Transport de pièces

Airbus se met à la voile

Airbus imitera le géant du transport maritime Maersk en ajoutant une immense voile rétractable à l’un de ses trois rouliers servant au transport de pièces aéronautiques. Ce navire, le Ville de Bordeaux, sera ainsi équipé à compter de la fin de 2020. C’est AirSeas, une firme fondée par d’anciens employés d’Airbus et au sein de laquelle elle détient 13 % des parts, qui a conçu cette voile, capable de faire économiser environ 20 % en carburant aux navires. Airbus estime pouvoir ainsi réduire de 8000 tonnes ses émissions annuelles de gaz à effet de serre.

— Jean-François Codère, La Presse

Projets immobiliers

Montréal n’exigera plus de cases de stationnement au centre-ville

Les promoteurs immobiliers n’auront bientôt plus à se préoccuper d’intégrer un nombre minimal de cases de stationnement dans leurs projets au centre-ville de Montréal.

Le conseil de l’arrondissement de Ville-Marie devra se prononcer pour la première fois ce soir sur la décision de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, d’abroger le règlement imposant aux projets immobiliers, peu importe leur usage, de construire un minimum de cases de stationnement. Ce nombre varie actuellement selon divers critères, dont la superficie du projet, son utilisation, sa proximité avec une station de métro, etc.

Les promoteurs avaient aussi l’option de payer une pénalité, équivalente à environ 80 000 $ par espace de stationnement manquant.

De tels règlements avaient déjà été supprimés dans d’autres arrondissements de Montréal.

« Le message que j’ai envoyé aujourd’hui, c’est que je comprends que nous n’en sommes peut-être plus là, il faut dépoussiérer ces façons de faire-là. »

— Valérie Plante au terme d’une allocution devant l’Institut de développement urbain (IDU) du Québec, un regroupement de membres de l’industrie de l’immobilier commercial

Les promoteurs immobiliers se sont régulièrement plaints de ce règlement, affirme Mme Plante, notamment quand leur projet était collé à une station de métro ou destiné à une clientèle étudiante, par exemple.

Craintes sur un autre règlement à venir

La décision se veut aussi une façon pour l’administration montréalaise de tendre la main aux promoteurs, qui craignent les impacts d’un autre règlement à venir. Celui-ci forcera l’inclusion d’un minimum de logements sociaux, abordables et pour les familles dans les nouvelles constructions résidentielles.

« Je voulais envoyer un message d’ouverture aux promoteurs immobiliers pour leur dire : “Oui, il va y avoir des changements dans le règlement d’inclusion, mais on peut travailler ensemble. Je vous ai entendus, vous trouviez que ce règlement-là est un peu dépassé, alors on l’enlève.” »

Cela ne signifie pas pour autant la fin des nouveaux espaces de stationnement, croit la mairesse, puisqu’ils sont encore souvent très recherchés dans les projets résidentiels.

« On pense que le marché va se réguler tout seul. »

La suppression des obligations liées au stationnement pourrait être définitivement adoptée en novembre prochain, si le processus se déroule sans anicroche.

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