HOCKEY

Tout un spectacle !

TORONTO — Nathan Mackinnon, fin seul devant un Henrik Lundqvist en grande forme, a clos une prolongation à trois contre trois survoltée et un véritable morceau d’anthologie que l’Amérique du Nord a remporté 4-3 aux dépens de la Suède.  Les jeunes Nord-Américains ont amorcé le match en marquant deux buts dans les 95 premières secondes. Les Suédois ont paru décontenancés par les manœuvres des Connor McDavid, Auston Matthews et Johnny Gaudreau. « Ces deux minutes sont peut-être les plus embarrassantes auxquelles l’une de mes équipes ait pris part, a confié Erik Karlsson. Ils ont tout fait : ils ont eu trois échappées, un tir de punition, deux buts marqués… Ç’a été la claque au visage dont on avait besoin. Ça nous a forcés à nous regarder dans le miroir et à nous réveiller. » Les Suédois sont revenus peu à peu dans le match jusqu’à ce que Patrik Berglund crée l’égalité avec sept minutes à faire en troisième. Ça tombait bien : les Suédois avaient besoin d’au moins un point pour s’assurer du premier rang dans le groupe B. Pour tout dire, les deux formations semblaient satisfaites du résultat.

LES COMMENTAIRES DE KESSEL ONT DÉPLU

En plus de négocier avec l’affront d’une élimination hâtive et d’un match sans signification qu’ils devront disputer ce soir face à la République tchèque, les Américains composent avec une controverse entourant les propos de Phil Kessel et de Bobby Ryan, qui se sont montrés cyniques sur Twitter à l’égard d’une équipe nationale qui les a boudés. « Ce sont les médias sociaux, et à mon avis, les médias sociaux sont dangereux, a indiqué Derek Stepan à ESPN. C’est un univers assez laid. » Après la défaite de 4-2 des États-Unis face au Canada, Kessel regrettait avec sarcasme de ne pas être en train de faire quelque chose d’important au même moment. « Je comprends qu’il y ait du ressentiment de ne pas avoir été choisi par l’équipe, a convenu David Backes à NHL.com. Mais... en tant que gars d’équipe qui se rallie à son équipe – dans la victoire comme dans la défaite –, je trouve que ça manque de goût et que c’est grave. Tout le monde a un compte Twitter et a la liberté de dire tout ce qu’il veut. Mais ces commentaires-là ne se perdent pas dans la brume ; ils sont là, ils ont été lus et les gens vont s’en souvenir. »

L’INSPIRATION DE KOPITAR

Selon le Danois Frans Nielsen, Anze Kopitar et Zdeno Chara sont les deux joueurs qui ont pris les choses en main au sein d’Équipe Europe afin d’unifier ce groupe hétéroclite. « Ce sont deux capitaines et deux gagnants de la Coupe Stanley, a rappelé Nielsen. Ils se sont imposés pour aller chercher la responsabilité de tout le monde et s’assurer que tout le monde joue de la bonne manière. J’aime beaucoup être autour d’eux et voir comment ils mènent notre équipe. » L’entraîneur-chef Ralph Krueger a convenu que Kopitar était une pièce maîtresse de son attaque. D’ailleurs, si on lui avait dit que le Slovène n’aurait aucun point après les deux matchs, il se serait inquiété. Mais le centre des Kings de Los Angeles a contribué de toutes les autres manières. « Il a été dès le premier jour un excellent exemple sur la glace comme en dehors, dit Krueger. Avec le peu de temps que nous avions à notre disposition pour nous préparer, nous avions besoin d’un leadership fort et c’est lui qui a mené la charge. Son calme est réconfortant pour les joueurs autour de lui. »

DOMINATION STATISTIQUE DE PRICE

Carey Price a bénéficié d’un congé, hier, face à l’Europe, cédant sa place à Corey Crawford. Ça nous donne l’occasion de nous arrêter un instant sur ses statistiques en rencontres internationales ! Son taux d’arrêts lors des deux premiers matchs de la Coupe du monde (,968) est pratiquement identique à celui qu’il affiche à ses 13 derniers matchs internationaux (,966). Price est invaincu durant cette séquence (13-0-0) et présente une moyenne de buts alloués de 0,91. La dernière fois que Price a perdu un match dans l’uniforme du Canada, il faisait partie de l’équipe des moins de 18 ans qui s’était inclinée 5-1 devant les États-Unis. C’était en avril 2005. Par ailleurs, lorsque Ryan McDonagh l’a déjoué mardi soir, l’ancien premier choix du Tricolore a mis fin à une séquence de 228 min 41 s sans allouer de but. C’était le premier but qu’il accordait sur la scène internationale depuis celui concédé à Lauris Darzins de la Lettonie dans le match de quart de finale des Jeux de Sotchi, en 2014.

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