Disparition en hélicoptère du président de savoura

Les proches de Stéphane Roy se mobilisent

Des membres de la communauté des affaires, des membres du domaine agricole et d’autres connaissances de la famille se sont mobilisés pour aider à retrouver l’homme d’affaires Stéphane Roy, disparu alors qu’il pilotait son hélicoptère accompagné de son fils d’âge mineur. Hier matin, une dizaine d’hélicoptères de particuliers se trouvaient donc au siège social de son entreprise, prêts à décoller, alors que dix étaient déjà dans les airs.

« C’est une bonne nouvelle que des gens du milieu se soient proposés pour prêter main-forte [aux effectifs déployés] dans les recherches » a dit à La Presse André Michaud, porte-parole externe de l’entreprise de M. Roy, les Serres Savoura. Une initiative bienvenue, car dans ce type de recherche, « le temps est important », selon lui.

Une page Facebook a également été créée afin d’alerter la population de chasseurs et les amateurs de villégiature de la région de la situation.

« La seule information disponible pour le moment, c’est la trajectoire prévue de M. Roy, qui est à 300 km du siège social. » — André Michaud

Ce n’est pas la première fois qu’il empruntait cet itinéraire, ajoute M. Michaud.

« Actuellement, on vit d’espoir », dit André Michaud. L’inquiétude de ne pas avoir de détails est présente dans l’entourage de M. Roy, selon lui, mais n’empêche pas la mobilisation pour remédier à la situation et poursuivre les recherches.

Stéphane Roy est un habitué des vols en hélicoptère, type d’aéronef qu’il pilote depuis plus de 10 ans. Le territoire de son itinéraire lui est familier, a confirmé M. Michaud, qui connaît M. Roy depuis 20 ans.

Milieu vaste et sauvage

L’étendue du milieu sauvage où l’hélicoptère a disparu est vaste, ce qui rend la tâche ardue. Jusqu’à présent, il n’y a pas de balises au sein du territoire à inspecter, qui est beaucoup trop grand pour que des gens sur le sol soient envoyés en l’absence d’informations précises.

C’est pourquoi la collaboration des Forces armées canadiennes est nécessaire pour déployer des opérations aériennes capables de couvrir un aussi grand territoire. La Sûreté du Québec (SQ) a installé un poste de commandement dans le périmètre pour agir rapidement si la situation évolue.

La sergente Hélène Nepton, porte-parole de la SQ, a indiqué à La Presse que les disparus avaient été vus pour la dernière fois mercredi à 12 h 30 alors qu’ils se préparaient à quitter leur chalet pour Sainte-Sophie. 

« Personne ne les a vus décoller, mais il n’y a pas de trace de l’appareil. On est dans l’inconnu. »

— Hélène Nepton, de la SQ

Le service de police a indiqué à La Presse en soirée que les recherches étaient suspendues pour la nuit.

L’enquête en cours vise à rassembler des indices pour préciser la recherche. Pour la SQ, il s’agit de rencontrer des témoins et d’évaluer les lieux d’atterrissage possibles. Selon le capitaine Trevor Reid, porte-parole des Forces armées canadiennes, l’équipe se concentre sur le sauvetage en cours et ne peut se perdre en conjectures. Malgré le déploiement d’effectifs, « les recherches de ce type sont difficiles, car la végétation de la forêt diminue la visibilité », a-t-il dit.

Simple à opérer

Selon Florian Bousigon, pilote d’hélicoptère et instructeur à l’école de pilotage Hélicraft, le Robinson 44, piloté par M. Roy, est simple à opérer. En regard du nombre de vols effectués, il n’aurait pas la réputation d’être à l’origine de nombreux accidents.

Comme c’est un appareil répandu chez les propriétaires privés, plusieurs faiblesses mécaniques du modèle ont été corrigées au fil du temps.

L’avantage de l’hélicoptère, dit M. Bousigon, c’est qu’il permet de gagner du temps en survolant des terres peu propices aux déplacements. « Cependant, ces terres ne présentent pas toujours un terrain de dégagement idéal pour un atterrissage », ajoute-t-il.

Selon les informations consultées par La Presse, Stéphane Roy possède un brevet de pilote et a l’habitude des appareils aériens. Il a souvent piloté un avion appartenant à son entreprise pour se déplacer au besoin.

— Avec la collaboration de Thomas Dufour, La Presse

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