THÉÂTRE

Échos de scène

Tous les mardis, La Presse+ présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de cœur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

Trois prix pour Robert Lepage

Les prix Gascon-Roux ont été dévoilés, hier soir, au Théâtre du Nouveau Monde. L’homme de théâtre Robert Lepage est le grand gagnant de la cuvée 2015-2016, avec trois prix : mise en scène, conception du décor et interprétation masculine pour sa pièce solo 887. Parmi les autres lauréats choisis par les abonnés du TNM, Anne-Marie Cadieux récolte le prix de la meilleure actrice pour le rôle de Sarah Bernhardt dans La divine illusion de Michel Marc Bouchard. Philippe Thibault-Denis est parti avec le prix Olivier-Reichenbach soulignant le talent prometteur d’un jeune artiste pour son fougueux d’Artagnan dans Les trois mousquetaires à l’été 2015. Puis, l’auteur Étienne Lepage reçoit la bourse à la création Jean-Louis Roux, pour une résidence d’écriture qui mènera à une production programmée au cours de la prochaine saison du TNM.

Les armoires normandes

La troupe française Les chiens de Navarre débarque à l’Usine C, du 21 au 23 septembre, avec la pièce Les armoires normandes. Sous la direction de Jean-Christophe Meurisse, cette création « repousse les limites du convenable dans une série de saynètes issues d’improvisations », dit le communiqué de presse de l’Usine C.

Le brasier

« Un texte humoristique et noir qui ne laissera personne indifférent par son ton à la fois caustique et tendre. » C’est ce qu’on écrit à propos du dernier opus du jeune auteur David Paquet (Porc-épic, Papiers mâchés). Le metteur en scène Philippe Cyr dirige Dominique Quesnel, Paul Ahmarani et Kathleen Fortin dans cette création à l’affiche de la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui (du 27 septembre au 15 octobre).

Otomo… quoi ?

Le festival Casteliers présente la nouvelle pièce de et avec Antoine Laprise : Otomonogatari – L’éveil d’une oreille. Une production du Théâtre de La Petite Marée (de Bonaventure) qui sera à l’affiche les 23 et 24 septembre au Théâtre Outremont. Ce texte d’Antoine Laprise, mis en scène par Jacques Laroche, s’inspire de la vie d’Otomo Yoshihide. « Un parcours musical, unique et coloré d’un garçon à l’oreille aiguisée et aux ambitions sans frontières. »

Un spectacle pour tous, à partir de 10 ans

Danse

Dans le cadre de l’événement Raotihón : TSA – Focus sur la création contemporaine des Premières Nations, la chorégraphe Daina Ashbee présente When the Ice Melts Will We Drink the Water ?. En 2016, l’artiste d’origine néerlandaise, crie et métisse présentera aussi sa pièce Unrelated au Mexique et en Norvège.

— Mario Cloutier, La Presse

Au Monument-National, vendredi 22 avril à 20 h

Les inconnus, de Julie-Anne Ranger-Beauregard. À La Petite Licorne, jusqu’au 30 septembre.

L’écolière de Tokyo, de Jean-Philippe Lehoux. À la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier, jusqu’au 24 septembre.

Clara, création du Théâtre de l’Opsis. Texte de Pierre-Yves Lemieux, d’après l’œuvre d’Anne Hébert Aurélien, Clara, Mademoiselle et le lieutenant anglais. À Espace Go, jusqu’au 1er octobre.

Le royaume des animaux, de Roland Schimmelpfennig. Mise en scène d’Angela Konrad. Au Théâtre de Quat’Sous, jusqu’au 1er octobre.

En cas de pluie, aucun remboursement, de Simon Boudreault. Avec Raymond Bouchard, Catherine Paquin Béchard, Lucien Bergeron. Chez Duceppe, jusqu’au 15 octobre.

« Critiques et artistes se retrouvent au fond pris dans une guerre économique à l’intérieur de laquelle ils sont engagés, sans le savoir, par la même armée. Mais tandis que les artistes s’entraînent au camp et se plaignent, disons, du bruit des combats, les critiques, eux, sont envoyés au front et meurent dans les tranchées. »

— L’auteur et metteur en scène Olivier Choinière, à propos du modèle d’affaires néolibéral au théâtre, dans la revue Liberté 

L’importance d’être constant

Si le théâtre est un art éphémère, la photographie est sans doute le meilleur moyen de le documenter. Tout ce qui reste des pièces, souvent, ce sont les photos qui ornent les murs des halls de nos théâtres. Le travail d’Yves Renaud, photographe au Théâtre du Nouveau Monde depuis plus de 20 ans, fait l’objet d’un livre, Fixer l’instant, aux éditions du passage. L’ouvrage regroupe une soixantaine de photographies de pièces produites au TNM au cours des deux dernières décennies.

Outre le livre, une exposition des photos d’Yves Renaud est aussi lancée cette semaine dans le Quartier des spectacles, dans le cadre du 65e anniversaire du Théâtre du Nouveau Monde. « Je suis chanceux, je profite du talent des concepteurs, dit le photographe. La photo de scène, c’est de savoir intégrer dans un cadre tous les aspects d’un spectacle : éclairages, décor, mise en scène, interprétation. » « Pour saisir LA bonne image, poursuit Renaud, il faut savoir attendre le bon moment avant de cliquer sur l’appareil. N’importe qui peut faire une bonne photo, bien remplir un cadre. Ce qui est important, c’est d’être constant. À chaque production, je dois repartir à zéro. »

Fixer l’instant, le Théâtre du Nouveau Monde vu par Yves Renaud  sortira en librairie demain. 

Exposition sur la promenade des Artistes et le Parterre du Quartier des spectacles jusqu’au 13 novembre.

La LNI en tournée

Les comédiens de la LNI seront sur la route cet automne et l’hiver prochain pour se produire dans plusieurs salles en région. La tournée de la LNI débute le 23 septembre à Shawinigan avec un premier match contre une équipe locale. Puis, la troupe se rendra à Gaspé, Sept-Îles, Amos, Ottawa, entre autres arrêts. 

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