France

130

Paris souligne le 130e anniversaire de la tour Eiffel, vivement contestée lors de sa construction, mais devenue le symbole incontournable de Paris, alors que 7 millions de visiteurs s’y rendent chaque année. La structure de 324 m et de 7300 tonnes a été érigée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889. (AFP)

Brésil

Marée humaine dans les rues pour défendre l’université

Une marée humaine a envahi hier soir les rues des grandes villes du Brésil où des centaines de milliers d’enseignants et d’étudiants ont déferlé pour défendre les universités, menacées par d’importantes coupes budgétaires. Il s’agit du premier mouvement national de contestation contre le président d’extrême droite Jair Bolsonaro depuis son arrivée au pouvoir en janvier. Une contestation de masse, qui a aussi débordé le thème de l’éducation pour fustiger les piliers de sa politique : port d’arme et réforme des retraites. La mobilisation, qui a touché les 27 États du Brésil et, selon la presse, 188 villes, a également été marquée par l’arrêt des cours dans des centaines d’établissements, publics et privés. Les centaines de milliers de manifestants répondaient à l’appel de leurs syndicats pour protester contre le gel de 30 % des budgets des universités fédérales.

— Agence France-Presse

Niger

Une nouvelle attaque fait 28 morts à la frontière malienne

Vingt-huit soldats nigériens ont été tués mardi après une attaque près de la frontière malienne dans la région de Tillabéri (ouest du pays), près du village de Tongo Tongo, où quatre soldats américains et cinq militaires du Niger étaient tombés dans une embuscade en 2017. « Il s’agit d’une embuscade tendue aux environs de 21 h locales par un groupe terroriste composé de centaines d’hommes lourdement armés venus du Nord, a précisé une source sécuritaire. Un véhicule [des militaires nigériens] a d’abord sauté sur un engin explosif, puis une fusillade s’est déclenchée. » La patrouille traquait les terroristes qui ont attaqué lundi une prison de haute sécurité de Koutoukalé, au nord de Niamey.

— Agence France-Presse

États-Unis

Les naissances au plus bas en 32 ans

Le nombre de naissances aux États-Unis a encore chuté en 2018, atteignant le niveau le plus bas depuis 1986, confirmant une baisse de la natalité observée dans l’ensemble des pays riches, selon des statistiques américaines publiées hier. Avec 3 788 235 naissances recensées en 2018, le nombre de nouveau-nés a baissé de 2 % par rapport à 2017, ont rapporté les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) dans leur étude annuelle. Le taux de fécondité est tombé au plus bas de l’histoire aux États-Unis, à 1,728 enfant par femme. C’est bien en dessous du taux de remplacement de 2,1, sous lequel les États-Unis sont passés pour la première fois en 1971, et au-dessous duquel ils sont bloqués depuis une décennie. « Les effets de la Grande Récession se font encore ressentir, a dit à l’AFP le démographe William Frey, de la Brookings Institution. Beaucoup de gens ont pris du temps avant de commencer leur vie. Beaucoup doivent rembourser des prêts étudiants, beaucoup n’ont pas pu acheter de maison parce qu’il était difficile d’obtenir un prêt. »

— Agence France-Presse

violence en ligne

Les géants du web se rallient à l’Appel de Christchurch

Paris — Une vingtaine de pays et les géants de l’internet ont rallié hier « l’Appel de Christchurch », s’engageant à lutter contre « les contenus en ligne terroristes ou extrémistes violents », un texte que les États-Unis n’ont pas signé.

Cet « appel » a été lancé par le président français Emmanuel Macron et la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, deux mois après la diffusion en direct sur Facebook de l’attaque contre des mosquées en Nouvelle-Zélande, perpétrée par un extrémiste de droite australien qui a tué 51 musulmans, le 15 mars.

Le texte « nous engage à construire un internet plus humain, qui ne peut être détourné par les terroristes pour leurs projets haineux », a déclaré Mme Ardern lors de la conférence de presse finale, tandis que le président français insistait sur le précédent que constituait une telle initiative.

Contenu extrémiste

Les plateformes internet, dont les leaders Facebook (et ses filiales WhatsApp et Instagram) et Google, ainsi que sa filiale YouTube, s’engagent à « prendre des mesures particulières et transparentes permettant de prévenir le téléchargement de contenus terroristes et extrémistes violents », indique le communiqué final de la réunion.

Ces mesures pourront inclure le « retrait immédiat et permanent » de contenus, « dans le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales », précisent les fournisseurs de services en ligne.

Plusieurs pays se rallient

Outre la France et la Nouvelle-Zélande, l’appel a été adopté par le Canada, l’Irlande, la Jordanie, la Norvège, le Royaume-Uni, le Sénégal, l’Indonésie, la Commission européenne ainsi que par Amazon, Facebook, Google, Microsoft, Qwant, Twitter, YouTube et DailyMotion.

D’autres pays, dont l’Australie, l’Allemagne, l’Inde, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suède, ont « également apporté leur soutien à l’Appel », a précisé la présidence française.

Les États-Unis, comme ils l’avaient déjà annoncé, ne sont pas signataires du texte. « Bien que les États-Unis ne soient pas actuellement dans une position de se joindre à l’adhésion, nous continuons de soutenir les objectifs généraux représentés » par « l’Appel de Christchurch », a indiqué hier soir la Maison-Blanche.

— Agence France-Presse

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