Mexique

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Nombre de migrants sans papiers arrêtés par les autorités mexicaines alors qu’ils voyageaient dans un camion surchargé dans l’État de Zacatecas, dans le nord du pays. Les migrants, dont 21 mineurs, originaires du Guatemala, du Honduras, du Salvador, du Nicaragua et de l'Équateur seront renvoyés dans leur pays respectif. (AFP)

Malte

Les migrants de l’Alan Kurdi seront répartis au sein de l’UE

Malte a annoncé hier que ses forces armées allaient acheminer dans un port maltais les 65 migrants se trouvant à bord de l’Alan Kurdi, un navire d’une ONG allemande, précisant que les étrangers seront tous immédiatement répartis entre différents pays européens. Le premier ministre maltais Joseph Muscat, qui a eu des discussions hier avec la Commission européenne et le gouvernement allemand, a précisé qu’aucun de ces migrants ne resterait dans son pays, « étant donné que ce cas n’était pas de la responsabilité des autorités maltaises ». L’ONG allemande Sea-Eye avait fait savoir dans un tweet que trois personnes à bord de l’Alan Kurdi étaient terrassées par la chaleur. Malte avait interdit hier matin l’entrée du navire dans ses eaux territoriales. Les forces armées maltaises ont par ailleurs porté secours, hier, à un groupe de 58 autres migrants qui se trouvaient sur une embarcation en train de couler dans leur zone de secours en mer. Au moins la moitié d’entre eux seront accueillis par d’autres pays, a précisé Joseph Muscat, parlant d’« un signe de reconnaissance de la bonne volonté du gouvernement maltais ». « Dans un esprit de solidarité européenne, j’ai offert que nous contribuions à l’effort à hauteur de jusqu’à 40 personnes », a annoncé hier le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer. — Agence France-Presse

Afghanistan

Au moins 12 morts et des dizaines d’enfants blessés dans un attentat

Un attentat suicide revendiqué par les talibans a fait au moins 12 morts et plus de 150 blessés, dont des dizaines d’enfants, hier, dans l’est de l’Afghanistan, au moment même où des pourparlers de paix se déroulent au Qatar entre responsables américains et insurgés. Un kamikaze s’est fait exploser à bord d’une voiture piégée dans la ville de Ghazni en prenant pour cibles les services de renseignement, a déclaré à l’AFP Aref Noori, porte-parole du gouverneur de la province de Ghazni. Selon Wahidullah Mayar, porte-parole du ministère de la Santé, 12 personnes sont mortes et 179 ont été blessées, « pour la plupart des civils, dont des enfants » d’une école avoisinante. La mission des Nations unies d’aide en Afghanistan a quant à elle annoncé qu’il y avait plus de 50 enfants parmi les blessés, dont elle a évalué le nombre total à plus de 150. Sur Twitter, elle a « condamné l’attaque aveugle et disproportionnée des talibans ». — Agence France-Presse

Venezuela

Guaidó annonce la reprise du dialogue avec le gouvernement

Juan Guaidó, chef de file de l’opposition vénézuélienne, a annoncé, hier, la reprise du dialogue, pour l’heure suspendu, entre l’opposition et le gouvernement de Nicolás Maduro à la Barbade, sans préciser la date de ces pourparlers. Cette réunion avec « des représentants du régime usurpateur » sur l’île caribéenne devrait servir à « établir une négociation en vue de sortir de la dictature », a déclaré dans un communiqué M. Guaidó, reconnu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays. Ces nouveaux pourparlers, les troisièmes depuis le mois de mai, devraient viser, selon lui, trois objectifs : le départ de Nicolás Maduro de la présidence, qu’il occupe depuis 2013, un « gouvernement de transition » ainsi que des « élections libres avec des observateurs internationaux ». Deux premières séances de pourparlers ont eu lieu à Oslo, en mai, entre des délégués de l’opposition et du gouvernement du président socialiste, sans résultats concrets. À la deuxième rencontre, les représentants ont eu pour la première fois des entretiens directs. Aucune autre rencontre n’a eu lieu ensuite. — Agence France-Presse

uranium enrichi

Téhéran passe de la parole aux actes

L’Iran a confirmé, hier, qu’il commençait à enrichir de l’uranium à un niveau prohibé par l’accord international sur son programme nucléaire, ce qui fragilise encore davantage ce pacte, en guise de représailles au retrait unilatéral de Washington et aux sanctions américaines.

« L’Iran devrait être prudent, parce que vous enrichissez [l’uranium] pour une raison, et je ne vais pas vous dire quelle est cette raison. Mais ce n’est pas bon », a réagi le président américain Donald Trump.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a pour sa part averti que cette mesure conduirait l’Iran à « plus d’isolement et de sanctions », et les trois pays européens faisant encore partie de l’accord l’ont condamnée.

Dans des communiqués séparés, Londres et Berlin ont appelé Téhéran à revenir sur sa décision, et Paris a fait part de sa « grande inquiétude », demandant à l’Iran de cesser toute activité « non conforme » à l’accord sur le nucléaire.

« Dans quelques heures », l’Iran reprendra l’enrichissement de l’uranium « au-dessus de 3,67 % », avait annoncé dans la matinée Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran.

M. Kamalvandi n’a pas donné d’indications sur le niveau auquel l’Iran compte enrichir l’uranium 235, disant seulement avoir reçu l’ordre de le faire autant que nécessaire pour les « besoins » du pays.

La veille, un conseiller du guide suprême iranien avait précisé que les besoins du pays pour ses « activités pacifiques » correspondaient à de l’uranium enrichi à 5 %, ce qui reste loin des 90 % nécessaires pour la fabrication d’une bombe atomique.

« 60 jours »

Malgré les critiques, Téhéran affirme que sa décision de s’affranchir progressivement de certains de ses engagements ne vise qu’à sauver l’accord sur le nucléaire iranien, conclu à Vienne, en 2015.

C’est un élément de la riposte iranienne à la décision des États-Unis de sortir unilatéralement de ce pacte en mai 2018 et de rétablir des sanctions contre l’Iran.

Ce nouveau rebondissement survient sur fond de tensions exacerbées entre Washington et Téhéran, qui font craindre un embrasement dans la région du Golfe.

Par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, Téhéran a menacé, hier, de s’affranchir d’autres obligations en matière de nucléaire, sans préciser lesquelles, dans « 60 jours », à moins qu’une « solution » soit trouvée avec ses partenaires pour répondre à ses demandes.

Ces demandes ont trait essentiellement à la possibilité pour l’Iran de continuer de vendre son pétrole et de commercer avec l’extérieur en contournant les sanctions américaines.

— Agence France-Presse

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