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Mitch Garber déplore l’attitude des « deux solitudes » montréalaises

L’homme d’affaires montréalais Mitch Garber plaide pour la fin des « deux solitudes » que forment les francophones et les anglophones, exhortant les deux communautés à élargir leurs horizons et à faire preuve d’ouverture.

Prenant la parole devant des gens d’affaires réunis par le Cercle canadien de Montréal, hier, l’ex-dragon a abordé le sujet en reprochant à certains Anglo-Québécois un manque d’ouverture à l’égard de la culture francophone.

M. Garber, président-directeur général de Caesars Acquisition Company et président du conseil du Cirque du Soleil, a déclaré qu’il s’expliquait difficilement comment des anglophones ignoraient encore qui sont, par exemple, l’auteur-compositeur-interprète Robert Charlebois ou l’humoriste Martin Matte.

« Le refus de certains membres de ma communauté juive et anglophone d’apprendre et de vivre en français est embarrassant », a-t-il lancé, dans un discours bilingue prononcé devant environ 350 personnes.

Bien visible depuis les 40 dernières années, ce fossé a contribué à l’instauration d’un climat d’incertitude politique et s’est avéré néfaste pour l’économie de la province, a estimé M. Garber, qui est revenu vivre au Québec en 2008.

L’homme de 52 ans a estimé que René Lévesque « avait raison », lors de la victoire du Parti québécois (PQ) en 1976, de vouloir remettre le français à l’avant-plan et qu’il était maintenant temps que tous s’entendent pour dire que le français doit être la langue prédominante au Québec.

Cela ne veut pas dire pour autant, a-t-il pris soin de préciser, que les francophones ne doivent pas apprendre la langue de Shakespeare.

« L’incapacité [de parents] francophones à comprendre les avantages pour leurs enfants de maîtriser au moins deux langues, dont la plus couramment parlée dans le milieu des affaires, paralyse toute une génération. »

— Mitch Garber, PDG de Caesars Acquisition Company et président du conseil du Cirque du Soleil

« Est-ce que je crois que le français et la culture francophone devraient dominer au Québec ? Oui. Éloignons-nous de toute forme d’extrémisme et trouvons une façon d’avoir un environnement francophone dans lequel les gens sont bilingues », a-t-il ajouté.

En marge de son allocution, M. Garber a expliqué qu’il avait tout simplement livré ses observations, ajoutant qu’il souhaitait également lancer la discussion sur le sujet.

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