Une décision qui s’imposait

Drew Willy obtient le poste de quart-arrière partant avec les Alouettes

Il s’en doutait depuis un certain moment, mais ce n’est qu’hier que Drew Willy a officiellement appris qu’il serait le quart-arrière partant des Alouettes lorsqu’ils amorceront leur saison, samedi soir, à Vancouver.

« On me l’a annoncé [hier] matin, mais comme vous pouviez le constater en venant aux entraînements chaque jour, c’est vers quoi on semblait se diriger. On ne peut jamais présumer de rien dans ce business, mais je sentais que mon camp d’entraînement était très bon. »

Même s’ils avaient jugé que Matt Shiltz était une meilleure option, les Alouettes auraient dû disputer leur premier match avec Willy aux commandes de l’attaque. Shiltz souffre d’une blessure au haut du corps et ratera les deux premières semaines de la saison, a indiqué hier l’entraîneur-chef Mike Sherman. C’est donc Antonio Pipkin qui sera le réserviste de Willy contre les Lions de la Colombie-Britannique.

Plus le camp avançait, plus il devenait clair que Willy serait l’homme de Sherman. C’est également l’impression qu’ont eue les joueurs.

« J’ai ressenti une augmentation de confiance tout au long du camp d’entraînement. Je pense franchement que le poste était ouvert au début du camp, mais Drew a rapidement pris le contrôle. Il apporte de la stabilité et de la confiance. »

— Luc Brodeur-Jourdain

Willy est âgé de 31 ans, ce qui n’est pas particulièrement vieux pour un quart-arrière. Ceux qui jouent jusqu’à l’âge de 38 ou même 40 ans sont de plus en plus fréquents.

Après avoir fait partie de quatre équipes de la NFL (Ravens de Baltimore, Colts d’Indianapolis, Chargers de San Diego et Jets de New York) et autant dans la LCF (Roughriders de la Saskatchewan, Blue Bombers de Winnipeg, Argonauts de Toronto et Alouettes), Willy est d’avis qu’il entre dans son apogée professionnellement.

« L’âge n’est pas un facteur aussi déterminant que chez les receveurs ou les porteurs de ballon. À ces positions, on commence à penser à son après-carrière à partir de 30 ans. Or, certaines personnes estiment qu’un quart-arrière n’a parfois même pas encore atteint son apogée à 35 ans. Plus on est expérimenté, plus on prend des décisions rapides, et disons que ça va beaucoup moins vite pour moi que lorsque j’étais une recrue en Saskatchewan [en 2012]. Je me sens bien physiquement et mentalement en ce moment. »

« Lorsqu’il a eu une mauvaise pratique, il l’a vite oubliée et a mieux fait lors de la suivante. C’est le comportement et le caractère d’un vétéran », a noté Brodeur-Jourdain, qui disputera quant à lui sa 10e saison avec les Als à compter de samedi.

« J’ai reçu un appel, [dimanche], et on m’a dit que je faisais partie de l’édition 2018 des Alouettes de Montréal. Je suis très heureux et honoré. À savoir quel sera mon rôle et à quel point je serai un joueur actif et participatif, je n’en ai aucune idée pour l’instant. Je dois rendre la tâche difficile aux jeunes, tout en les appuyant. »

Des doutes sur la ligne

Plusieurs changements ont été apportés à la ligne offensive durant le camp, et ça s’est poursuivi à l’entraînement hier. Manifestement, les Als continuent de chercher la bonne combinaison, et Sherman a confirmé que l’unité restait un « travail en cours ».

La situation serait un peu moins problématique si Ryan Bomben était en santé, mais le garde continue de s’entraîner avec un plâtre en raison de fractures de jointures. Sa présence contre les Lions reste incertaine.

« C’est une possibilité qu’il soit en uniforme, mais c’est difficile de jouer avec un plâtre, même si on ne peut pas agripper l’adversaire. J’ai toutefois dirigé des joueurs qui l’ont fait dans le passé »

— L’entraîneur-chef Mike Sherman au sujet du joueur de ligne offensive Ryan Bomben

Il y a eu quelques combinaisons différentes de joueurs hier. Le côté gauche du quintette semble mieux défini avec le bloqueur Xavier Fulton, le garde Philip Blake et le centre Kristian Matte, mais il y a encore de l’incertitude du côté droit.

Victime de deux sacs lors de la défaite de samedi contre les Tiger-Cats de Hamilton, Willy ne semble cependant pas trop préoccupé par l’état actuel de la ligne.

« Ça ne m’inquiète pas. On va trouver les solutions, et j’espère que ce sera dès cette semaine. Je sais que les gars travaillent fort. L’effort est toujours là, et je pense qu’on trouvera la bonne recette sur le plan structurel. »

Alouettes c. Lions de la Colombie-Britannique, samedi (22 h) à Vancouver

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