Théâtre / Les Plouffe

Portrait de famille

Les comédiens qui incarnent les membres de la famille Plouffe nous présentent leur personnage.

Gilles Renaud : Théophile Plouffe

« Théophile est le père de famille pourvoyeur, qui parle peu et qui reste dehors quand la chicane pogne dans la maison ! Il est aussi très nationaliste pour la fin des années 30 : il est contre les Anglais, contre le roi… Les Plouffe, c’est une famille identique à la mienne, sauf pour ce nationalisme qui n’existait pas dans ma propre famille. »

Marie-Ginette Guay : Joséphine Plouffe

« Joséphine représente l’ancien monde sur le point de s’écrouler, pour qui l’étranger est un danger pour la famille. À l’époque, la société est fermée sur elle-même et Joséphine y participe. Il faut savoir qu’elle a eu 18 fausses couches et qu’elle protège, parfois jusqu’à l’étouffement, ses enfants qui sont en vie. »

Frédérique Bradet : Cécile Plouffe

« Cécile est très résiliente face aux choix qu’elle a dû faire. Elle est l’aînée, la seule fille de la famille et la seule enfant à ramener son salaire à la maison. Elle a sacrifié sa vie pour sa famille. Elle a un grand désir de penser avec son cœur plutôt qu’avec sa raison. Elle a de l’amertume, on le sent. Il suffirait de gratter un peu pour que ça explose ! »

Jean-Michel Girouard : Napoléon Plouffe

« Je vois Napoléon comme la bouffée de fraîcheur de la famille. C’est un rassembleur qui est toujours là pour tout le monde. C’est l’aîné des garçons, qui veut que ça aille bien pour tous. Comme tous les personnages, il a un grand désir de liberté et d’affranchissement. Cet élan de liberté est universel et il correspond à toutes les époques. »

Renaud-Lacelle Bourdon : Ovide Plouffe

« Ovide passe par l’art pour se donner la force de sortir de sa famille qui l’étouffe, de son travail qu’il n’aime pas… L’opéra est son échappatoire. Ce personnage représente tous ceux qui se sentent incompris de leur famille, de leur milieu ou qui ont des pulsions qui ne sont pas à la mode et qui sont vus comme des marginaux. »

Alex Godbout : Guillaume Plouffe

« Si Guillaume vivait aujourd’hui, il partirait au Népal avec son sac à dos ! Il s’ennuie à mourir dans sa famille ; il a envie d’aller voir le monde. Il y a une grande part d’adolescence en lui : rien n’est dangereux à ses yeux. Le seul moyen qu’il voit pour se libérer de sa vie, c’est la guerre. Mais à quel prix ? »

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