

La Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam France ont adressé le 17 décembre une requête préalable au gouvernement, accusant l’État de « carence fautive » par son « action défaillante » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, soulignent-ils.

Les représentants de l’État ont deux mois pour répondre, les ONG planifiant ensuite un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris.

« La France ne respecte pas ses objectifs de court terme que ce soit en matière de réduction de gaz à effet de serre, de développement des énergies renouvelables ou d’amélioration de l’efficacité énergétique », estime notamment la requête, mettant en parallèle engagements législatifs et diplomatiques, et manquements.

Hier, les ONG ont indiqué « attendre désormais du premier ministre une réponse à la hauteur », se disant « déterminées à passer ce printemps à la deuxième étape, en portant ce recours devant le tribunal administratif » et préparant « des rendez-vous de mobilisation citoyenne ».

Objectif trois millions

Devant un réchauffement planétaire galopant et l’insuffisance des mesures prises quasiment partout, les recours climatiques se multiplient dans le monde.

En France, c’est encore une nouveauté. Avant les ONG, le maire de Grande-Synthe, dans le Nord, avait engagé en novembre une démarche similaire, arguant de la vulnérabilité de sa ville bâtie sur des polders. Le gouvernement a jusqu’à fin janvier pour répondre à sa demande préalable.

« Les grandes transformations, il faudra les faire ensemble et pas les uns contre les autres », a objecté dans le quotidien Le Monde la secrétaire à la Transition écologique Emmanuelle Wargon, interrogée sur les deux millions de pétitionnaires.

— Agence France-Presse

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