Galaxy Watch Active

Dans les petits pots…

Plus petite et discrète, la nouvelle Galaxy Watch Active est une des plus jolies montres intelligentes sur le marché. Faite pour le sport et bourrée d’applications, elle n’a qu’un défaut flagrant : la navigation y est difficile.

On aime

Dès que nous l’avons portée pour la première fois, au cours d’une rencontre avec Samsung ce printemps, c’est la beauté discrète de la Galaxy Watch Active qui nous a séduit. Plus petite que les modèles précédents du fabricant sud-coréen, avec son écran de 28,1 mm, elle est également plus légère, avec une coque en aluminium lui donnant un poids total de 49,9 g. Bref, elle est belle, raffinée et plutôt confortable, à l’opposé des grosses montres de joggeur que l’on trouve généralement sur le marché.

Elle se charge par induction magnétique avec un adaptateur fourni, ou simplement en la collant à votre Samsung S10 ou tout téléphone offrant la charge sans fil inversée. Vous n’aurez à le faire que tous les trois jours, ce qui est un autre exploit. Enfin, pour boucler les questions techniques, elle dispose de 4 Go de stockage et de 750 Mo de RAM, et ce dernier élément la rend très réactive.

Comme Samsung nous y a habitués, la Galaxy Watch Active se paire automatiquement à tout téléphone de ce fabricant et l’application de gestion est directement offerte dans le menu principal. Pour les autres téléphones Android ou iOS, il faut aller télécharger l’application sur les boutiques en ligne. C’est dans cette application qu’on peut choisir parmi des dizaines de cadrans, certains pouvant être personnalisés, allant du joli paysage de campagne à la montre techno futuriste.

Il serait fastidieux de tout décrire ce qui peut être suivi et contrôlé avec une telle montre. Précisons que, par défaut, et sans réglage, elle mesure le nombre de pas, la fréquence cardiaque, détecte près d’une quarantaine d’activités physiques et fournit des bilans. Elle a par exemple détecté correctement nos séances de jogging et, ce que n’arrive pas à faire l’Apple Watch, nos allées et venues en vélo. En allant fouiner dans les centaines d’applications du Galaxy Store, dont une bonne part sont gratuites, on peut l’utiliser pour contrôler la musique, déclencher un minuteur ou un chronomètre, lire les courriels et répondre aux textos, avoir les prévisions météo et, petite touche intéressante, mesurer son niveau de stress.

La roulette haptique qui permettait la navigation dans la Galaxy Watch précédente a disparu, remplacée par deux boutons classiques qui permettent essentiellement de revenir au menu précédent ou d’accéder aux applis.

On peut utiliser la montre pour payer à la caisse, avec Samsung Pay, qui permet en outre de stocker quelques dizaines de cartes de fidélité. Cinq ans après l’arrivée de ce système, ça impressionne toujours autant les caissiers.

Enfin, on aime beaucoup son prix, bien inférieur à celui des modèles haut de gamme habituels.

On aime moins

On regrette la disparition de la grande roulette qui faisait le tour du cadran et permettait une navigation facile. Les deux boutons qui la remplacent nous ramènent des années en arrière et sont bien moins pratiques.

Comme c’est souvent le cas avec Samsung, on trouve toutes les fonctions, mais encore faut-il savoir où aller les chercher. Il n’y a par exemple pas de copie systématique des applications du téléphone sur la montre. Si vous voulez contrôler Spotify ou Strava, vous devrez aller chercher l’application pour la montre sur le Galaxy Store.

On a prévu un écran pour les applications les plus souvent utilisées, mais on n’a pas l’impression qu’il se met à jour très efficacement. Plus globalement, on a eu de la difficulté en général à bien personnaliser l’affichage, en mettant par exemple le minuteur et l’agenda dès le premier écran.

L’affichage sur notre petit écran de 1,1 po est trop petit, notamment pour taper le mot de passe et lire des informations sur la température ou le nombre de pas. Nous avons eu beau chercher, pas moyen de grossir les caractères.

On achète ?

Si vous possédez un téléphone Android, faites partie de la minorité intéressée par les montres intelligentes et cherchez un modèle discret qui ne vous fera pas ressembler à un astronaute, la Galaxy Watch Active est toute désignée. Elle fait presque tout, si on arrive à trouver la configuration, et est un moniteur d’activité très utile. Son prix est en plus très intéressant, enfin, sous la barre de 300 $, ce qui est rare pour une montre de ce calibre.

Évidemment, pour les propriétaires d’iPhone, vous êtes mieux servi globalement par une Apple Watch, même si la Samsung est supérieure en tant que moniteur d’activité physique. Notons également que l’application iOS de la Galaxy Watch est très bien conçue. Vous n’aurez cependant pas toutes les options de configuration réservées aux utilisateurs Android.

Fiche

Nom : Galaxy Watch Active

Fabricant : Samsung

Prix : 259,99 $ (noir, argent, vert, or rose)

Note : 4,5 sur 5

Fil techno

En bref

Le Parc Safari débarque dans l’ère numérique

Le Parc Safari, souvenir d’enfance de millions de Québécois avec son inimitable circuit où l’on se promène en voiture entre les animaux, débarque dans l’ère numérique. Une nouvelle application mobile avec géolocalisation sera lancée le 17 mai prochain. On y affichera en direct les renseignements sur les activités et les animaux à proximité, notamment leur taille, leur longévité, leur petit nom et quelques anecdotes rigolotes, comme le fait que les girafes ne dorment que 20 minutes par jour. Cette application n’est en fait que la pointe de l’iceberg des rénovations effectuées depuis l’an dernier au coût de 4 millions.

« Vulnérabilités » chez Huawei

Depuis des mois, les États-Unis accusent Huawei d’espionnage sans avoir dévoilé de preuve. Une entreprise britannique de télécommunications, Vodafone, a révélé récemment à l’agence Bloomberg avoir découvert en 2011 des « vulnérabilités » dans certains équipements fabriqués par Huawei et utilisés en Italie, notamment des routeurs et des serveurs réseau. Ces failles ont été trouvées et corrigées à l’époque par l’entreprise chinoise. Difficile de conclure qu’on a mis au jour ces fameuses « portes dérobées » de Huawei qui permettraient l’espionnage : Vodafone rappelle qu’il n’est pas rare de trouver de telles vulnérabilités, surtout dans les routeurs.

EA en abonnement

Une autre indication que l’avenir est aux abonnements : le studio américain Electronic Arts a annoncé cette semaine que son service EA Access serait offert sur la console PS4 à compter de juillet prochain, également pour le Canada, nous a-t-on confirmé. Pour 4,99 $ par mois ou 29,99 $ par année, EA Access offre une cinquantaine de jeux, dont NHL, NBA Live, Madden et FIFA. En règle générale, les nouveautés sont offertes sur EA Access entre six et neuf mois après leur lancement. Les impatients peuvent essayer les nouveautés avant tout le monde et ont droit à un rabais de 10 % sur leur achat. Depuis cinq ans, ce service d’abonnement était réservé à la console Xbox One et, sous le nom d’Origin Access, aux utilisateurs de PC.

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