Climat

+ 2 %

Augmentation des émissions de CO2 dans le monde en 2018, la hausse la plus forte depuis sept ans, selon un rapport sur l'énergie publié hier par le géant pétrolier BP. Cette tendance pourrait compromettre les chances de succès de l’accord de Paris sur le climat de 2015, qui vise à limiter le réchauffement à + 2 °C, voire à 1,5 °C, par rapport au niveau de la Révolution industrielle. 

— Agence France-Presse

Russie

Abandon des poursuites contre le journaliste Ivan Golounov

Les autorités russes ont disculpé hier le journaliste d’enquête Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue, opérant un recul rarissime, à la mesure de l’indignation et de la mobilisation suscitées par cette affaire dans la société civile. Dès l’annonce par le ministre de l’Intérieur de ce revirement spectaculaire, le reporter de 36 ans, assigné à résidence depuis samedi, a été conduit dans les locaux de la police, où il s’est vu signifier la fin des poursuites et retirer son bracelet électronique. Le journaliste de Meduza, site indépendant établi en Lettonie pour échapper aux pressions des autorités, a assuré qu’il comptait poursuivre le travail d’investigation qui a fait sa réputation, portant tant sur la corruption des élites que sur les malversations dans des secteurs opaques, comme le microcrédit et les pompes funèbres. Depuis son arrestation jeudi, suivie de son inculpation et de son assignation à résidence, les critiques ont fusé sur les accusations de la police, qui affirmait avoir trouvé de grandes quantités de drogue dans son sac à dos, puis au cours d’une perquisition dans son appartement. — Agence France-Presse

États-Unis

Washington fait une demande d’extradition pour Julian Assange

Le gouvernement des États-Unis a officiellement présenté une demande d’extradition au Royaume-Uni pour le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, selon un responsable américain. Julian Assange fait face à 18 chefs d’accusation pour avoir prétendument sollicité et publié des informations classifiées et avoir comploté avec l’ancienne soldate Chelsea Manning, afin de déchiffrer un mot de passe du département de la Défense. L’homme de 47 ans a été expulsé le 11 avril de l’ambassade de l’Équateur à Londres, où il était réfugié depuis 2012 après que l’Équateur lui eut accordé l’asile politique. Arrêté par la police britannique, il purge actuellement une peine de 50 semaines d’emprisonnement pour avoir enfreint ses conditions de libération, en 2012. La Suède le recherche également pour l’interroger au sujet d’un viol présumé, que Julian Assange nie avoir commis. Le responsable américain a requis l’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à parler de ce dossier en public.

— Associated Press

Botswana

L’homosexualité décriminalisée

La justice du Botswana a annulé hier l’interdiction de rapports homosexuels en vigueur dans le pays, décision aussitôt saluée par les défenseurs de la cause LGBTQ+. Ce jugement historique était très attendu à l’échelle du continent africain, où l’homosexualité reste illégale dans plus de la moitié des pays subsahariens. Les clauses du code pénal du Botswana relatives aux relations entre personnes du même sexe « sont annulées », a déclaré le juge Michael Leburu, hier, dans une salle d’audience comble de la Haute Cour à Gaborone. « La justice ordonne que les lois soient modifiées », a-t-il ajouté. Elles « oppriment une minorité » et « ne passent pas l’épreuve de la constitutionnalité », a déclaré le magistrat. Le texte en vigueur depuis 1965 prévoyait des peines pouvant aller jusqu’à sept ans de prison. Selon Matlhogonolo Samsam, de l’organisation de lesbiennes, gais et bisexuels du Botswana (Legabibo), la décriminalisation est une question de « liberté d’expression, de droit à la vie privée et de droit à une égale protection par la loi ». — Agence France-Presse

États-Unis

Le Sénat entend aujourd’hui le fils aîné de Donald Trump

Le fils aîné du président américain Donald Trump sera entendu aujourd’hui au Sénat par la commission du Renseignement dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016, a indiqué hier une source parlementaire. Donald Trump Jr., 41 ans, qui gère les affaires familiales à la tête de la Trump Organization, est attendu vers 9 h 15, heure locale, au Sénat, selon cette source. Le président républicain Donald Trump s’était dit « très surpris » en mai par la convocation de son fils aîné par cette commission pourtant contrôlée par les républicains. Donald Trump fils avait déjà été entendu pendant de longues heures par des commissions sénatoriales en 2017. Cette fois, la commission du Renseignement veut revenir sur certaines de ses déclarations de l’époque, notamment au sujet d’un projet de Trump Tower à Moscou, selon la presse. Les sénateurs veulent aussi le questionner de nouveau sur une réunion avec une avocate russe à la Trump Tower de New York organisée en juin 2016, en pleine campagne pour la présidentielle américaine, rapporte le Washington Post.

— Agence France-Presse

Soudan

Des miliciens tuent neuf personnes au Darfour

Neuf personnes ont été tuées hier par des miliciens dans un village au Darfour, dans l’ouest du Soudan, région ravagée depuis 2003 par la guerre civile, a rapporté hier un comité de médecins proche de la contestation qui secoue le Soudan depuis décembre. Le « massacre » a eu lieu dans le village d’al-Dalij, dans l’État du Darfour-Centre, a précisé sur sa page Facebook le comité de médecins, qui tient pour responsables les milices Janjawid, accusées d’atrocités dans la région. « Hier, ils ont tiré à balles réelles sur des civils au marché d’al-Dalij, a précisé le comité. Après ces massacres systématiques, les médecins de la région de Dalij ont reçu 11 morts et 20 blessés. » Les médecins ont « confirmé que neuf civils avaient été tués par balles et par les bâtons des Janjawid. Cependant, la mort des deux autres, et leur identité, n’est pas claire », a poursuivi le comité. Les Janjawid sont d’ex-milices parmi les tribus arabes chargées de la politique de la terre brûlée au Darfour et accusées de multiples exactions, qui ont valu à Omar el-Béchir, ancien président, deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », puis pour « génocide ». — Agence France-Presse

États-Unis

Trump traite Biden de « crétin »

Donald Trump et Joe Biden ne se sont pas croisés hier dans l’Iowa, État agricole du Midwest, mais leur affrontement à distance – tendu, agressif – avait un avant-goût de leur possible duel lors de l’élection présidentielle de 2020.

Si les primaires démocrates sont très ouvertes, Joe Biden reste, pour l’heure, le favori des sondages pour affronter le milliardaire républicain, en quête d’un deuxième mandat de quatre ans.

S’exprimant en même temps, depuis Council Bluffs et Mount Pleasant, deux villes distantes de quelque 400 km, les deux septuagénaires aux parcours radicalement différents se sont tous deux posés en défenseurs infatigables des intérêts des fermiers américains. Mais ont aussi multiplié les piques.

« Il est le plus faible mentalement » des candidats en lice, avait asséné le président américain avant même de s’envoler pour l’Iowa, qualifiant son possible adversaire démocrate de « crétin ».

Très remonté, le locataire de la Maison-Blanche a semblé mettre en cause la capacité à gouverner de l’ancien vice-président de Barack Obama. « Il a l’air différent, il se comporte différemment, il est même plus lent qu’avant. Je ne sais pas… », a-t-il lâché, dans une formulation pleine de sous-entendus.

« Les autres ont beaucoup plus d’énergie », a-t-il ajouté, dans une référence à la vingtaine d’autres hommes et femmes qui espèrent décrocher l’investiture démocrate.

« Facile de jouer les durs »

De son côté, l’ancien sénateur démocrate a attaqué frontalement l’ex-homme d’affaires de New York sur sa politique économique, l’accusant d’avoir oublié les plus défavorisés et d’être déconnecté de l’Amérique qui souffre.

« Il joue à l’homme intraitable », a-t-il dit, évoquant le prix de la guerre commerciale que le président américain a déclarée à Pékin. « Mais c’est facile de jouer les durs quand ce sont d’autres qui payent les pots cassés. […] Trump ne comprend pas les données de base [de l’économie]. »

Depuis le lancement de sa campagne, Joe Biden tente de se positionner comme le seul capable d’attirer le vote des cols bleus dans plusieurs États-clés remportés par Donald Trump en 2016.

Mais le vieux lion démocrate doit d’abord passer par la case des primaires. Et la route s’annonce difficile, comme l’a prouvé sa récente volte-face sur le financement fédéral de l’avortement, qui l’a placé en difficulté face à ses jeunes rivaux.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.