Retour aux racines

Les rénos d’une vie en chiffres

À Saint-Basile-le-Grand, un résident a entamé le projet d’une vie : la rénovation complète d’une maison ancestrale. C’est aux abords de la rivière Richelieu, dans un décor enchanteur, que se dresse fièrement la maison patrimoniale de Denis Pellerin. En voici le récit, en chiffres.

2001

Denis Pellerin et sa conjointe de l’époque ont vent que le monastère des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang, à Nicolet, doit être démoli après 100 ans d’existence, car il est jugé trop dangereux. La famille Pellerin étant bien connue dans la communauté grâce à l’oncle, qui a déjà été maire, et au grand-père, qui faisait des dons de bétail, le petit-fils obtient un accès privilégié à la propriété quelques semaines avant la vente des biens.

2 000 $

C’est le montant que débourseront Denis Pellerin et son ex-conjointe pour récupérer toutes les portes et les moulures nécessaires à la rénovation d’une maison qu’ils convoitent, ainsi que de la quincaillerie, du verre givré, un prie-Dieu, des meubles et même de la vaisselle ! « Les sœurs sont connues pour leur bec sucré. Alors, tous les vendredis, j’arrivais avec ma tarte au sucre maison, puis je leur indiquais ce qui m’intéressait et on s’entendait sur un prix », se souvient l’homme d’affaires.

2002

C’est le coup de foudre tant attendu ! Une maison construite en 1869, située au bord du Richelieu, est à vendre. Son terrain de 60 000 pieds carrés est ceinturé de beauté, avec le mont Saint-Hilaire et la rivière Richelieu d’un côté et le mont Saint-Bruno et les campagnes verdoyantes de l’autre. Un travail de moine les attend !

182 jours

C’est le temps que son ex-conjointe passe à décaper, à teindre et à vernir toutes les boiseries et portes de la maison. Pas moins de 27 gallons de décapant seront nécessaires pour en venir à bout ! Munie d’une pelle, sa fille aînée, alors âgée de 8 ans, aide son père à creuser le solage de la deuxième annexe dans la cuisine. Son oncle, quant à lui, sera responsable de restaurer toute la quincaillerie de la maison.

14

C’est le nombre d’années de sa vie que Denis Pellerin a consacré à cette maison. Des frissons lui parcourent l’échine quand il repense à toutes ces heures passées à bûcher, aux nuits où il s’éclipsait dans sa grange transformée en atelier pour démolir et reconstruire pendant qu’autour de lui séchaient des poutres… Une aventure dans laquelle il a investi toute sa passion et énormément d’énergie.

2016

Cette année-là est marquée d’une pierre blanche, car elle met le point final à ce projet d’une vie.

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